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En sa qualité de Directeur général du Palais des congrès, Christophe Mien Zok rassure sur la solidité du Palais des congrès.

 

C’est tout un communiqué que Christophe Mien Zok a fait pour indiquer que le Palais des congrès de Yaoundé, ne peut pas s’effondrer. Même s’il y a un risque d’effondrement d’un versant de la colline du Mont Nkol-Nyada, le Directeur général (Dg) du Palais des congrès se veut rassurant sur la solidité de l’infrastructure construite depuis 1982.

“Faisant suite à des informations alarmantes relayées par certains Médias relatives à un « risque d’effondrement du Palais des Congrès de Yaoundé », le Directeur Général a l’honneur de rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur la solidité, la fonctionnalité et la sécurité de l’infrastructure qui a su résister, depuis 1982 jusqu’à nos jours, à l’usure du temps, des intempéries et des agressions naturelles”, a écrit le Dg du Palais des congrès de Yaoundé. 

Christophe Mien Zok ne nie pas l‘impact négatif qu’une activité humaine qui se déroule au tour du Mont peut avoir sur le Palais des congrès. Aussi, il précise dans le communiqué parvenu à notre rédaction, qu’une suspension de cette activité a été décidée par les autorités. 

“Par une correspondance datée du 02 Avril 2020, le Délégué Régional du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable a saisi le Gouverneur de la Région du Centre au sujet d’un « risque d’effondrement de la colline de NKOL-NYADA derrière le Palais des Congrès ». Suite à cette alerte, le 1er Adjoint préfectoral du MFOUNDI a conduit une délégation mixte sur le site le 29 Avril 2020, composée de représentants des Administrations concernées, à l’effet de s’enquérir de la situation et de prendre toutes les mesures conservatoires en vue de la sécurisation du site et de la protection des riverains. Ladite descente a permis de faire les constats ci-après : l’existence de nombreux chantiers de constructions; l’exploitation d’une carrière avec utilisation de la dynamite ; activité qui pourrait avoir à long terme un impact sur la colline et par conséquent les fondations du Palais des Congrès de Yaoundé ; la présence en contrebas de la colline de riverains, exposés aux risques d’éboulement. À l’issue de cette descente, les premières mesures suivantes ont été prescrites : la suspension des travaux de construction et l’arrêt de toute activité de carrière sur le site de NKOL-NYADA. Dans la foulée, une étude d’impact environnemental a été commandée afin de faire des propositions sur la préservation durable de ce site”, explique le Dg du palais des congrès. 

Christophe Mien Zok indique qu’en attendant d’avoir les conclusions de l’audit, il reste formel sur le fait que le Palais des congrès ne présente aucun risque d’effondrement.

 

Liliane N. 

 

 

Le Dr Yiagnigni Mfopou Euloge déclare avoir mis sur pied un traitement curatif anti Covid-19.

 

Le Dr Yiagnigni Mfopou Euloge vient de saisir le Dr Malachie Manaouda le Ministre de la Santé (Minsante), par voie de correspondance. Cette correspondance en rapport avec la pandémie du Coronavirus porte en objet, “information relative à la mise au point d’un traitement curatif anti Covid-19”. Le cardiologue de formation affirme qu’il s’agit là du fruit de ses recherches qui veut partager avec Malachie Manaouda son supérieur hiérarchique. Lesdites recherches ont été faites dans sa formation sanitaire privée “Les promoteurs de la bonne santé”. 

« Nous avons établi qu’une substance composée de deux substrats comestibles et sur laquelle plusieurs études ont déjà été faites par le passé, rend le virus vulnérable chez les personnes Covid-19 positifs symptomatiques ou pas et au stade ne nécessitant pas l’admission en réanimation», peut-on lire dans la correspondance du patron de la clinique Les promoteurs de la bonne santé.

Le Dr Yiagnigni Mfopou Euloge affirme que le traitement sus mentionné, a présenté son efficacité. Il a été administré à une quinzaine de personnes atteintes par le Coronavirus. Et il n’y a pas eu d’effets jugés indésirables suite aux analyses biologiques, radiologiques et scanographiques. Au vu de cela, le cardiologue affirme qu’il était de bon ton pour lui, de tenir le Ministre de la Santé informée. Son souhait c’est que le Minsante parvienne à faciliter l’accès au traitement à plusieurs camerounais. 

