Placée sous le slogan de « l’action climatique, action pour la paix », la Journée internationale de la paix sera célébrée dans le monde entier ce samedi 21 septembre. L'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 55/282, en date du 07 septembre 2001, a déclaré que cette journée serait consacrée au renforcement des idéaux de paix au sein de toutes les nations et dans tous les peuples.
Demain samedi 21 septembre, toutes les nations et tous les peuples sont invités à cesser les hostilités et à célébrer la paix. Le slogan de cette année souligne l'importance de lutter contre le changement climatique en tant que moyen de protéger et de promouvoir la paix dans le monde.
« Les changements climatiques constituent des menaces évidentes pour la paix et la sécurité internationales. Les catastrophes naturelles déplacent trois fois plus de personnes que les conflits, forçant des millions de gens à quitter leurs foyers et à rechercher la sécurité ailleurs. La salinisation de l'eau et des cultures met en danger la sécurité alimentaire et l'impact sur la santé publique s'accroît. Les tensions croissantes autour des ressources et des mouvements de population massifs affectent tous les pays sur tous les continents. » Relève l’ONU.
Ainsi, on ne peut atteindre la paix que si des mesures concrètes sont prises pour lutter contre le changement climatique. En mai dernier, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré aux jeunes Māoris et aux habitants des îles du Pacifique en Nouvelle-Zélande : « On ne négocie pas avec la nature » et a souligné quatre mesures clés que les gouvernements devraient privilégier pour atteindre la neutralité en carbone d'ici 2050 : « taxer la pollution et non les personnes ; cesser de subventionner les combustibles fossiles ; cesser de construire de nouvelles centrales au charbon d'ici 2020 ; se concentrer sur une économie verte et non grise. »
Les Nations Unies appellent donc tous les acteurs à agir pour lutter contre le changement climatique.
Notons aussi que, le 23 septembre, les Nations Unies organisent un Sommet pour l'action sur le climat dans lequel seront présentés des plans concrets et réalistes pour accélérer les mesures de mise en œuvre de l'Accord de Paris. Le Sommet se concentrera sur le cœur même du problème : les secteurs qui génèrent le plus d’émissions et les domaines dans lesquels le fait de développer la capacité de résilience peut avoir l'impact le plus important. Le Sommet permettra également aux dirigeants et partenaires de démontrer des mesures concrètes d'action pour le climat, ainsi que de présenter leurs ambitions dans ce domaine. Renseigne le site de l’ONU.
Danielle Ngono Efondo
Les services du premier ministère viennent de mettre à la disposition des citoyens camerounais un ensemble de dispositifs permettant aux populations vivant au Cameroun ou dans la diaspora de participer au grand dialogue appelé par le Chef de l’Etat.
Le premier outil est un site internet. Notamment, www.nationaldialogue.cm. L’idée pour le gouvernement est de démocratiser la participation au dialogue national. Via ce site internet, les citoyens vivants sur le territoire camerounais et dans la diaspora pourront acheminer leurs propositions. Ce moyen technologique résout la question de l’exclusion de certaines classes de la société dans la participation au dialogue consacré à l’examen des voies et moyens permettant de répondre aux aspirations des populations des Régions du Nord–Ouest et du Sud–Ouest, et de toutes les autres composantes de la nation.
Une visite du site nous donne de constater que le site est en français et en anglais. Le design du site est très simplifié. Ce qui laisse croire qu’il s’agit d’un site monté avec empressement. Les caractères des polices, l’organisation des informations, deux images du Chef de l’Etat qui tournent en boucle, quelques informations sur le discours de Paul BIYA parsemé ci et là. A première vue, rien ne donne l’impression qu’il s’agit d’un site dédié pour essentiellement recueillir les avis des camerounais au sujet du grand dialogue en préparation.
Il faut faire preuve d’imagination pour trouver au milieu des onglets proposés celui sur lequel cliquer pour donner son avis pour le grand dialogue. Après avoir fouillé dans tous les onglets en haut de page, on va se rendre compte qu’au finish le moyen que le site propose pour acheminer ses propositions ce n’est qu’une adresse e-mail. Notamment Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Après avoir cliqué sur le lien mail, on devrait se retrouver sur une page qui nous permet d’envoyer un e-mail à l’organisation. Mais ce n’est pas le cas. On a beau cliquer sur l’adresse mail, il ne marche pas. Il ne nous renvoi sur aucun site ou plate forme. On est donc obligé de copier cet adresse mail et de produire un mail de manière classique à partir de notre propre boîte mail.
