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La France, par la voix de son ambassadeur à Yaoundé, a tenu à saluer la signature par le président Biya du décret permettant la création du Comité de désarmement et de réinsertion des miliciens camerounais au sein de la société.

Paul Biya confirme ainsi les propos qu’il a tenu lors de son discours d’investiture le 6 novembre dernier, dans lequel il invitait les jeunes engagées dans les milices séparatistes et dans tout autre activité terroriste à déposer les armes.

Il avait ainsi déclaré: “À ces entrepreneurs de guerre, qui mettent à mal notre unité nationale et prônent la sécession, il faut qu’ils sachent qu’ils se heurteront non seulement à la rigueur de la loi, mais aussi à la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Je leur lance un appel à déposer les armes et à retrouver le droit chemin. J’en appelle tout particulièrement aux jeunes qui se sont laissés entraîner dans une aventure sans lendemain” et avait ajouté qu’il avait “ l’intime conviction que l’écrasante majorité de nos compatriotes des deux régions concernées aspirent à retrouver rapidement la paix au sein de la communauté nationale”.

 

Jeudi 6 décembre dernier, l’ambassadeur de France, Son Excellence Gilles Thibault a été reçu par le chef de l'État camerounais au Palais de l’Unité pour une audience durant laquelle, parmi les nombreux sujets abordés, celui de la création et de la mise en place du Comité de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants de Boko Haram et des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

 

Gilles Thibault a tenu à apporter son soutien à ce projet gouvernemental en saluant cette initiative du Président Biya. Il a précisé qu’il espérait que cette action ouvrirait des perspectives inédites de paix et de retour au calme dans les régions souffrant du terrorisme, et plus particulièrement les zones anglophones du Cameroun.

 

L’attitude encourageante de la France et de son ambassadeur tranche particulièrement avec la froideur et la dureté des propos du secrétaire d'État adjoint américain pour l'Afrique, Tibor Nagy, qui estimait jeudi dernier, le même jour où Gilles Thibault et Paul Biya s’entretenait, que la situation dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest allait s’aggraver et que "la dernière chose dont nous avons besoin" est une intensification de la radicalisation en réponse aux opérations menées par les forces armées camerounaises, en omettant de mentionner la création du comité de désarmement.

 

Paul T.

Quelques 431 638 dollars US seront nécessaires en 2019 pour lutter contre la prolifération des armes légères en Afrique centrale, selon un communiqué conjoint du Bureau des nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Les deux institutions ont fait cet annonce vendredi dernier à N’Djamena, capitale du Tchad, à l’occasion du lancement d’un projet conjoint d’appui à la mise en œuvre de la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre [ALPC], de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage, dite Convention de Kinshasa.

La cérémonie a eu lieu en marge du segment ministériel de la 47e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC). Elle a été marquée par la signature d’un Mémorandum d’entente entre le Secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

Au nom de leurs institutions respectives, MM. Ahmad Allam-mi, Anselme N. Yabouri et François Louncény Fall se sont ainsi formellement engagés à entreprendre des actions conjointes et à soutenir des initiatives visant à « empêcher, combattre et éliminer la fabrication illicite, l’accumulation excessive et déstabilisatrice, le trafic, la possession et l’utilisation illicites des ALPC ».

Le Mémorandum d’entente rappelle d’ailleurs les « effets néfastes de ces activités sur la sécurité de chaque État et de la sous-région, la sécurité humaine, le droit international humanitaire, le développement durable et les droits de l’Homme ». La Convention de Kinshasa reste un cadre idéal pour y faire face ainsi qu’un instrument efficace pour faciliter l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) qui plaide pour que « toutes les armes soient réduites au silence » d’ici 2020.

Dans le même esprit, elle constitue une base essentielle pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’Objectif 16 dont l’un des points souligne la nécessité de « réduire nettement les flux financiers illicites et le trafic d’armes » d’ici 2030.

Dans ce contexte, le renforcement des capacités techniques et législatives des États membres de la CEEAC en vue de la promotion et de la mise en œuvre effective de la Convention de Kinshasa fait partie des priorités inscrites dans le Mémorandum d’entente. Par ailleurs, des ateliers nationaux de sensibilisation et de plaidoyer seront organisés dans les pays qui n’ont pas encore ratifié la Convention (Burundi, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo/RDC et Rwanda).

Il est aussi envisagé un séminaire sous-régional pour l’harmonisation des cadres législatifs des sept Etats parties à ladite Convention (Angola, Cameroun, Congo, Gabon, République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe, et Tchad). L’ensemble des activités prévues dans le cadre de ce projet est financé à hauteur de 431 638 dollars US. Il sera exécuté tout au long de l’année 2019.

