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La candidature de l’avocate a entraîné un tollé général au sein de cette formation politique et nombreux sont les militants ou sympathisants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun qui l’ont couvertes d’insultes, de propos malveillants, ne manquant pas de lui rappeler qu’elle n’a pas la carrure nécessaire pour être leur leader. 

 

Cette rencontre avec Maurice Kamto - président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun va -t -elle changer la donne? Michèle Ndocki pour sa part espère certainement que ce soit le cas. 

 

Cet espoir est perceptible à travers ces propos:

 

“ Accédant à ma demande, le président national du Mrc m’a accordé, en tête - à - tête, environ deux heures d’entretien, et je me suis réjouie de la franchise et de la sincérité de nos échanges. Ainsi, nous sommes d’accord pour promouvoir le jeu démocratique par l’exemple…

 

Et convenons qu’il est parfaitement normal que celui/celle qui s’en sent capable brigue un mandat aussi bien à la tête du parti qu’à toute autre fonction élective.

 

Nos divergences concernent (1) la vision des textes sur la limitation des mandats au poste de président du Parti; 

 

L’impact de la répression subie par les pro Mrc et l’effet du boycott des élections de 2020,que contrairement à lui je crois que notre base continue de ressentir. Je crois enfin, lui pas, que dès que dès 2023 nous pouvons prêcher l’alternance par l’exemple, à la tête du Parti.

 

L’intérêt du Mrc et l’ambition que nous avons pour cette formation politique demeurent ce qui par - dessus tout guide notre action. J’espère dès lors que le professeur agira comme promis pour l'apaisement et la fidélité aux idéaux des fondateurs du parti: changement, dans la paix”. 

 

N.R.M

L’information est du Ministre camerounais en charge du Tourisme (Mintourl), Maïgari Bello Bouba à la faveur d’un séminaire qu’il a présidé le 24 juin dernier à Yaoundé.

 

Le séminaire portait sur l’analyse des segments de la chaîne de valeur des traditions culinaires du Cameroun préalablement sélectionnées, qui ont un lien avec la propriété intellectuelle.

Les travaux ont permis d’une part, d’édifier les participants sur les retombées de la propriété intellectuelle, et d’informer sur les instruments de propriété intellectuelle pouvant être utilisés pour promouvoir 14 mets typiquement camerounais, sélectionnés au cours d’une table ronde organisée le 7 décembre 2021. Le séminaire ambitionne à terme de labéliser les richesses de la cuisine camerounaise, afin de faire d’elles de véritables atouts touristiques vendables au-delà de nos frontières.

Le Ministre Maïgari Bello Bouba soutient : « Quand un touriste arrive quelque part, il va au restaurant et demande la cuisine locale. C’est cette cuisine qu’il garde en mémoire, qui peut lui donner envie de revenir pour visiter la destination. C’est ce que nous avons entrepris de faire ».      

Cette rencontre organisée à Yaoundé rentre dans le cadre du projet implémenté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) baptisé « Propriété intellectuelle et tourisme gastronomique au Pérou et dans d’autres pays en développement ».

Innocent D H

 

Le Ministre camerounais du Commerce (Mincommerce) vient de proroger d’un mois son opération spéciale de vente de produits de grande consommation à Yaoundé, siège des institutions du pays.

C’est le sens à donner au communiqué du Mincommerce, Luc Magloire Mbarga Atangana signé le 24 juin dernier. Il est indiqué qu’une autre opération spéciale se déroulera à l’esplanade du Boulevard du 20 mai, à compter du lundi 27 juin 2022. Le document annonce que, les populations sont conviées à tirer pleinement avantage de cette opportunité exceptionnelle qui participe de la mise en œuvre des « très hautes instructions du Chef de l’Etat ». Objectif de l’opération, préserver le pouvoir d’achat des consommateurs en dépit des aléas d’une conjoncture internationale particulièrement défavorable.

Il convient de préciser que, la présente opération de vente spéciale des produits de grande consommation fait suite à une première initiée dans la semaine du 13 juin par le Mincommerce à Yaoundé.

A en croire certains consommateurs, malgré ces actions des pouvoirs publics visant à lutter contre l’inflation, ils notent des difficultés notamment concernant l’accès aux produits. La quantité d’huile à l’achat était limitée à deux litre par personne, et il faut d’abord se faire enregistrer et patienter dans une longue file d’attente.