Maintenant reste à savoir si ces e-mails seront véritablement lus par les membres du secrétariat technique. Avec cette méthode qui ne permet pas de répertorier de manière efficace les propositions de tous les camerounais.
Reste pour ceux qui veulent participer, la deuxième option qui consiste à aller déposer au Premier ministère ses propositions. Précisément, à la porte D1 (entrée principale), dans une enveloppe scellée portant la mention « Grand Dialogue National ».
Stéphane NZESSEU
Selon les autorités sanitaires américaines, au moins 530 personnes sont atteintes des troubles respiratoires aigus. La maladie, liée au vapotage, a déjà fait sept morts aux Etats-Unis.
Jeudi 19 septembre, les autorités sanitaires américaines ont annoncé que l'épidémie de maladies pulmonaires liées au vapotage continue aux Etats-Unis. « Des malades continuent de se présenter dans les hôpitaux », a annoncé Anne Schuchat, des Centres de contrôle et de prévention des maladies, lors d'une conférence téléphonique avec la presse. « Le nombre total est de 530 cas confirmés et probables, et de sept décès depuis le mois de juillet aux États-Unis. Plus de la moitié des malades ont moins de 25 ans, et les trois-quarts sont des hommes. 16% des malades ont moins de 18 ans. », a-t-elle dit.
Graves difficultés à respirer, toux, douleurs à la poitrine, nausées, voire diarrhées, les symptômes sont désormais connus et pris au sérieux. Très inquiet de la situation, l’agence fédérale des médicaments (FDA), a lancé une enquête criminelle parallèlement à l’enquête sanitaire en cours. Les experts ignorent jusqu’ici quelle substance est à l’origine du mal mystérieux.
« Il n’y a pas de dénominateur commun sur le ou les produits utilisés, comment ils sont utilisés, où ils ont été achetés, et ce qui a pu se passer entre le moment où l’utilisateur les obtient et celui où il est vaporisé et inhalé », a souligné le responsable de l’enquête. Les enquêteurs sont très prudents sur la cause possible des maladies, que ce soit une marque, un produit, ou un circuit de vente.
Selon les enquêteurs, dans de nombreux cas, les recharges impliquées contenaient du THC, le principe psychoactif du cannabis. « Ces recharges sont achetées la plupart du temps à des dealers dans la rue ou sur Internet, puisque le cannabis reste illégal dans une partie des Etats-Unis. Il peut aussi y avoir des recharges de contrefaçon, aux ingrédients mal identifiés. » Ont-ils expliqué. 150 échantillons différents sont actuellement en cours d’analyse.
Lire aussi : Les cigarettes électroniques sont incontestablement nocives
Le Michigan et New York ont décidé d’interdire les cigarettes électroniques aromatisées, car les arômes comme menthe, menthol, fruits rouges, mangue ou encore bonbons… sont attractifs pour les jeunes. Les e-cigarettes au tabac y resteront autorisées. En France, les autorités sanitaires mettent en place un système de surveillance de la vapoteuse.
La ville de Los Angeles quant à elle pourrait également suivre le mouvement. L’Inde, en revanche, a interdit cette semaine tous les types de cigarettes électroniques, aromatisées ou pas.
Danielle Ngono Efondo
L'archevêque émérite de Douala dont les propositions consultatives étaient très attendues, était jeudi en après midi aux premiers rangs des autorités religieuses reçues par le Premier ministre Chef du Gouvernement Joseph Dion Ngute.
Homme d'Eglise, le Cardinal Christian Tumi à la faveur de son passage à l'Immeuble Etoile a remis ses propositions au Premier ministre Chef du Gouvernement. Un acte fort qui confirme ainsi la participation effective de l'archevêque émérite de Douala au Grand dialogue national convoqué par le Président de la République Son Excellence Paul Biya pour la fin du mois en cours.
Les propositions du Cardinal Tumi
Les propositions portées au Chef du Gouvernement sont intégrées dans un livre de plus de 400 pages. Elles mettent en avant, les contributions des Camerounais récoltées par l'Homme d'Eglise de par le monde. Une lecture synoptique de ces propositions, laisse comprendre l'invite à un dialogue neutre et inclusif pour une prise en compte réelle des aspirations des Camerounais, gages de la résolution de la crise anglophone, du vivre ensemble et d'une paix durable.