Le lancement du projet conjoint d’appui à la mise en œuvre de la Convention de Kinshasa était l’un des temps forts de la 47e session ministérielle de l’UNSAC qui a pris fin vendredi 7 décembre à N’Djamena. Au cours de celle-ci, les Ministres des Affaires étrangères de l’Afrique centrale et les autres chefs de délégation ont procédé à une évaluation critique de la situation politique et sécuritaire de la sous-région.

Le rapport produit par les experts (à l’issue de leur réunion tenue du 3 au 6 décembre) a été examiné et adopté. Les recommandations qui y sont annexées seront mises en œuvre sous la diligence du Tchad, qui assurera la présidence tournante du Comité jusqu’à la 48e session qui aura lieu à Kinshasa (RDC) durant le premier semestre 2019. La RDC a été en effet élue à la première-vice-présidence tandis que l’Angola et la Guinée équatoriale occupent respectivement le poste de 2e vice-présidence et celui de Rapporteur.

Le Représentant spécial et Chef de l’UNOCA, M. François Louncény Fall, a promis à ce nouveau bureau l’appui habituel des Nations Unies dans la réalisation de ses missions et dans l’atteinte des objectifs du Comité. Son collègue Parfait Onanga-Anyanga, Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a également pris part aux travaux de N’Djamena ainsi que plusieurs autres représentants de bureaux spécialisés de l’ONU, des opérations de maintien de la paix, des organisations internationales, régionales et sous-régionales.

Dans ces deux derniers registres, outre la CEEAC, on a noté, entre autres, la présence de l’Union africaine, de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre interrégional de coordination pour la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée (CIC)…

Otric N.

Ce livre d'entretiens a été écrit avec le journaliste français François Mattei qui s'est rendu plus de vingt fois à la prison de la CPI depuis 2012. Laurent Gbagbo ne l'a ni vu, ni relu avant sa parution, prévue le 13 décembre. Les quelques extraits que nous publions ont été pris auprès de nos confrères de Jeune Afrique

Le secret avait été bien gardé. Libre. Pour la vérité et la justice (éd. Max Milo, 308 p.), un nouveau livre d’entretiens de Laurent Gbagbo avec le journaliste français François Mattei, sort le 13 décembre. Même les plus hauts cadres du FPI, le parti de l’ancien président, en ont été informés il y a seulement quelques jours.

Il n’est guère étonnant de voir Laurent Gbagbo, historien passionné d’ouvrages anciens, choisir le Verbe pour transmettre sa vérité, sa version de la crise ivoirienne, pré ou post-électorale, qui l’a vu chuter. Chantre de la rupture entre l’Afrique et les réseaux de la "Françafrique", l’ancien président est intarissable, bien aidé par la plume convaincue du journaliste François Mattei, qui l’a rencontré à de multiples repris

Sur ses relations avec l’Élysée, sur les causes profondes de la crise ivoirienne, qu’elles soient économiques ou démographiques, sur les tragiques événements de Bouaké et sur les accords de Marcoussis, Laurent Gbagbo livre la réflexion de l’accusé qu’il est, attendant son procès à la Cour pénale internationale (CPI). Surtout, il règle des comptes, de manière plus ou moins véhémente, avec les acteurs de la crise. D’Alassane Ouattara à Blaise Compaoré, de Guillaume Soro à Nicolas Sarkozy en passant par Dominique de Villepin – particulièrement visé. Voici quelques extraits à ne pas manquer de Pour la vérité et la justice, à paraître ce 26 juin.

"La bavure" de Bouaké et les accords de Marcoussis

"Ils [les rebelles] avaient perdu la partie et la France les a remis en selle sur le même plan que le pouvoir légitime… Villepin appelait ça la diplomatie de mouvement, moi j’y vois plutôt un coup d’État en gants blancs. (…) Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003, par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. (…) À 11 heures [le vendredi], je suis parti pour l’Élysée, Le Monde était déjà paru. (…) j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà le nom du futur Premier ministre, une proche de Ouattara, Henriette Diabré. (…) Villepin m’a dit que si je n’acceptais pas Diabré, il donnerait les ministères de l’Intérieur et de la Défense aux rebelles. J’ai tout refusé. (…) Ils voulaient juste, au mieux, me transformer en reine d’Angleterre, pour que je n’aie plus de véritable rôle politique."