Innocent D H

Le directeur général de la Société immobilière du Cameroun (SIC) a procédé ce 24 juin à Ekoko II, dans le département de la Mefou-et-Afamba (région du Centre), à la réception officielle des matériaux du projet SIC-Pizzarotti.

 

 Il s’agit en effet, du projet de construction de 1224 logements dont 224 logements sociaux, de quelques équipements collectifs de base, ainsi que de l’aménagement des voiries et de réseaux divers, sur une superficie de 16 hectares. Selon les informations fournies par la SIC, le projet comporte aussi, la mise en place d’une base industrielle à Nkolmeyos sur une superficie de 59 hectares.

La Société immobilière du Cameroun signale que, la première étape de cette phase du projet porte sur : « l’acquisition d’un stock important de matériels, machines et équipements dédiés à la mise en place et au fonctionnement de la base industrielle pour la production des logements ». Le projet concerne également, la conception et la création d'un pôle industriel devant permettre l’installation de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Petites et Moyennes Industries (PMI).

Il faut noter que la création de ce pôle industriel sur l’axe routier Yaoundé-Mfou est une importance indéniable. Elle va permettre de booster l’activité socioéconomique et industrielle par la création d’une chaîne de valeur impulsée par l’installation de PME et PMI autour de la base industrielle. La SIC indiqué par ailleurs, la capacité de production de la base industrielle sera exploitée sur une période de 40-50 ans avec une production annuelle d’au moins 1 000 logements. Le coût de cette phase est estimé à 96,7 milliards FCFA, apprend-on.

Quant à la deuxième phase du projet, elle porte sur la construction de plus de 9 000 logements sociaux, notamment à Zouatoupsi et Nkolntsam à Mbankomo. Coût global du projet dont les travaux seront menés par l'italien Pizzarotti jusqu'en 2026, plus de 115 milliards FCFA d’après une convention de financement entre la Caisse autonome d’amortissement et la banque italienne Intesa San Paolo.

Innocent D H

Selon le ministère de l’Eau et l’Énergie (Minee), la centrale hydroélectrique de Mekin (15 MW), située dans la région du Sud, injecte depuis le 13 juin dernier, 11 MW par jour dans le réseau interconnecté sud (RIS).

 

L’ouvrage grâce à sa puissance injectée dans le RIS permet d’alimenter en électricité le département du Dja et Lobo dans le Sud du pays et une partie de la région du Centre. A en croire les explications du Minée, pour une injection optimale de l’énergie électrique produite par cette centrale, la société Eneo devra achever la réhabilitation de la ligne de distribution d’électricité de 30 kilovolts Mbalmayo-Sangmelima-Ndjom Yekombo.

L'on apprend que la fin des tests de performance est annoncée à la fin du mois de juillet 2022 et la réception définitive de l’aménagement hydroélectrique programmée au 4ème trimestre de 2022.

Mise sous tension depuis juin 2019, après plusieurs années de retard dans la livraison du chantier, cette centrale construite dans la région du Sud du pays n’a jamais véritablement fonctionné, en raison de nombreuses difficultés aussi bien technique, environnementale que juridico-administrative, note certaines sources.

Rappelons qu'en 2020, à cause d’une panne sur la « bobine du point neutre », cette centrale a été mise à l’arrêt. La société Hydro Mekin en charge de l’exploitation de l’ouvrage a procédé à son remplacement et les essais techniques ont été lancés pour une mise en service commerciale prévue en janvier 2021. Mais ces essais ont été plus longs que prévu et c’est finalement en cette année 2022 que les premières injections de MW dans le RIS sont effectives.

La centrale hydroélectrique de Mekin a été construite par la China National Electric Engineering Corporation (CNEEC).  Elle est essentiellement destinée à alimenter en électricité les huit communes du département du Dja et Lobo, grâce à une ligne d’évacuation d’énergie de 33 kilomètres. D’un coût initial de 25 milliards FCFA (Exim Bank of China à hauteur de 75% et l’État du Cameroun à hauteur de 25%), le projet avait déjà englouti 34,5 milliards de FCFA en début 2020, fait savoir la société de projet HydroMekin.

Innocent D H

L’Organisation non gouvernementale Human Rights Watch demande aux leaders séparatistes d’ordonner à leurs combattants de cesser leurs exactions contre les civils, et de livrer les combattants ayant commis des abus pour qu’ils soient poursuivis.