L'un des points qui retient le plus l'attention, porte bien évidemment sur la mise sur pied d'un système éducatif qui prône des valeurs morales et intellectuelles nobles "Nous savons bien que le Seigneur agit pour nous, lui qui est le prince de la paix. Là où il y a la paix, Dieu est là. Là où il y a la guerre, il est absent. Nous sommes obligés de tout faire même au prix de notre vie pour que la paix revienne chez nous au Cameroun. Nous observons certaines immoralités chez les amba boys et chez les militaires. Quelle formation devons-nous proposer au système éducatif de notre jeunesse? Nous aurons des propositions dans ce dialogue", fait savoir le Cardinal Tumi.
De l'occasion qui lui est offerte, le Cardinal Christian Tumi a réitéré sa position en faveur de l'initiative du Chef de l'Etat. Il promet d'ailleurs, mettre toutes ses forces en jeu pour la résolution de la crise dans le Nord Ouest et le Sud Ouest. Le Premier ministre Dr Joseph Dion Ngute a dit sa joie de "recevoir ces propositions qui émanent d'une personnalité dont les prises de position comptent dans la résolution de la crise dans le Nord Ouest et le Sud Ouest du Cameroun".
Innocent D H
Le Pays des Lions Indomptables fait du surplace à la 53e place du classement de la Fédération internationale de football du mois de septembre 2019, tandis que le Sénégal est le premier pays africain.
Le Cameroun n’a engrangé aucun point dans le dernier classement de la Fédération internationale de football (Fifa) du mois de septembre 2019. Le pays des Lions Indomptables est resté coincé à la 53e position mondiale avec un total 1409 points. Au niveau continental, le pays de Samuel Eto’o reste néanmoins dans le top dix et occupe la 8e place derrière le Sénégal, le Nigeria et autres.
En effet, le classement africain masculin est dominé par le vice-champion d’Afrique en titre, le Sénégal. Deux mois après son échec à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019 remportée par l’Algérie, les Lions de la Téranga se maintiennent à la première place du baromètre établi mensuellement par l’instance de gestion du football mondial. 20e au classement général, les Sénégalais totalisent 1546 points. Le Sénégal est respectivement suivi par la Tunisie 29e mondial, le Nigeria (34e) qui a perdu une place, l’Algérie (38e, +2) et le Maroc (39e, +2). Les autres sélections du top dix africain, sont l’Égypte (49e), le Ghana (51e), la République Démocratique du Congo (55e) et la Côte d’Ivoire (56e).
Globalement, les pays européens continuent de dominer le classement. La Belgique reste la première nation mondiale suivie de la France, qui a déclassé le Brésil qui chute à la 3e place. Le top 5 mondial est complété par l’Angleterre et le Portugal.
Chez les dames, le classement africain est dominé par le Nigeria qui a gagné deux places. Le Cameroun qui est passé de 1499 à 1552 points, est la deuxième nation continentale et 41e mondiale. Le classement général est dominé par les Etats-Unis, champions du monde en titre. L’Allemagne, le Pays-Bas, la France et l’Angleterre complètent la liste des 5 meilleures nationales.
Marie MGUE
C’est le nombre de référentiels réglementaires que l’Agence des normes et de la qualité a élaboré depuis sa création en 2009. Parmi elles, 305 sont d’application obligatoire.
Depuis sa création, l’Agence des normes et de la qualité (Anor) a déjà entériné quelque 2 732 normes, sous l’impulsion de comités techniques qui sont au nombre de 56 à ce jour. Parmi ces normes, rapporte Eco Matin, 180 ont récemment été érigées en règlements techniques. Ajoutées aux 125 premières, cela fait un total de 305 règlements techniques, qui sont en fait des normes d’application obligatoire.
Celles-ci concernent plusieurs domaines, entre autres, la technologie et les produits alimentaires, la construction et le BTP, l’énergie, le génie chimique ou encore l’industrie. Ces informations ont été communiquées au cours du Business Networking Forum organisé à Yaoundé le 18 septembre, par le représentant de l’Agence, lors de son intervention qui faisait le point sur le processus d’implémentation des normes au Cameroun.