« À peine informé des événements de Bouaké, j’apprenais qu’une colonne française (…) s’approchait d’Abidjan (…). Au milieu de la nuit, cette colonne encerclait la résidence présidentielle (…). Les Français ont dit après coup "qu’ils avaient fait une erreur de trajet". Quand on connaît Abidjan, c’est impossible à croire. Ils venaient donc pour me faire fuir ou me faire tuer par quelqu’un pour me remplacer : le plan était de mettre Doué [son chef d’état-major, réputé proche des Français] à ma place "en intérim", mais il s’est dégonflé. (…)

  • Ouattara, Soro, Bédié, Sarkozy, Villepin, Compaoré…

"L’Élysée a toujours eu deux fers au feu : "Bédié et Ouattara". Le problème en Côte d’Ivoire est venu de leur rivalité à la mort d’Houphouët, qui est allé jusqu’à l’exclusion de Ouattara par Bédié. (…) Il a même lancé contre lui un mandat d’arrêt international (…), mandat que j’ai levé quand j’ai eu le pouvoir. Ils sont aujourd’hui ensemble contre moi. Je n’aimerais pas être dans l’intimité de leur conscience."

« C’était en 2001 je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection [de Jacques Chirac] en 2002 en France. (…) C’était le prix pour avoir la paix. (…) Je ne suis pas fier de cet épisode mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l’a reproché. (…) Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants (…) ».

"J’ai été pendant toutes ces années comme un poisson qu’on voulait asphyxier en le jetant sans arrêt hors de l’eau. Mais je réussissais toujours à replonger dans mon élément (…). Alors Sarkozy a pris un gourdin. Ce que j’avais sous-estimé, c’était [sa] volonté de tout faire pour placer au pouvoir son ami intime Alassane Ouattara. (…) Je n’avais confiance ni en Soro, ni en Compaoré, ni en Ouattara. Je savais que leur but premier était de prendre le pouvoir (…). Il s’agissait pour eux de faire disparaître la Côte d’Ivoire dans un ensemble plus vaste comprenant notamment le Burkina Faso (…)."

CHEZ SARKOZY, À LA PLACE DES IDÉES, IL Y A L’ARROGANCE.

"Ouattara n’a pas compris que le tribalisme était dépassé. Qui a construit la République et qui l’a cassée ? Nous avions une armée et une police, il les a mises de côté et remplacées par des milices tribales. (…) C’est aux armes que Guillaume Soro doit sa place. Il devra s’inquiéter si un jour il ne les a plus avec lui." 

"Sarkozy ramène tout à lui. (…) Il était l’ami de Ouattara et il ne m’aimait pas, je l’ai toujours su. (…) Chez lui, à la place des idées, il y a l’arrogance. Georges W. Bush était le symbole achevé de ce type d’homme. Ce sont des hommes sans pensée profonde. C’est dans cette catégorie que je classe Sarkozy. Ou Villepin. Des arrogants, qui utilisent leur arrogance en lieu et place de la pensée. C’est comme cela qu’ils croient montrer que la France est grande, alors qu’ils prouvent seulement qu’elle est devenue petite."

  • Le cacao et le franc CFA, des causes de la chute

"Pour savoir si on était à la veille d’un coup d’État en Côte d’ivoire, ces dernières années, il suffisait de regarder le cours du cacao ! (…) En 2007, j’avais lancé une grande enquête sur la filière (…), il y a avait eu de nombreuses arrestations, le nettoyage était en train de se faire. (…) Tout menait à des abus et des fraudes caractérisés de la plupart des exportateurs au détriment de l’État et des planteurs, et à la complicité de certains ministres. J’en connais qui ont tourné casaque pendant les dernières élections  pour passer dans le camp d’en face et se mettre au sec…"

UN PRÉSIDENT DU FMI (…), JE COMPRENDS QUE C’ÉTAIT PRÉFÉRABLE À LAURENT KOUDOU GBAGBO.

"La Côte d’ivoire est la pierre d’achoppement indispensable de la zone franc en Afrique de l’Ouest. C’est la raison pour laquelle il vaut toujours mieux avoir à sa tête quelqu’un qui ne remettra rien en cause. (…) La Côte d’ivoire avait les moyens de quitter cette dépendance de la zone franc, même seule, et je m’apprêtais à le faire, c’est pourquoi on a voulu m’empêcher de poursuivre ma route. Un président du FMI (…), je comprends que c’était préférable à Laurent Koudou Gbagbo."