Par la plume de sa chercheuse Ilaria Allegrozzi, l’Organisation non gouvernementale (ONG) Human Rigths Watch dénonce les exactions des groupes séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle note que lesdits groupes sont responsables de graves violations des droits de l’homme.

«Des groupes séparatistes armés enlèvent, terrorisent et tuent, des civils dans les régions anglophones apparemment sans craindre d’avoir à rendre des comptes, que ce soit à leurs propres dirigeants ou aux autorités judiciaires camerounaises », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch.

Pour la chercheuse senior sur l’Afrique centrale de HRW, les leaders séparatistes doivent ordonner la cessation de ces violences faites sur les civils.

« Les dirigeants des groupes séparatistes devraient immédiatement ordonner à leurs combattants de cesser leurs exactions contre les civils, et de livrer les combattants ayant commis des abus pour qu’ils soient poursuivis», pense-t-elle.

Parmi les exactions à l’actif des groupes séparatistes on se rappelle des événements du 12 janvier dernier. Des combattants séparatistes ont agressé physiquement, menacé et humilié un groupe de 11 élèves, dont au moins 4 filles, âgés de 14 à 18 ans, qui se rendaient au lycée Bokova. Ils ont détruit ou saisi le matériel scolaire de ces élèves et ont tiré dans la jambe droite de l’un d’entre eux. Le même jour, ils ont tué par balle un chauffeur de taxi de 30 ans et un autre homme dans la zone du marché de Bwitingi.

Liliane N.

 

Tel est le thème abordé par l’honorable Kum John Nji devant le  ministre du Travail et de la Sécurité Sociale au cours d’une session plénière consacrée aux questions orales 

 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’élu du Peuple a fait un état des lieux

 

La plupart des Camerounais travaillant dans les Sociétés multinationales restent au bas de l'échelle, comme l'atteste l'organigramme desdites entreprises. Ils ne sont ni promus, ni rémunérés à la hauteur de leurs diplômes et de leurs compétences.

 

Questions  

 

En conséquence, que faire pour que la conception des organigrammes dans les entreprises aboutisse à un classement catégoriel judicieux des employés, conférant ainsi à la classification professionnelle !'importance qu'elle mérite, conformément aux normes des Entreprises ?

 

Pourquoi les rémunérations (salaires et avantages) dans le secteur privé, et notamment dans l'industrie extractive (pétrole et mines) ne s'alignent-elles pas sur les normes et conventions internationales, mais plutôt sur !les lois du marché local édictées par Ia convention collective, pourtant peu compétitive par rapport à celles des autres pays de la sous-région ?

 

Nous aimerions savoir· pourquoi les employés sont laissés à la merci des employeurs, quasiment sans possibilité de négociation de salaire à l'embauche?

 

Comment le gouvernement camerounais encourage-t-il la compétitivité dans le secteur privé au travers de la sécurité de l'emploi?

 

  1. Nous avons reçu des plaintes d'employés qui ont travaillé pendant plus de 15 ans, dans la même catégorie et avec le même salaire. Aucun avancement d'échelon, ni prise en compte de l'ancienneté. 

 

Comment le gouvernement veille-t-il au respect de la classification professionnelle établie par le Code du travail, et de l'ancienneté dans le secteur privé ?

 

  1. Le Gouvernement envisage-t-il de revoir le SMIG à la hausse, compte tenu de la forte mutation actuelle ? 

 

  1. Au regard des inquiétudes susmentionnees, quelle est la politique du gouvernement camerounais en matière de contenu local en vue d'un transfert effectif de compétences des expatriés aux Camerounais, dans l'industrie extractive (pétrole et mines) ? 

 

Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour permettre aux Entreprises locales du secteur privé d'obtenir une part équitable du marché?

 

N.R.M

Dans le cadre des questions orales l’honorable Saya Kaigama a abordé deux thèmes devant le ministre d’État, ministre de la Justice, Garde des Sceaux  

 

I- Surpopulation Carcérale 

 

Au terme des visites des Prisons Centrales, ii se dégage le constat selon lequel la grande majorité de la population carcérale est constituée de prévenus (personnes en attente de jugement devant le Tribunal de Première Instance), des détenus condamnés qui purgent une peine située entre trois (03) mois et deux (02) ans et des contraignables, c'est-à-dire des personnes incarcérées en vertu d'un mandat d'incarcération en exécution soit d'une amende, des dépens (au profit de l'Etat) et des dommages et intérêts au profit des victimes.