Comme les autres panélistes, Luc Claude Mamba échangeait avec une centaine de représentants des Pme et Pmi camerounaises sur les procédures administratives ou techniques relevant des compétences de l’Anor dans le processus de création et de développement des entreprises au Cameroun. Selon le sous-directeur de la promotion, l’agence intervient dans la création de l’entreprise en délivrant aux locaux un certificat de conformité valide 3 ans, tandis que pour l’extérieur, le processus passe par le Programme d’évaluation de la conformité avant embarquement des marchandises importées en République du Cameroun (Pecae).
L’ANOR est créé par Décret Présidentiel N°2009/296 du 17 septembre 2009 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR). Cet établissement public administratif, qui assure le contrôle de la qualité des produits dans tous les secteurs d’activités, en liaison avec les administrations de tutelle, ne s’arrête pas qu’au niveau de l’établissement des normes. Elle met également en œuvre des stratégies d’accompagnement des Pme/Pmi, à travers par exemple des séances de formation et d’information, ainsi que des programmes spécifiques au bénéficie des femmes entrepreneures et des jeunes.
L’ANOR a pour ambition de construire avec les parties prenantes une économie structurée, performante, compétitive, respectueuse de l’environnement et du bien-être des camerounais pour une émergence en 2035. L’ANOR est membre du Codex Alimentarius, de la Commission électrotechnique internationale (IEC), l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’Organisation Africaine de Normalisation (ORAN), le Réseau Normalisation et Francophonie (RNF), Standards and Metrology Institute for the Islamic Countries (SMIIC), et l’American Society for Testing and Materials (ASTM) International.
Otric N.
Le vice-champion d’Afrique en titre affrontera le 10 octobre prochain la sélection brésilienne dans le cadre d’un match amical.
Après la finale manquée de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019, la sélection sénégalaise de football affrontera la sélection brésilienne dans le cadre d’un duel amical.
Le président de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) l’a annoncé mardi 17 septembre dernier. Cette rencontre se déroulera selon la fédération, le 10 octobre 2019 à Singapour précisément au National stadium de Singapour Kallang. « Ce match dont le coup d’envoi est prévu à 20h locales s’inscrit dans les compétitions de préparation des dates FIFA d’octobre 2019», a indiqué l’instance dirigeante du football sénégalais dans son communiqué.
Avant la fédération sénégalaise, l’instance brésilienne de football l’avait déjà annoncé un jour plus tôt. Elle a indiqué par ailleurs qu’un autre match amical entre le Brésil et le Nigeria se déroulera le 13 octobre 2019. Avant les sélections africaines, le pays de Neymar qui s’est adjugé sa neuvième Copa au mois de juillet 2019 à domicile face au Pérou, a effectué une tournée américaine, ponctuée de plusieurs rencontres amicales.
C’est la première fois, que le Sénégal et le Brésil s’affrontent en amical. Les Lions de la Téranga vice-champions d’Afrique en titre se sont positivement illustrés à la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), même s’ils ont a été battus en finale par l’Algérie.
En septembre dernier, la Fédération sénégalaise de football avait décidé de faire l’impasse sur cette date préférant laisser les joueurs à la disposition de leurs clubs après un calendrier chargé.
Marie MGUE
Sa Majesté Njie Mandenge alias « Lisengi », chef du village de Wonjia, Lysoka, arrondissement de Buea, a déclaré qu'il n'est pas encore remis du choc causé par l'incendie de son palais, le lundi 16 septembre.
Selon des sources au palais, des hommes inconnus ont incendié la demeure royale du chef Njie Mandenge tôt lundi matin. Bien que les doigts accusateurs aient été dirigés contre des combattants séparatistes, d'autres accusent les ennemis politiques du chef Njie Mandenge. On ne sait toujours pas qui est derrière l'incendie criminel.
Le chef Njie Mandenge du village de Wonjia, qui est également secrétaire général de la Conférence des chefs traditionnels du département du Fako, regrette d'avoir tant perdu dans le contexte de la malheureuse crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun.
« Ma réaction est celle d'un chef qui a subi d'énormes pertes matérielles. Vous savez qu'un palais a beaucoup d'artefacts extraordinaires. Je me préparais même à installer un musée dans le palais. Vous pouvez imaginer la vaste collection qui a été consumée par l'incendie », a déclaré le chef Njie Mandenge à nos confrères de Cameroon-Info.net mardi après-midi.
Il dit que les responsables de l'incendie criminel ne resteront pas impunis. « Je ne me suis pas encore remis du choc. Ceux qui sont responsables de cette attaque démoniaque seront récompensés en conséquence par la loi du karma ».