C’est la toute première proposition scientifique faite par un médecin camerounais. Il faut noter qu’en terme de propositions de traitement du Coronavirus, la pharmacopée traditionnelles a pris les devant. Il y a Mgr Samuel Kleda qui a conçu un produit à base de plantes. Il y a les tradipraticiens de la région de l’Ouest qui ont mis sur pied le Covid-Ntem, fait à base d’Artemisia. Il y a même aussi l’association des sorciers du Cameroun qui par la voix de François Bingono Bingono son président, a indiqué avoir la recette pour soigner le Covid-19.

 

Liliane N. 

 

Il s’agit de Julie Owono, une avocate de profession.

 

Dans le tout nouveau Conseil de surveillance du réseau social Facebook, on retrouve le nom d’une camerounaise. Julie Owono directrice de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Internet sans frontières, est une chercheuse au Berkman Klein Center de l’Université de Harvard. Elle est aussi membre de la Digital Civil Society de l’Université de Stanford. Il faut savoir que Julie Owono est également l’un des 24 experts indépendants désignés par l’Unesco. Ces experts sont appelés à travailler sur “le premier projet de recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle”.

 

Pour brièvement parler du Conseil de surveillance de Facebook, il faut dire qu’il est constitué des férus du Droit, des constitutionnalistes, des anciens dirigeants, des journalistes, aussi des membres de la société civile. Le nouveau Conseil de Surveillance de Facebook est une structure indépendante qui permettra aux internautes de pouvoir contester les décisions en rapport avec le contenu sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

 

Il sera appelé à « statuer sur le contenu qu'ils doivent autoriser ou supprimer, conformément à la liberté d'expression et au respect des droits de l'Homme. Les décisions du conseil doivent être exécutées par Facebook qui ne peut démettre ses membres. Le conseil étant indépendant de l’entreprise », explique Franceinfo qui relaie l’information.

 

Liliane N.


 

Le Gouvernement tchadien vient de prendre cette décision pour freiner la propagation du Covid-19. En effet, la capitale N’Djamena et 22 autres villes vont isolées du reste du pays. 

 

Dans un arrêté signé mercredi 06 mai 2020, le Gouvernement tchadien annonce, « les entrées et sorties de personnes dans tous les chefs-lieux de provinces et dans la ville de N’Djamena sont interdites pour une durée de deux semaines renouvelable à compter du 08 mai 2020 ». Mais, il faut mettre un bémol à cette mesure, les véhicules transportant des marchandises et des denrées alimentaires sont autorisées à entrer dans la capitale sur dérogation, à partir de 22 heures seulement, précise l’arrêté. 

20 heures, c’est l’heure locale à laquelle les déplacements à l’intérieur des villes sont autorisées. Le port du masque de protection sur l’ensemble du territoire devient obligatoire à compter de ce jeudi. 

Précisons que ces mesures supplémentaires décidées par le Gouvernement tchadien visent à barrer la voie à la chaîne de propagation de la pandémie de coronavirus dans le pays d’Idriss Deby Itno, surtout quand on sait que son système de santé reste précaire comme dans la plupart des pays africains. Selon les chiffres récents, le Tchad a enregistré 170 cas testés positifs au Covid-19 parmi lesquels 43 guéris et 17 décès

Le Tchad fait aussi face à d’autres épidémies à savoir celles de rougeole, avec entre janvier et novembre 2019, plus de 25.500 cas suspects, dont 255 décès, apprend-on de nos confrères du journal français Le Figaro.   

 

Innocent D H

 

Ce montant à titre de prêt pourrait être débloqué en faveur du Cameroun par l’institution financière de Bretton Woods dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. C’est du moins l’information révélée par Abdoulaye Seck, le directeur des opérations de la Banque mondiale(BM) dans une interview accordée à nos confrères du site Investir au Cameroun. 

 

Les informations données par l’ancien économiste en chef de la BM pour le Cameroun, font espérer un soutien financier en faveur du pays de Paul Biya pour faire face à la crise du Covid-19. En plus de l’adaptation des programmes en cours d’exécution, la Banque va débloquer plus de 21 milliards de FCFA d’ici juin 2020 pour une « réponse d’urgence ». Un prêt à hauteur de 60 milliards de FCFA pourra s’ajouter à cet argent issu en partie du portefeuille du Cameroun. Ce qui va ainsi porter la contribution directe de la BM à la lutte contre le coronavirus à plus de 81 milliards de FCFA. 