  • Les élections et la CPI

"Ma stratégie a réussi, j’ai gagné les élections (…). Alassane Ouattara n’est jamais arrivé deuxième, et n’était donc pas qualifié pour le second tour. C’est Bédié qui était deuxième. Bédié, c’est Ésaü : il a vendu son droit d’aînesse contre un plat de lentilles."

BÉDIÉ, C’EST ÉSAÜ : IL A VENDU SON DROIT D’AÎNESSE CONTRE UN PLAT DE LENTILLES.

"J’ai toujours joué le jeu des élections (…). Et finalement, c’est ça que l’on me reproche : être le porte-parole du peuple. (..) Combien sont-ils les dirigeants africains qui représentent le peuple ? Ils se comptent sur les doigts d’une main. Pourquoi n’ai-je pas été élu avec 80% (…) ? C’est apparemment plus crédible en Afrique (…) ! Au moment où il avait obtenu un de ses scores soviétiques, en 2003, (…) Blaise me menaçait déjà de la CPI. (…) Il est vrai qu’il exprimait les vœux secrets de ses maîtres français."

 À Korhogo, (…) on était, mon médecin et moi, dans une toute petite maison, une baraque de trois pièces(…). Je n’avais pas l’autorisation de mettre le nez dehors. (…) Une femme, que je ne connaissais pas, venait nous porter les repas, (…) calculés pour nous affaiblir. Si j’ai pensé être empoisonné, oui, ça m’est arrivé. (..) Je tournais en rond (…). Ils m’auraient tué à petit feu."

SI J’AI PENSÉ ÊTRE EMPOISONNÉ, OUI, ÇA M’EST ARRIVÉ.

"Mes avocats ont su retourner complétement la situation. (…) Désormais, tout le monde sait que les éléments présentés par le procureur (…) ne résistent pas à l’analyse. (..) Pourquoi ne s’intéresse-t-il pas aux élections ? Car après tout, c’est simple : si je les ai perdues, on peut discuter. Mais si je les ai gagnées, alors tout s’écroule. (..) Pourquoi Ouattara et ses soutiens français n’avaient-ils qu’une crainte pendant la crise, que l’on parvienne  à un accord qui prévoie le recomptage des votes (…) ?"

 

Nicole Ricci Minyem 

Le lion indomptable vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations il y a deux ans au Gabon et élu meilleur joueur de ce tournoi, a confié à Goal son immense déception.

« Je l’ai très mal vécu car c’était vraiment une joie et une fierté de vivre la CAN dans mon pays. Je ne veux pas aller contre l’avis des dirigeants car ils connaissent mieux le foot que nous. S’ils ont pris cette décision, c’est parce qu’ils veulent le bien du Cameroun et du football africain. Ils ont beaucoup réfléchi ».

Attaquant du Henan Jianye FC, en Chine, Bassogog a une pensée pour ses supporters tout en souhaitant voir son équipe relever la tête pour assurer sa présence lors de cette CAN 2019. « Je me sens mal comme les 24 millions de Camerounais qui auraient voulu que cette compétition se joue à la maison. On ne va pas s’arrêter de jouer à cause de ce retrait. On veut vraiment prouver aux yeux du monde entier que nous sommes une grande nation, en se qualifiant pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Je pense que ça serait une très bonne chose pour nous ».

Pour l’instant, la confédération africaine du football n’a pas pris de décision concernant le nouveau pays hôte, même si de nombreux échos annoncent que c’est le Maroc, entraîné par Hervé Renard, qui devrait hériter prochainement de son organisation. La Confédération africaine de football (CAF) a lancé le 6 décembre 2018 son appel à candidatures pour l’organisation de la CAN 2019, après le retrait de la compétition au Cameroun. Le verdict sera rendu au plus tard le 31 décembre 2018.

Le cabinet de conseil français Roland Berger, qui avait déjà été missionné par la CAF pour effectuer des missions d’audit au Cameroun, procédera à un examen des dossiers. « Il n’est d’ailleurs pas impossible que des membres de ce cabinet se rendent dans le ou les pays candidats, avec des membres de la CAF », explique un dirigeant africain. Puis le cabinet communiquera à Ahmad Ahmad, le président de la CAF, les résultats de ses évaluations. Et le dirigeant en adressera une copie aux autres membres du Comité exécutif, qui disposeront de quelques jours pour l’étudier.

Le retrait de l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun n’est pas sans conséquences pour l'équipe des Lions indomptables. En perdant leur qualification d'office, ils joueront leur place le 22 mars prochain face aux Comores.