Le chef Njie Mandenge fait partie des chefs traditionnels qui se sont cachés après l'enlèvement de pas moins de huit chefs de l’arrondissement de Buea en juillet 2018 par des combattants séparatistes.
Ceux qui ont été enlevés et relâchés par la suite sont entre autres : le chef Liteke de Maumu, Philip Mokwa de Wokeka, le chef Francis Molinga de Liwuh la Malale, Lieti Bernard Woloko de Woteva, Njombe Johnson du village de Wokaka, Herman Njumbe de Wokwei et Elinge Ndoto du village Ewili. Le chef William Njie Mbanda est malheureusement mort en captivité.
Ainsi, le chef Njie Mandenge n'est pas allé à son palais depuis plus d'un an maintenant. Il dit qu'il est depuis lors resté une cible à Buea et en dehors de Buea. « Les gens spéculent sur les mains derrière l'acte, mais je trouve difficile de dire quoi que ce soit parce que je n'ai vu personne. Je suis sorti du palais depuis plus d'un an après avoir manqué de peu d'être capturé par un gang armé. Depuis lors, je suis une cible à la fois au sein et en dehors de la municipalité de Buea. Mais tout ce que je peux dire, c'est que notre Dieu vivant contrôle la situation et que tout va bien ».
Otric N.
La capitale Alger doit être par tout moyen hors d'accès aux manifestants issus d'autres régions du pays. Tel est l'ordre donné à l'armée régulière algérienne par le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major, selon les indications faite par ce dernier mercredi 18 septembre 2019.
En Algérie, les militaires durcissent le ton depuis que des instructions leurs ont été faites par Ahmed Gaïd Salah, Chef d'Etat major visant désormais à empêcher les manifestants des autres régions de se joindre aux cortèges de la capitale Alger. La déclaration d'Ahmed Gaïd Salah intervient ainsi trois jours après l'annonce de la tenue d'une élection présidentielle le 12 décembre. "J'ai donné des instructions à la gendarmerie nationale pour empêcher la venue de manifestants d'autres wilayas (préfectures) à Alger", selon un extrait de ladite déclaration. Pour atteindre son objectif, le Chef d'Etat major de l'armée algérienne a appelé à "l'application rigoureuse des réglementations en vigueur, y compris l'interpellation et la saisie des véhicules et des autocars utilisés, ainsi que la délivrance d'amendes à leurs propriétaires", apprend-on.
Les motivations de la démarche du Général Ahmed
Dans le discours prononcé par le Général Ahmed Gaïd Salah à Tamanrasset, dans l'extrême sud du pays, l'on note une démarche motivée par l'existence de "certaines parties (...) aux intentions malveillantes, (qui) font de la liberté de déplacement un prétexte pour justifier leur dangereux comportement, lequel consiste à créer tous les facteurs qui perturbent la quiétude des citoyens", précise le Général notamment.
"Ces parties non identifiées drainent chaque semaine des citoyens (...) vers la capitale afin d'amplifier les flux humains dans les places publiques, avec des slogans tendancieux qui n'ont rien d'innocent", a argué une fois de plus Ahmed Gaïd Salah.
Les détention provisoires engagées
L’interdiction de rejoindre la capitale constitue un tour de vis supplémentaire du pouvoir dans son face-à-face avec les manifestants. Depuis plusieurs semaines, la police procède à des arrestations avant le début de la grande manifestation du vendredi à Alger. En l'évolution actuelle des choses, 22 détentions provisoires ont été opérées depuis dimanche dernier. Des chiffres avancés par le coordinateur du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).
Une autre figure du mouvement de contestation Samir Benlarbi, a été placé en détention préventive. Celle-ci intervient après celles de l'opposant Karim Tabbou, écroué le 12 septembre, et de l'ancien vétéran de la guerre d'indépendance Lakhdar Bouregaâ, incarcéré depuis le 30 juin.
Innocent D H
Victor Nkele Ngoh, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Kumba a réduit de 40% l'amende initiale de 25 000 FCFA infligée aux commerçants dont les magasins ont été fermés parce qu'ils avaient respecté un verrouillage imposé par les séparatistes au début du mois.