A titre de rappel, le 15 mars dernier, les 19 pays les plus industrialisés du monde et de l’Union européenne (G20) ont invité les créanciers multilatéraux « explorer plus avant les options de suspension du paiement du service de la dette ». Avec cette interpellation, le Cameroun doit certainement s’interroger sur ce qu’il doit attendre du groupe de la Banque mondiale (premier créancier multilatéral du pays avec encours de la dette tournant autour de 1000 milliards de FCFA). L’on apprend que ce point a été esquivé par le remplaçant de d’Elisabeth Huybens. Pour sa part, Abdoulaye Seck a plaidé pour un soutien urgent aux PME en particulier à celles exerçant dans le secteur agropastoral. 

Toujours pour faire face aux conséquences du Covid-19, le Cameroun vient de bénéficier d’un prêt de 135 milliards de FCFA de la part du Fonds monétaire international(FMI) au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR). 

 

Innocent D H

 

Il s’agit de l’inspecteur de police de premier grade Joseph Désiré Sack et de l'officier de police judiciaire Joël Cyrille Bikoue Nzie. Ils écopent respectivement de quatre ans fermes et trois autres avec sursis…

 

Tous deux ont été reconnus coupable de « tortures et blessures graves ». Le tribunal les a en outre condamnés par ailleurs à verser comme dommages et intérêts, la somme de 50 millions de FCFA.

Le consortium d'organisations des droits de l'homme, conduit par Mandela Center et qui porte ce dossier contre l'Etat du Cameroun, avait obtenu que soit requis plus de peine que cela et 1 milliard de dommages. Ces Organisations non gouvernementales parlent d’un verdict « inique ». Elles ont interjeté appel de cette décision rendue ce Mercredi,  par le tribunal de Grande instance de Bafia.

Le verdict de ce Mercredi a été précédé par plusieurs audiences criminelles dont celle qui, en 2017 avait permis de connaître les faits de «  tortures » dans un poste de police ayant eu pour conséquence, l’amputation des membres inférieurs d’Ibrahim Bello, présumé voleur.

A cette époque, l’inspecteur de police de premier grade Joseph Désiré Sack était le chef de poste B de la Brigade de gendarmerie d'Ombessa et l'officier de police judiciaire Joël Cyrille Bikoue Nzie occupait le poste de commandant au sein de la même unité sécuritaire.

 

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives

Et, dans la presse, c’est chacun qui y allait selon qu’on ait ou non, été victime un jour d’un coup de vol, ou alors « victime » de brutalités policières. C’est ce qui a incité Christophe Bobiokono, Directeur de publication du  journal du monde juridico judicaire Kalara à rétablir les faits.

« M. Bello est entré dans le poste de police en marchant sur ses deux pieds le dimanche 5 février 2017 conduit par la foule qui venait de le frapper sous le contrôle du propriétaire de la voiture, qui a déposé séance tenante une plainte. 

Il est parti du poste de police (probablement transporté) le 7 février 2017 “dans un état de santé précaire” (graves plaies et brûlures de second degré sur l’un des bras et sur les deux jambes). J’écris bien « état de santé précaire » en citant les mentions lues dans le registre de la main courante du poste de police. 

M. Bello a passé le reste de la journée du 7 février et la nuit suivante à gémir quasiment au bord de la route, en face du poste de police mais sur le côté opposé de la route (précision importante), sans aucun moyen de se faire soigner parce que sans possibilité de se mouvoir. Tous les témoignages sont formels sur ce détail.

C’est un commerçant (une espèce spéciale ayant conservé l’amour de son prochain dans un environnement particulièrement cruel), qui l’a fait transporter au Centre Médical d’Arrondissement (CMA) d’Ombessa, à l’aide d’une brouette, et a payé pour ses premiers soins ».

 

Nicole Ricci Minyem 

 

Patricia Ndam Njoya – Maire de la localité dans une correspondance adressée au Chef de l’Etat Camerounais laisse entendre que les populations ont besoin des kits de dépistages, d’appareil respiratoire… en lieu et place des masques, gants, savon, sceaux, bidons.