Dans le groupe B, les Lions de l’Atlas, qui occupent la première place du classement avec dix points, disputeront la phase finale, quel que soit leur résultat le 23 mars prochain au Malawi, et que le Maroc organise ou non la CAN 2019. Mais les Camerounais, qui sont deuxièmes avec huit points, ne sont évidemment plus qualifiés d’office, et ils devront au minimum faire match nul à Yaoundé face aux Comores le 22 mars prochain pour valider leur ticket. En cas de défaite, ils seraient éliminés.

Le Cameroun a disputé cinq matches dans ce groupe B. Il s’est imposé à domicile face au Maroc (1-0) et au Malawi (1-0), a fait un match nul aux Comores (1-1) et au Malawi (0-0) et s’est incliné à Casablanca (0-2). Il présente une différence de buts de zéro (trois buts marqués, trois encaissés), alors que les Comoriens, qui comptent cinq points, affichent une différence de buts négative (moins 1).

Otric N.

 À J-14, on assiste presque à une campagne normale, malgré les crises redoutées.  

Des meetings, des affiches, des promesses : en apparence, la campagne se déroule presque normalement dans l'immense République démocratique du Congo à deux semaines d'élections inédites et deux fois reportées.

La commission électorale met en garde « les responsables politiques qui attisent la violence ».  Et même le prix Nobel de la paix congolais Denis Mukwege redoute déjà des troubles après le scrutin.

Pas de nouveau report, a prévenu le président de la commission électorale, Corneille Nangaa: les présidentielle, législatives et provinciales à un tour auront lieu le 23 décembre comme prévu. Les premières tendances pourraient tomber pour Noël, a-t-il ajouté. La proclamation des résultats provisoires est prévue le 30 décembre.

Au total 21 candidats sont en course pour la succession du président Joseph Kabila qui ne peut briguer un troisième mandat, interdit par la Constitution.

Cette guerre de succession est sans précédent dans un pays-continent instable qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir.

Sur ces 21 prétendants, seuls trois ont une assise politique : le dauphin de la majorité parrainé par le président Kabila, Ramazani Shadary, et les principaux candidats de l'opposition divisée, Félix Tshisekedi et Martin Fayulu.

 

Toute cette semaine, les trois hommes ont battu campagne loin de leur fief d'origine.

Originaire du Maniema (est), l'ex-ministre de l'Intérieur Ramazani Shadary a sillonné l'Equateur (nord-ouest), ex-fief de Jean-Pierre Bemba, un soutien de l'opposant Fayulu.

A Gbadolite, M. Ramazani Shadary a fait observer une minute de silence à la mémoire de l'enfant du pays, l'ancien dirigeant Mobutu Sese Seko, au pouvoir de 1965 à 1997.

Dans la capitale provinciale Mbandaka, il a décliné sa promesse anti-corruption: « Tous ceux qui ont détourné l'argent de l'Etat seront arrêtés et jetés en prison ».

Celui qui promet de faire de la RDC un pays émergent a été interpellé par des habitants en colère face au délabrement des routes aggravé par la pluie.

Les deux opposants Tshisekedi et Fayulu ont, eux, lancé leur campagne dans l'Est, dans le Nord Kivu ravagé par l'insécurité et les groupes armés.

Après un accueil poli et réservé à Goma, Félix Tshisekedi a soulevé les foules jeudi à Bukavu, ville de son "ticket" Vital Kamerhe, qui l'accompagne dans tous ses déplacements.

Entre deux promesses sur l'amélioration du sort des policiers et la gratuité de l'enseignement, M. Tshisekedi a invité les électeurs à rester dans les bureaux le jour du vote jusqu'à l'obtention des procès-verbaux pour "éviter la tricherie".

Parti le dernier, Martin Fayulu a réuni des milliers de personnes mercredi à Beni, zone prise entre une épidémie d'Ebola et les tueries attribuées à un mystérieux groupe armé. Le lendemain, une quinzaine de civils ont été tués à l'arme blanche, un nouveau massacre attribué aux Forces démocratiques alliées (ADF) d'origine ougandaise.

  1. Fayulu a poursuivi son chemin à Goma, où l'assistance était plus nombreuse que pour M. Tshisekedi, puis Kisangani samedi, où il a fait applaudir les sanctions de l'Union européenne contre M. Ramazani Shadary par une foule rarement vue pour un homme politique, selon un observateur local.
  2. Fayulu est le candidat de la coalition Lamuka ("réveille-toi" en lingala) soutenue par deux autres opposants, l'ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, populaire à l'Est, et l'ex-chef de guerre et vice-président Bemba, un homme de l'Ouest.