Ceci fait suite à une manifestation pacifique organisée par pas moins de 200 commerçants le mardi 17 septembre 2019. Les commerçants ont pris d'assaut les locaux de la communauté urbaine pour exiger la réouverture gratuite de leurs magasins.
Victor Nkele Ngoh avait d'abord résisté aux demandes des commerçants. Il a dit que pendant que certains d'entre eux protestaient, leurs pairs s'étaient déjà précipités pour payer la pénalité de 25.000 FCFA. Il fera ensuite des concessions, réduisant l'amende à 15.000 FCFA et rouvrant tous les magasins dans l'espoir que les commerçants paieront l'amende dans un délai d'un mois.
« Ce peuple au nom duquel vous protestez est très rusé. Il y a parmi vous des gens qui s'étaient déjà précipités pour payer l'amende. Il y en a tellement », a déclaré le délégué peu de temps avant de céder à la pression. Les commerçants n'étaient cependant pas unanimes à éviter les appels des villes fantômes et autres formes de désobéissance civile ordonnée par les séparatistes.
Les magasins du marché principal de Kumba, qui sont resté fermés depuis le lundi 02 septembre 2019 en raison d'un verrouillage ordonnée par les ont été scellés par les autorités municipales. Accompagné par les forces de sécurité, le délégué du gouvernement a supervisé la fermeture de tous les magasins du marché principal de Kumba, le mardi 03 septembre 2019, la caravane se rendant dans d'autres marchés et locaux commerciaux.
S'adressant aux journalistes peu après avoir apposé des scellés sur les magasins, Victor Nkele Ngoh a déclaré que la décision de sceller les magasins visait à punir les commerçants qui respectent un verrouillage imposé par les combattants séparatistes et leurs promoteurs. Il s'attendait à ce que son action ait un effet dissuasif sur les autres commerçants.
Pour le délégué du gouvernement, la situation sociopolitique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun n'a rien à voir avec les commerçants et rien n'explique donc leur décision de garder leurs magasins fermés pendant une journée de travail normale.
Les commerçants disent cependant qu'ils craignent d'être pris pour cible par les séparatistes. « Si l'État peut sécuriser nos magasins, il ne sera peut-être pas en mesure de protéger nos familles contre les séparatistes », disent les commerçants.
Otric N.
Albert Nabonibo, chanteur gospel connu et apprécié au Rwanda, son pays natal vient de perdre son aura ainsi que l’amour de ses fans. Tout est allé de travers il y a quelques semaines, lorsqu’il a décidé de faire son coming out, révélant son homosexualité à ses proches et au Rwanda entier. Une annonce qui a fait l’effet d’une bombe et qui l‘éloigne aujourd’hui de certains de ses proches.
Dans un pays encore puritain, ce message ne pouvait pas passer inaperçu. Dans une interview accordée à une chaîne YouTube, le chantre gospel a fait le pari risqué de révéler son orientation sexuelle : « J‘étais fatigué de vivre dans le déni. Je voulais avoir une vie normale… ».
Une attitude qui surprend ceux qui hier encore, l’admiraient lorsqu’il distillait de belles mélodies mais qui aujourd’hui, le rejettent, à l’instar de Nabonibo au cours d’un entretien avec l’Associated Press : « C’est fou. Je ne comprends pas pourquoi il pense que cela est normal… ».
Un autre « ami », qui fréquente la même église que Nabonibo, a déclaré qu’il était dans un état d’angoisse car le reste de sa famille savait qu’il le fréquentait. Pour faire table rase de cette amitié, il a bloqué Nabonibo de tout contact téléphonique, affirmant qu’il souhaitait « rester en sécurité ».
A 35 ans, le chanteur gospel est également un comptable qualifié. Et l’accueil dans son entreprise n’en est pas plus chaleureux. Une attitude que déplore l’homosexuel : « Mais il n’y a pas de retour en arrière, car je dois vivre ma vraie vie », confie le chanteur. C’est tellement triste de voir des gens que vous connaissez vous maltraiter ».
Soutenu par un membre du gouvernement
Dans ce pays d’Afrique de l’Est, les relations entre personnes de même sexe ne sont pas réprimandées par la loi. Par contre, le mariage homosexuel est lui formellement interdit par les textes. Par ailleurs, la société reste conservatrice, critiquant sévèrement les relations « contre-nature ». Sur les réseaux sociaux d’ailleurs, des internautes n’arrivent pas à se faire à l’idée qu’un chanteur gospel puisse être gay.