 

Extrait de sa lettre

« Si vous nous aviez consulté quant à l’utilisation judicieux de ce « Don spécial », nous aurions pu, à l’attention de votre haute gouverne, indiqué notre option pour sa mise à disposition ou affectation dans les différents comptes bancaires ou consignations spéciales, afin que chaque commune, en fonction de son Plan de riposte, engagé depuis le début du mois de mars, pressente ses besoins réels en ce moment qui, en tout cas, se trouvent au-delà du stade : savon, masques, gants, savon, seaux, bidons lave-mains.

Nous avons besoin des kits de dépistages, d’appareil respiratoire, mais aussi de prise en charge socio-sanitaire, d’aménagement des sites pour approvisionnement, de mise en quarantaine, d’inhumation, de mobilisation et sensibilisation des populations en ordre varié et spécifique…

Par rapport à la gestion du Fonds Spécial de Solidarité, la députée et maire de l’Union Démocratique du Cameroun précise : « Nous, Maires du Syndicat des Communes du Noun, souhaitons, du moment où il est clairement question de décentralisation, la stratégie de riposte, qu’elle soit confiée aux Maires sans qu’il ne leur soit imposée la Présidence du Sous-préfet, et, à l’avenir, veiller à les consulter pour être en adéquation avec le développement des stratégies qu’ils ont déjà sur place… ».

 

Des dons qui doivent être un plus

Un point de vue que nombreux trouvent intéressant, en arguant que : Chaque commune vit ses réalités, par rapport à la crise sanitaire que traverse le Cameroun. Les besoins des communes d’Arrondissement de Douala et Yaoundé à ce stade de la pandémie ne sont pas les mêmes qu’à Maroua, encore moins à Foumban. C’est en se basant sur la réalité du terrain que les uns et les autres proposent des points de riposte, en fonction de l’évolution de la maladie.  

Les mêmes estiment en outre que dans chaque ménage, chaque personne peut s’offrir des masques, gants, morceaux de savon, sceaux, bidons parce qu’il s’agit des objets usuels.

Par contre, dans les hôpitaux, le besoin reste permanent, malgré les moyens mis à la disposition du personnel médical par les pouvoirs publics et autres acteurs de bonne volonté, qui ont répondu à l’appel du Chef de l’Etat Camerounais.

En rappel, le Chef de l’Etat a pris des dispositions afin que les populations ainsi que les personnes atteintes du Covid 19 bénéficient de quelques présents.

Ces derniers ont été solennellement remis par le ministre de l’Administration Territoriale il y’a quelques semaines, aux gouverneurs des dix régions.

 

Nicole Ricci Minyem 

 

 

Dans un communiqué rendu public ce Mercredi, Eneo Cameroun SA avance comme prétexte cette fois : «  Des travaux de remplacement des transformateurs de puissance dans les postes sources par Sonatrel ».

 

Lesdits travaux, selon ce qui est mentionné dans le document, « vont perturber la distribution de l’énergie électrique » dans la ville aux sept collines et ses environs.

« Il s’agira essentiellement des travaux de remplacement des transformateurs de grande capacité respectivement dans les postes sources de Kondengui et d’Ahala…Ces travaux auront pour conséquence, l’interruption totale de la fourniture de l’énergie électrique dans plusieurs quartiers et localités de Vendredi à Dimanche… ».

 

Ces coupures sont permanentes même si les prétextes diffèrent

Et cela, au grand damne des consommateurs qui, depuis des années se voient privées de l’énergie électrique chaque jour et à chaque heure. En face de leurs réclamations permanentes, les responsables chargés de leur fournir ce qu’ils sont parfois obligés de payer au prix du sang, leur oppose condescendance voire mépris.

Face aux factures faramineuses qui leurs sont servies à la fin de chaque mois, et qui ne reflètent jamais la réalité de ce qu’ils utilisent, la réponse dans les différentes agences AES Sonel sont les mêmes : «  Payer d’abord, on va voir le reste après ». Des propos qui sont accompagnés par des avis de coupure sans que cela n’émeuve personne.