 

II ressort pourtant de la Joi N°2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code Pénal dans son livre 1er, TITRE II, CHAPITRE II, SECTION VI qui traite des peines alternatives, ainsi que !'article 26 qui traite du Travail d'Intérêt Général et sur la Sanction-Réparation (art 26 alinéa 

 

1)  que ses peines alternatives sont applicables aux délits passibles d'un emprisonnement inférieur à deux (02) ans ou d'une peine d'amende.

 

Sauf que l 'Article 26-2 intitulé MISE EN CEUVRE DES PEINES ALTERNATIVES dispose que “Les modalités d'application des peines alternatives sont fixées par un texte particulier”.

 

Questions 

 

Pourquoi ne pas modifier le texte particulier fixant les modalités d'application des peines alternatives afin de désengorger nos centres pénitenciers?

 

Lenteurs Judiciaires  

 

La loi N°2005/007 du 27 juillet 2005 portant Code de Procédure Pénale, ne fait pas obligation aux Huissiers de Justice chargés de signifier les citations à comparaître, de les servir dans un délai précis et aussi aucune limitation de renvois n'est imposée aux Juges dans l'Instruction des procédures avant de prendre décisions.

 

Pensez-vous qu'après plus d'une décennie d'application de ce Code, qu'il soit effectivement un gage de célérité pour la Justice?

 

En somme, force est de ,que· les lenteurs judiciaires constituent l 'une des causes de surpopulation carcérale, car dans toutes les prisons, les prévenus sont toujours plus nombreux que les condamnés. 

 

Ce qui veut dire que dans nos prisons nous avons plus de personnes qui attendent d'être jugées que de personnes qui purgent une peine.

 

N.R.M

 

Les échos des massacres à répétition qui nous parviennent depuis certaines contrées du continent, la mobilité et la fulgurance de hordes terroristes, tout ceci pourrait inciter plus d'un à croire que la situation chez nous ne serait plus enviable. Point de vue dangereux à plus d’un titre.  

 

Pour commencer, la situation de calme apparent qui s’observe sur l'ensemble du territoire national, particulièrement dans nos régions en butte aux violences extrémistes, est certes liée à la survenue sporadique des incidents armés. 

 

Mais bon à savoir, la rareté des attaques ne signifie pas absence de tentatives. Ces dernières sont plutôt nombreuses et récurrentes. Soit dit en passant, environ 8 projets d’attaques sur 10 sont déjoués soit en phase de préparation, soit dans leur phase d’exécution.  

 

Ce calme apparent est dès lors, une retombée du savoir-faire des hommes et des femmes en charge de veiller sur notre sécurité à tous. 

 

Les techniques d’infiltration des réseaux criminels, la sélection des cibles susceptibles de faire l'objet d’un traitement adéquat, la détection et la neutralisation des engins explosifs improvisés, la survie en milieu hostile, sont autant de capacités développées ou acquises à force d’abnégation et de détermination, par les personnels de nos Forces de Défense et de Sécurité. Ceci en réponse à la plasticité de l’hydre terroriste. 

 

Le professionnalisme de nos soldats est aussi à combiner avec l'implication résolue de patriotes de nos villes et villages, excédés par les mensonges toujours plus fumeux, les outrages, les sévices physiques, moraux et intellectuels toujours plus cruels, subis de la part des groupes extrémistes violents. 

 

Cela étant, le danger, disions-nous, n'en reste pas moins tangible, de croire que l'enfer, c'est les autres. Nous laissant complaire ainsi dans une zone de confort qui n'en est pas. Le risque encouru avec pareille attitude de légèreté est une entrée en léthargie de nos facultés de veille et l'abandon de nos moyens de lutte. 

 

De nombreux discours lobotomisants enrobés de pacifisme incitent d'ailleurs à cette espèce de résignation fataliste auto-destructrice, face à une voracité terroriste dont l'acceptation des exigences par les pouvoirs publics, serait l'unique débouché vers le retour à un climat de paix.  