Dans ce tribunal de la morale, Albert Nabonibo peut toujours compter sur certaines autorités de son pays, notamment le ministre des Affaires étrangères. Sur son compte Twitter, Olivier Nduhungirehe a assuré que « tous les Rwandais sont nés et restent égaux en droits et en libertés ».
Assez pour garantir au chanteur une vie paisible au Rwanda ? Rien n’est moins sûr : « L’important est que j’ai fait mon choix », se rassure pour sa part Nabonibo.
Bien de pays africains restent fortement opposés à la pratique homosexuelle, considérée comme aux antipodes des mœurs et valeurs africaines. Ainsi, plusieurs pays ont sauvegardé des lois héritées de la période coloniale, ou mis à jour des lois criminalisant les relations et/ou mariage entre personnes de même sexe.
Nicole Ricci Minyem
Depuis l’annonce du grand dialogue national et le début des premières consultations effectuées par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, on note quelques points dans la procédure et dans la manière de conduire les échanges qui inquiètent quelques observateurs avant le jour du dialogue.
Lorsque les listes des organisations et des personnalités devant être reçues par le Chef du gouvernement a été rendu public, plusieurs observateurs ont décelés quelques éléments qui relèvent tantôt de la légèreté dans la préparation ou alors des labsis révélateurs des intentions voilés des différents organisateurs dudit dialogue.
Dans ce document, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) est logé à une enseigne différente des autres partis politiques. En effet, on peut bien voir inscrit sur ce document le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC au rang des institutions comme le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun (CNJC) ou le Conseil National de la Communication (CNC). Considérer le RDPC comme une institution et non comme un parti politique ordinaire trahit bien le caractère supérieur des avis qui seront émis par le parti du flambeau en comparaison aux avis des autres acteurs politiques qui assisteront audit dialogue.
D'un autre côté, on note quelques incongruités dans l’organisation des visites chez le Premier Ministre. Toujours dans ce document en circulation, les partis politiques sont reçus dans un premier temps en tant que tel et dans un autre jour, le secrétariat du Premier Ministère invite à nouveau les leaders de ces partis politiques intuiti personae. Une notation qui est visiblement une erreur dans la programmation de personnalités qui devraient être entendues par le Premier Ministre. Une erreur qui sera corrigée, mais ce sera suffisant pour interroger le sérieux des membres de l’administration dans la préparation de cette grande rencontre nationale.
Manifestement, les délais d’organisation est serré pour le personnel administratif du Premier Ministère qui semble ne pas maîtriser l’intensité des activités que leur département vient de connaître d’un coup. Une accélération des événements qui a le mérite de sortir certains agents de l’Etat de l’immobilisme régulier et l’attentisme auquel ils sont habitués. Ce n’est pas évident de quitter d’un régime de travail de 30% à un régime de 65% tout d’un coup. Les conséquences se font ressentir sur la qualité des documents produits et de manière générale, sur la fluidité du service.
La crainte est que ces lacunes des agents de l’Etat vienne ternir le travail de concertation national par la mauvaise tenue des documents devant être produits à l’issue dudit dialogue. Ce qui serait un véritable gâchis. Ce qui pourrait être considérés comme une fraude au dialogue.
Stéphane NZESSEU
Le Complexe Paul Biya d’Olembé dont les travaux ont été interrompus à cause d’un manque de financement, ne fait pas partie des stades retenus pour le Chan 2020 par le Ministère des Sports et de l’Education Physique.
Le Complexe sportif qui porte le nom du président de la République du Cameroun à Yaoundé, ne figure pas dans la liste des stades retenus par le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) pour abriter le Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2020 que s’apprête à accueillir le Cameroun. La Capitale politique camerounaise, Yaoundé, qui doit accueillir l’une des poules du tournoi, se contentera uniquement du stade Ahmadou Ahidjo. Pour cause, le Complexe Paul Biya d’Olembé dont les travaux ont été lancés en mars 2017 en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019, retirée au Cameroun en faveur de l’Egypte, est depuis le mois de juillet 2019 en arrêt des travaux.
Une interruption imposée par une carence en financement pour les finitions de cette infrastructure de 60 mille places. Par conséquent, la livraison de cet ouvrage évalué au départ à 163 milliards F Cfa, initialement prévue pour septembre 2018, a été renvoyée en fin 2019. Un délai qui risque de subir un autre report. Pour l’instant, le gouvernement s’active afin de trouver les fonds nécessaires pour que ce complexe soit disponible pour la Can 2021 confiée au pays des Lions Indomptables.