La dernière curiosité en date, est cette facture d’un milliard de FCFA servie à un ménage résidant dans la capitale politique Camerounaise et, l’on s’est posé la question de savoir si cette famille consommait l’énergie électrique du pays tout entier.

Que dire des appareils électriques et autres qui tombent en panne à cause de l’interruption ou retour brusque de l’énergie électrique.

 

Où va l’argent des factures payées à la fin de chaque mois par les ménages ?

C’est la question quelque peu « idiote » que se pose le Camerounais lamda qui, sur sept jours, n’utilise le courant que pendant trois jours, voire moins.

Avant de l’en priver, les rares fois où on prend la peine de l’informer c’est pour lui parler d’une panne quelconque à tel ou tel autre endroit. Certaines sont récurrentes et surviennent aux mêmes endroits.

Comment comprendre que les techniciens et directeurs de ci ou ça, qui ne vivent pas un calvaire identique à celui des populations, car jamais, ils ne seront privés de l’énergie électrique, ne soient pas en mesure de prévoir ces pannes afin de prendre les dispositions nécessaires ?

ENEO annonce un weekend « noir » sur Yaoundé  

 

Des délestages de trop à la fin du mois

La quasi majorité des ménages Camerounais vit quelque peu dans la précarité et, à la fin du mois, lorsque certains arrivent à faire des provisions et à les conserver dans des frigos et congélateurs, ces dernières se détériorent. Les enfants qui ne vont plus en classe depuis la survenance de la crise sanitaire, ont plus d’appétit  et mangent deux fois plus.

Une autre difficulté à laquelle sont confrontés les parents qui, acculés de toute part, ne savent plus à quel saint se vouer.

En attendant d’avoir un jour, des réponses à ces questions et à bien d’autres, au-delà des discours, il est conseillé aux uns et aux autres de prendre des dispositions afin de préserver ce qui leur est utile.

 

Nicole Ricci Minyem 

Tel est l’avis de Paul Francis Nathanaël Tonye - Juriste -Conseil Expert en Droit des ressources Naturelles qui a accordé une interview à nos confrères d’Afrik Economy. 

 

-         Quel regard portez-vous sur l’état des lieux ?

Pris individuellement, nos Etats sont faibles face aux mastodontes, notamment les pays du Nord et leurs entreprises multinationales qui continuent à exploiter nos richesses, à s’enrichir sur notre dos, laissant nos pays et nos populations dans un état de pauvreté lamentable depuis nos indépendances il y a de cela 60 ans. L’heure a sonné pour l’Afrique de se réveiller et de prendre son destin en main. L’Afrique est un continent extrêmement riche, dont les trésors agricoles et miniers sont exportés à l’état brut pour le bonheur des industries occidentales et orientales.

 

-         Alors, combien de temps cela va-t-il continuer ? A long terme, peut–être ?

Nous devons mettre un terme à cette situation aberrante. Les réponses sont connues et les solutions existent. Ce qui nous manque, c’est le courage et la volonté politique en plus d’un changement de paradigme, notamment au niveau de notre gouvernance et de la manière dont nous nous projetons dans un avenir à moyen et long terme. Il est tout de même assez curieux qu’aucune structure dédiée à la prospective n’existe ni dans la majorité de nos Etats ni dans nos organisations régionales ou internationales.

Les Ministères du Plan qui devaient en être les cadres originels ne remplissent plus leurs rôles comme ce fut le cas au lendemain de nos indépendances. Aujourd’hui, dans nos pays, trois ministères sont en charge du suivi et de l’évaluation des ALE. Il s’agit des Ministères du Commerce et de l’Industrie, des Ministères de l’Economie et des Finances, des Directions de la Coopération Internationale, des Services Juridiques des Ministères des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

Nos organisations patronales sont également associées aux des négociations des ALE. Mais le système est vicié parce que les membres de ces organisations sont des excroissances d’entreprises étrangères et que nos gouvernants ne font pas confiance à notre élite. Pour y remédier, la Banque africaine de développement a mis en place la fameuse Facilité d’Assistance Juridique en vue d’aider les pays africains à mieux défendre leurs intérêts.

Mais cette initiative, bien que louable, contient un défaut de conception et ne connaîtra pas de succès déterminant tant que nous ne serons pas maître des initiatives.

 

-         Quel est le rôle des organisations régionales ou continentales peuvent-elles jouer ?