A chaque étape, il encourage les électeurs à se rendre aux urnes le 23, tout en refusant la "machine à voter" retenue par la commission électorale. Cet écran tactile doit permettre de cliquer sur la photo des candidats et imprimer les bulletins de vote.

« S'il y a des gens qui viennent créer de la violence au niveau des bureaux de vote, la loi s'en occupera – Attiser la violence comme font certains responsables politiques aujourd’hui, c’est très dangereux pour le pays », a prévenu le président de la commission électorale - M. Nangaa.

Le contexte électoral inquiète le gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, et critique du pouvoir :

« Ces élections risquent tout simplement de créer des troubles supplémentaires puisque, dans leur organisation, il n'y a ni transparence, ni crédibilité, et les gens ne sont pas libres. Donc certainement que les résultats vont entraîner plutôt des contestations qui ne sont pas bonnes pour la démocratie ».

Nicole Ricci Minyem 

Les dimanches 09 et 16 décembre, le groupe se produit respectivement à Yaoundé et à Douala. Pour la première fois, les mélomanes chrétiens du Cameroun auront en face d'eux les auteurs des plus célèbres cantiques usités dans les églises de part le monde.
 
 
 
Chris et Laura Christensen sont fondateurs du groupe de musique Exo. Groupe qui a inondé le monde francophone d’une vague de louange joyeuse et d’adoration profonde par leurs chants et leurs concerts. Ils sont les pionniers dans le développement de la louange pour l’Eglise et au fil du temps, sont devenus un modèle et une inspiration pour beaucoup.
 
 
 
Chris est né aux États-Unis mais, fils et petit-fils de missionnaires protestants, il a grandi en Afrique du Sud. Très jeune, il se découvre une passion pour la musique. Il apprend à jouer de la guitare et se met à écrire des chansons. Il obtient un diplôme de musique au conservatoire de Wheaton Collège (Chicago) et consacre sa vie à la composition, écrivant les paroles aussi bien en français qu’en anglais et interprétant ses chansons dans le monde entier. Il trouve l’inspiration dans sa sensibilité à la beauté et à la souffrance de la vie et en écoutant le souffle léger de la voix du Dieu Créateur qui ventile en lui ses chansons d’amour.
 
 
 
Laura est née et a grandi aux États-Unis. Son père étant militaire de carrière, elle a passé son enfance dans de nombreux endroits différents. Depuis son enfance, en plus de la musique et de la danse, elle aime la couture et de nombreuses activités qu’elle développe sans cesse de manière créative pour exprimer le beau. Elle décroche un diplôme de musique au conservatoire de Wheaton Collège où Chris et elle se sont rencontrés. Elle est mère de quatre enfants et a trois petits-enfants qui, tous, ont hérité de l’amour qu’elle porte à la vie. Elle a récemment développé son propre style de « patchworks en aquarelle ».
 
 
 
Chris et Laura se sentaient appelé à quitter les États-Unis pour l’Europe en 1987 et le ministère d’Exo est né avec la vision d’un peuple, jeunes et vieux, protestants et catholiques, charismatiques et non-charismatiques, rassemblé comme un seul corps dans l’expression d’une adoration grandiose. En 1989, Chris et Laura Christensen ont rencontré Thierry Ostrini, parolier suisse. Chris et Thierry ont commencé à écrire des chansons ensemble. En 1995, le rêve d’un CD est devenu réalité : le premier de la série Eclats a vu le jour. Puis Eclats 2 (Paris) Eclats 3 (Lausanne) Eclats 4 (Antilles) ont suivis.
 
 
 
Quelques années plus tard, Eclats 5 a été enregistré à Bruxelles au moment où le groupe se trouvait devant un carrefour important. Thierry Ostrini a eu le désir de continuer sa route vers de nouvelles directions. Exo étant plus qu’un groupe, Chris et Laura ont continué leur vision. Le dernier CD dans la série, Eclats d’Afrique a été enregistré en Côte d’Ivoire pendant une période où ce pays a été ébranlé par la guerre. Chris a été inspiré d’écrire tous les chants de cet album parmi lesquels plusieurs ont eu un impact profond sur le peuple Ivoirien.
 
 
 
Ces dernières années, Chris et Laura ont pris du recul pour chercher de nouvelles sources d’inspiration. Le nouveau CD Exo The Way sort en mars 2017. Quinze titres inédits et poignants sur la Passion du Christ : du jardin de Gethsémani jusqu’à la résurrection, un chemin de croix comme jamais vu, ni vécu. La sortie du CD coïncide avec une tournée dans toute la France. D’autres projets sont en préparation, un nouveau CD à ajouter dans la série Eclats et l’enregistrement d’autres chants plus intimistes.
 