Cependant, en attendent la livraison du Complexe Paul Biya d’Olembé, le Chan 2020 camerounais se déroulera dans quatre aires culturelles, selon le Ministre des Sports et de l’Education Physique, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, qui a présidé mercredi dernier la cérémonie d’ouverture du « Séminaire d'harmonisation et d'imprégnation de la présentation des infrastructures sportives en construction ou en réhabilitation du Chan 2020 et de la Can 2021 ». Ces sites qui doivent abriter les poules du Chan 2020 sont, « Bafoussam dans l’aire culturelle grassfield, Douala et Limbe dans l’aire culturelle Sawa, Garoua dans l’aire culturelle soudano-sahélien et Yaoundé dans l’aire Fang-Beti ».
Pour ce qui est de la date du Chan 2020, le Cameroun attend encore la confirmation de la Caf, qui selon la directrice adjoint du tournoi, Chantal Manda, souhaite que la date soit décalée de Janvier à Juin 2020.
Marie MGUE
Le « raïs » vient de s’éteindre. Ben Ali est décédé ce jeudi 19 Septembre 2019 en Arabie Saoudite. Il était âgé de 83 ans. Après la révolution populaire de 2011, il avait trouvé refuge dans ce pays ami.
Zine El-Abidine Ben Ali n’est plus. Il avait quitté la scène politique à l’issue du « printemps arabe » de 2011. Après plus de deux décennies d’un pouvoir répressif, Ben Ali avait été renversé début 2011 par un mouvement du peuple tunisien, point de départ d’une vague de révoltes dans la région connue sous le nom de « printemps arabe ».
Ben Ali, c’est en tout vingt-trois ans au pouvoir. Pouvoir qu’il aura perdu en l’espace d’un mois. De Zine El-Abidine Ben Ali, les Tunisiens garderont sans doute le souvenir de sa dernière apparition télévisée, le 13 janvier 2011 : l’homme qui les a fait trembler pendant presque un quart de siècle semble défait, presque apeuré. « Je n’étais pas au courant (…) on m’a trompé (…) je vous ai compris », disait – il à cet époque. Ce sera la dernière fois que les tunisiens verront leur chef de l’Etat dans ses fonctions de Président de la République. Mais il était déjà trop tard. Ce troisième discours en une semaine sonne comme un aveu de faiblesse. La rue ne veut plus d’un homme dont elle sait qu’il ne tient jamais ses promesses. Elle continue d’exiger sa démission. Vingt-quatre heures plus tard, Ben Ali quitte le pays pour Riyad, en Arabie saoudite, dans des conditions piteuses, en compagnie de tous ses proches, dans une quasi-débandade.
Ce départ a l’allure d’une fuite et achève de ruiner son image. Le « raïs » apparaît soudain comme un tigre de papier. Il n’inspire plus que des sarcasmes, mais cette fois-ci les Tunisiens peuvent clamer haut et fort ce qu’ils disent tout bas depuis des années : ils haïssent cet homme dont l’Europe, France en tête, s’obstine à chanter les mérites, pour trois raisons au moins : sa lutte contre l’islamisme, le statut de la femme tunisienne – inégalé dans le monde arabe depuis Bourguiba – et enfin la prospérité économique de la Tunisie, petit pays dénué de ressources en hydrocarbures, à l’inverse de ses puissants voisins.
Ben Ali n’a pas accédé à la fonction présidentielle tunisienne suite à une élection. Il a en son temps destitué l’ancien président Habib Bourguiba pour des raisons « médicales ». Et il va lui succéder en tant que deuxième personnalité du pays selon l’ordre protocolaire. En destituant en douceur le père de la nation, devenu sénile, celui qui est alors premier ministre libère les Tunisiens de trente ans de bourguibisme et d’une fin de règne chaotique. « L’époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l’Etat qui excluraient le peuple », annonce le nouvel homme fort du pays, dans sa première allocution à la radio nationale, ce qui provoque un enthousiasme presque incrédule. Un enthousiasme qui ne sera pas de longue durée. Les tunisiens seront très vite désillusionnés par la mal gouvernance mis en perpétrée par Ben Ali.
Au finish, il aura quitté le pouvoir comme il y est venu.
Stéphane NZESSEU