 

Un appel au suicide qui ne dit pas son nom, mais qui rame à contre-courant de la sagesse ancestrale qui enseigne qu’à nourrir un serpent de sa main, soit l'on y perd son doigt, soit l'on y laisse sa vie. La leçon à tirer de ce postulat est tout à fait claire : l'on ne saurait pactiser avec le terrorisme !  

 

Quoiqu'étant, les portes de la maison Cameroun demeurent grand-ouvertes, en même temps qu'une main fraternelle reste tendue pour ceux des porteurs d'armes qui voudraient s'en débarrasser de manière volontaire, afin de mieux faire entendre leurs revendications, dont certaines auront déjà trouvé solution, dans l’intimité du cocon familial, le triangle national. 

 

Et tout en œuvrant à l'aboutissement du processus menant à l'effet final recherché, à savoir, l’éradication de toute forme de terrorisme à travers le désarmement des coeurs, le fléau devra continuer d'être durement combattu, afin d'assurer sécurité et sérénité à nos populations. /-

 

Capitaine de Vaisseau

ATONFACK GUEMO,

Chef de Division de la Communication - MINDEF

 

Me Agbor Balla préfère s’adonner exclusivement à la défense des droits de l’homme.

Me Agbor Balla fait partie des personnes que le Chairman Ni John Fru Ndi a nommé lors de ces récentes nominations. L’avocat devait siéger au sein du Shadow cabinet, instance décisionnelle la plus importante du Social democratic front (SDF). Cependant il a choisi de refuser cette nomination préférant se consacrer uniquement à la défense des droits de l’homme pour lequel il a récemment reçu le prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme.

Retrouvez ci-dessous la correspondance de Me Agbor adressée au Chairman

Nkongho Felix Agbor (Balla)

CHRDA –Buea

18 juin 2022

Secrétariat national

Front social-démocrate (FDS)

Cameroun

 Objet: Ma nomination en tant que membre du cabinet fantôme du SDF

Monsieur,

Merci de me solliciter pour un poste au sein du cabinet « fantôme » de votre parti. Je me sens très honoré. J’ai appris cette nomination à mon arrivée au Cameroun en provenance des États-Unis d’Amérique où je viens de recevoir le Prix Robert F. Kennedy des droits de l’homme.

Quand je suis arrivé au Cameroun, j’étais empêtré dans l’élection du Conseil du Barreau et je n’ai pas pu vous rencontrer malgré de nombreuses tentatives par l’intermédiaire d’un tiers.

J’ai cependant le regret de vous informer que je ne suis pas en mesure d’accepter cette nomination.

L’histoire politique du Cameroun ne peut s’écrire sans une place particulière pour vous-même, votre parti le SDF et ses héros et héroïnes méconnus.

Même les améliorations mineures apportées à notre pratique démocratique en difficulté au cours des trois dernières décennies sont en grande partie attribuables au dynamisme et au leadership des SDF. Merci pour votre service.

Monsieur le président, les temps ont beaucoup changé depuis les années 1990.

Les nouveaux défis auxquels nos peuples sont confrontés exigent de nouvelles solutions et de nouvelles approches.

Lorsque des enseignants se sont joints aux avocats d’origine anglophone pour protester contre le statu quo, notre lutte pour le respect des droits des anglophones m’a injustement emmené en prison.

Depuis six ans maintenant, mon peuple, votre peuple, notre peuple subissent chaque jour de graves violations de ses droits de l’homme dans un conflit brutal que la politique partisane n’a pas réussi à éviter et qui s’est avéré jusqu’à présent incapable et peu disposé à résoudre.

Ma priorité actuelle est de promouvoir et de défendre les droits de l’homme de ces millions de victimes qui, autrement, sont écartées par la politique actuelle au Cameroun.

J’ai le devoir de rester objectif, impartial et pleinement engagé dans cette noble mission.

Je décline donc respectueusement cette nomination.

Ce pays, pour l’instant, a besoin de dirigeants capables de tendre la main à tous les Camerounais au-delà des lignes de parti pour travailler ensemble pour un avenir meilleur.

C’est la voie que j’ai choisi de suivre.

C’est un chemin qui a été façonné par le sang de notre peuple.

Je saisis cette occasion pour vous demander de continuer à élever la voix pour toutes les victimes de violations flagrantes des droits de l’homme au Cameroun.

Sincèrement

Nkongho Felix Agbor (Balla)

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Sunday, 05 June 2022 11:01