 
 
Le succès d’Exo ne peut pas être réduit à une formule fabriquée par des hommes. Exo est plus qu’un groupe de talentueux musiciens. Les groupes musicaux vont et viennent et changent au fil du temps mais une vision reçue de Dieu demeure. Chris et Laura restent consacrés à ce rêve initial (simple à la base) de chanter et faire chanter pour que la gloire de Dieu éclate. Exo signifie en grec « hors de » et pour eux, il est crucial de comprendre que, bien que le culte soit quelque chose de personnel et parfois de privé, il a aussi besoin d’être fait publiquement en dehors des quatre murs de l’église.
 
 
 
Auteurs des refrains à succès à l'instar de : "je lève les yeux vers le Dieu de mon salut", "Reçois l'adoration", "si tu veux le louer, saches...", ils communiront avec les camerounais au cours de ces deux concerts avec en trame de fond la paix de Dieu sur le pays. Rappelons par ailleurs que pendant leur séjour au Cameroun, il est prévu des formations sur la louange aux chantres ainsi que des Master class aux ingénieurs de son du terroir.
 
 
 
Stéphane Nzesseu
 
 
C'est le fruit d'une importante réunion tenue en marge de la 23e Can de handball féminin actuellement en cours à Brazzaville. Une rencontre entre le président de la confédération africaine de handball (CAHB) et le président de la fédération camerounaise de handball qu'accompagne le représentant du ministre des sports et de l'éducation civique. 
 
 
Au menu des échanges entre le Dr Aremou, Président de la CAHB, et la délégation camerounaise conduite par le Sénateur Raymond Mbita, president de la fédération camerounaise de handball, l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations de Handball Cameroun 2020. Les échanges entre les deux responsables (en présence du représentant du ministre des Sports camerounais : Dieudonné Mbarga, et du Secrétaire général de la Fecahand), qui portait principalement sur l'organisation par le Cameroun de la 24eme édition de la Can de handball féminin a permis à la délégation camerounaise d'être briefer sur les éléments du cahier de charge de l'organisation de la compétition.
 Le président de la CAHB a saisi l'opportunité pour présenter les innovations majeures que la confédération a décidé d'introduire lors de la 24e CAN au Cameroun. 
 
 
 
Premiere innovation, de 10 participants aujourd'hui, la confédération compte aller pour un tournoi à 12 ou 14 équipes dès 2020. Une décision qui est la conséquence d'une autre décision au niveau mondial, celle de faire passer de trois à cinq le nombre de représentants du continent africain à la phase finale du Championnat du monde de 2021. Une révolution plutôt historique. 
 
 
 
C'est aussi en 2020 au Cameroun que la Can féminine, jusqu'ici baptisée "Edith Bongo Ondimba", du nom de la défunte épouse du Chef de l'État congolais Denis Sassou Nguesso, devra perdre ce nom pour retrouver un nouveau nom de baptême. 
 
 
 
Afin d'être prêt le jour dit et d'éviter les travers observés avec la Can de football masculin récemment retiré au Cameroun, le président confédéral a suggéré au président de la Fecahand de démarrer très tôt avec les différents aspects liés aux préparatifs de la Can. C'est dans cette optique que sera arrêté de commun accord un chronogramme des visites d'inspection, qui permettront de déterminer les sites (gymnases, salles hôtels...) susceptibles d'accueillir les matches et les délégations. La Fecahand devra mettre sur pied le plus tôt possible un Comité d'organisation, auquel la CAHB affectera un représentant pour un suivi permanent et efficace des différentes étapes de préparation devant aboutir à la compétition. La Fédération camerounaise de Handball, plaidoirie de Dr Aremou, devrait former des délégués IHF, afin d'avoir des officiels de table et compter des représentants dans les instances techniques decisionnelles. Le choix des femmes est idéalement requis dans la perspective de la Can féminine. 
 
 
 
Pour roder la machine de l'organisation de sa Can, le Cameroun a la possibilité de solliciter l'accueil du tournoi qualificatif aux jeux olympiques, faute de quoi un appel à candidatures sera lancé pour désigner le pays hôte. Les conditions d'attribution définitive de la Can au Cameroun sont tributaires de la clemence, la magnanimité et la patience de la Confédération africaine de Handball et son président.
 