Nos Etats sont membres d’une multitude d’organisations régionales ou continentales qui ne sont que des copies locales d’entités extérieures dont elles dépendent. La remise à plat des ALE est un impératif catégorique. En effet, la géopolitique de l’après-guerre froide a fait son temps.

Cet alignement idéologique et politique des gouvernements et organismes mondiaux, matérialisé par les Etats-Unis, sur une absolue uni polarité que Pascal Boniface définit comme : « Résultat d’une situation objective d’un différentiel irrattrapable de puissance entre un pôle de puissance et l’ensemble des autres », doit être rangé au rang des souvenirs.

A notre avis, le Covid-19 est une malheureuse opportunité pour l’instauration d’un nouvel ordre mondial multipolaire tels que le présagent l’émergence des centres de pouvoir et des espaces d’influence absolus ou informels abondants, la propagation d’accords économiques bilatéraux ou régionaux pouvant provoquer la constitution de blocs géopolitiques régionaux, la montée en puissance de centres financiers régionaux et la disparition des monopoles de puissance de certains Etats.

C’est l’occasion pour l’Afrique de prendre un nouveau départ. A ce propos, le panafricaniste, Kwame Nkrumah proposait déjà à l’époque, des plans d’avenir pour l’édification et le développement d’une Afrique moderne, capable de jouer pleinement son rôle dans le concert des nations.

 

-         Les grands courtiers fixent leurs prix sur le marché et l’Afrique paie le lourd tribut, quel est votre commentaire ?

Félix Houphouet-Boigny le visionnaire, déplorait déjà la situation dramatique que nous impose le monde économique et financier. Il voyait l’Afrique subir la loi des intermédiaires, si elle se bornait seulement à l’exportation de ses matières premières brutes. Mais, dans le même temps, il entrevoyait un jour nouveau pour l’Afrique. Un Continent qui discuterait du cours de nos matières premières agricoles pour un intérêt solidaire avec les pays du Nord.

 

-         Le président ivoirien Alassane Ouattara, n’a-t-il pas réitéré le Conseil de sécurité des Nations-Unies, pensez-vous que c’est une bonne décision ?

Alassane Ouatarra a réitéré le 5 décembre 2018 au Conseil de sécurité des Nations-Unies, sa « foi » dans un système multilatéral équilibré qui permette à tous de faire entendre leur voix et de voir leurs aspirations prises en considération, notamment dans une période marquée par des bouleversements internationaux, avec une redéfinition de certains équilibres.

Or, pour que le système multilatéral soit véritablement équilibré, l’Afrique doit renégocier ses ALE souvent acquis à ses dépens. Face aux pays du nord, le continent africain doit résolument changer de cap économique et se détacher de ces grandes puissances commerciales en transformant elle-même ses richesses.

 

En Afrique, nous vivons constamment ce paradoxe : comparativement à l’Afrique, l’Asie n’a rien et transforme tout alors que nous avons tout mais nous ne transformons rien….

Que l’Afrique soit digne et trouve son propre chemin. Les pays doivent payer leur cotisation pour le financement des projets de l’UA. Il n’est pas normal que l’occident finance 93% son budget de fonctionnement qui sert à payer les salaires de ses fonctionnaires et que la Chine construise et finance à 100% son siège à Addis-Abeba et en assure l’entretien.

Si l’UA n’est pas financée par ses 54 membres, elle ne sera jamais crédible et sera maintenue à sa place de simple indicateur statistique : moins de 2 % du commerce mondial et ne pèsera rien aux négociations commerciales, cette Afrique qui a tout.

 

-         Quel est le rôle de l’Union Africaine (UA) dans tout cela ?

L’Union africaine, à travers ses organes sous régionaux, en l’occurrence les Communautés économiques régionales (CER) et la (CEA), doit donner l’impulsion aux Etats afin qu’ils s’émancipent des différentes aides qui sont autant de pièges. Il est question que tous ces pays transforment sur place leurs richesses minières et agricoles grâce à l’industrialisation, de la transformation du paysage économique.

La présence en Afrique des cabinets d’expertise étrangers pourvoyeurs patentés de rapports en tous genre n’est pas rassurante. A titre d’exemple, dans l’affaire Dos Santos en Angola, on a découvert les pratiques des cabinets d’audit étrangers « facilitateurs » d’abus financiers. Eric Albert, indique d’ailleurs que, « Ces cabinets ne se contentent pas de pratiquer l’audit, qui représente moins de la moitié de leur chiffre d’affaires.

Ils sont aussi devenus les acteurs incontournables en matière de fiscalité des multinationales. Ce sont eux qui imaginent les méthodes les plus efficaces pour utiliser au mieux les législations des différents pays ». Notre suggestion est de nous affranchir de ces cabinets et d’encourager les compétences locales aptes à discuter sur un pied d’égalité et à défendre les intérêts de l’Afrique.

Comme nous le disions il y a plus d’un an, puissent les dirigeants des économies des pays membres noter que, ce sont les Etats qui demeurent les entités constitutives principales de l’UA. Ils doivent cesser de toujours privilégier les intérêts nationaux sur ceux de l’organisation. Pour l’instant, l’Union Africaine est la seule organisation continentale composée de la totalité des économies Africaines.

Elle a donc pour vocation, le déploiement d’une action publique continentale efficace. Sous son impulsion, nos Etats doivent encourager l’innovation et l’accroissement du rôle des jeunes et de la diaspora en leur accordant leur juste place dans la société, non seulement au regard de leur poids démographique et économique, mais aussi en considération de l’énergie et de l’espoir dont ils sont porteurs.

 

N.R.M

 

 

 

Lejeune Mbella Mbella, lors de son tête à tête avec la représentante d’Angela Merkell ce Mercredi, n’a pas manqué de faire part de l’indignation du gouvernement Camerounais, après l’invasion de sa représentation diplomatique à Berlin par une horde d’individus sans foi ni lois. 

 

Le ministre des Relations Extérieures a déploré et fustigé devant la diplomate allemande, les défaillances sécuritaires de ce pays qui a pourtant la responsabilité et l’obligation de protéger les représentations diplomatiques sur son sol,  selon les conventions internationales.

Le Minrex n’a pas manqué de passer ce message : « Le gouvernement camerounais sollicite le renforcement de la sécurisation de son ambassade en Allemagne. Après les  incidents menés par des « Camerounais » mal intentionnés le 04 mai 2020 à Berlin ».

La chargée d’affaires de l’ambassade d’Allemagne au Cameroun a reconnu les défaillances des services de sécurité de son état. Tout en regrettant la survenue de cet incident, elle a promis de transmettre les préoccupations de l’Etat du Cameroun au gouvernement.

Elle a toutefois rassuré le ministre des Relations Extérieures qu’après avoir pris acte de l'indignation du gouvernement camerounais, les mesures sont d’ores et déjà prises et le dispositif sécuritaire à la représentation diplomatique camerounaise à Berlin a été renforcé.

 

Des « incursions » récurrentes de certains individus à l’ambassade du Cameroun en Allemagne   

En Mars 2008, ils sont nombreux qui, dans un mouvement plus ou moins important, avaient convergé vers cette représentation diplomatique afin, disent – ils d’ « Exprimer leur indignation face aux massacres commis dans leur pays par les forces de l'ordre contre les populations civiles mais aussi, pour dire non à toute modification de l'article 6.2 de la Constitution…Ils avaient répondu à l'appel lancé par l'organisation DNK (Demokratisches Netzwerk Kameroun). Ce jour là,  les manifestants avaient marché de la gare centrale de Bonn-Bad-Godesberg jusqu'à l'Ambassade du Cameroun située à environ 900 mètres de distance.

Dix ans plus tard, sous l’appellation de brigarde anti sardinards, ils sont entrés de nuit à l’ambassade, détruisant tout sur leur passage, faisant leurs besoins au vu et au su de tous, parce qu’ils voulaient voir l’un des candidats de la dernière élection présidentielle prendre la tête du pays.

La dernière incursion est celle de ces individus aux mines patibulaires qui exigeaient que leur soit remis le corps du Chef de l’Etat Camerounais.

Les excuses et les promesses ont certainement toute leur importance en diplomatie mais, de l’avis de nombreux Camerounais, « cela commence à bien faire, d’autant plus que si les rôles étaient inversés, la situation serait autre… ».

 

Nicole Ricci Minyem

 

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Sunday, 05 June 2022 11:01