 
 
Le président de la Fecahand a remercié pour cette marque de confiance et d'estime son interlocuteur, tout en le rassurant que le Cameroun saura mériter la confiance de l'instance faîtière du handball africain. "Pour nous tirer d'affaire, nous avons eu besoin de quelqu'un comme vous qui avait les dispositions qui sont les vôtres. l'Afrique découvrira un pays merveilleux en 2020", a dit le président Mbita. Le sénateur a émis le vœu que la CAHB s'associe l'étroite collaboration de sa fédération avec sa tutelle, le Minsep, pour une fête mieux encadrée du handball féminin africain en 2020. Le président de la Fecahand occupera une place de choix à la cérémonie de clôture de la Can de Brazzaville. Il recevra à l'occasion, des mains du président de la confédération, le Drapeau de la Can. Symbole de l'attribution officielle de la compétition au pays de Roger Milla. Encore faudrait il que les administrateurs du sport ne tirent eux du plomb dans l'aile de l'organisation de la compétition.
 
 
 
Stéphane Nzesseu

La région de l’Adamaoua compte plus de recrues

C’est l’une des régions qui compte le plus grand nombre de preneurs d’otages et, elle compte sur la présence des forces de sécurité pour renverser la tendance.

L’espoir que suscite la présélection des cinq cent (500) présélectionnés au concours du recrutement des éléments du bataillon d’intervention rapide et de la garde présidentielle s’intègre à celui de cette région, en proie depuis des années aux prises d’otages avec demande de rançons.

Et, pour la satisfaction n’a pas tardé à se manifester : « Je suis déjà satisfait parce que le gouvernement de la République s’est souciée, une fois de plus du recrutement des jeunes au sein de l’armée. Nous constatons que l’engouement est toujours constant chez ces jeunes qui sont venus nombreux pour postuler et entrer au sein de cette armée que nous voulons aguerrie. Avec une charge de vingt kg.

Leur arrivée nous prouve qu’une fois enrôlé, ces jeunes seront à la hauteur de la tâche et nous aurons une armée solide qui va rassurer la nation tout entière… ». Les témoignages et la joie manifestée par ces jeunes, corroborent les propos du patron de cette unité administrative

Abdou Mazao Manawda – 22 ans- C’est un enfant de la Vina -  Il a été le premier à franchir la ligne d’arrivée de la course de 20 km il y’a quelques jours : « Ce n’était pas facile pour moi, je me suis entraîné pendant trois à quatre mois. Par semaine, je m »entraînais pendant trois jours ; le matin de 5h à 6h, dans la soirée, de 17h à 18h. Je suis à mon deuxième essai au recrutement du BIR/GP et cette année, ça a marché. Je vais continuer à travailler ».

Autre témoignage – Ndoe Dogari Abraham, lui aussi 22 ans, il vient du Mbéré et, il a eu de justesse le dernier maillot – «  Je me suis néanmoins entraîné, je parcourais de longues distances. Quand j’ai commencé la course, j’étais en dernière position, mais j’ai invoqué mon Dieu et il m’a exaucé. J’ai rencontré beaucoup de difficultés, par exemple mon pied m’a lâché au niveau de Bocom Béka mais, j’ai eu l’esprit de la persévérance. Je me suis rappelé que j’ai le cœur d’un lion et, c’est ce qui m’a permis de remporter le dernier maillot ».

En remettant les distinctions aux heureux promus, l’autorité administrative a défini les attentes qui sont celles des populations de ces régions :

« Nous sommes toujours confrontés au phénomène d’enlèvements de personnes contre demandes de rançons et, nous pensons que le recrutement qui se fait chaque année, va améliorer l’effectif de l’armée dans notre région. Par conséquent, nous allons profiter de ce
grand nombre d’éléments pour adresser la problématique de l’insécurité dans notre région … Nous avons tant  décrié le sous – effectif et les malfrats en étant conscients, se permettent donc de continuer à nous enlever nos braves citoyens, à leur arracher leurs biens et richesses. Je crois qu’avec l’augmentation des éléments, le phénomène va être éradiqué… ».

Ils sont des dizaines de jeunes qui ont ainsi frappé aux portes de ces deux corps d’élite, afin de défendre l’intégrité du territoire national mais, malheureusement, tous n’ont pas eu la chance d’être retenus.

Nicole Ricci Minyem

Le Nord Est du Nigeria est depuis 2010 le théâtre des exactions de la secte islamiste Boko Haram.
 
Un mouvement jihadjiste qui a décidé de créer un Khalifa dans la sous région. Après près de 10 ans de combat, le mouvement est dans les dernières heures de son déclin. Pourchassés par les armées du Nigeria, du Cameroun et du Tchad, les terroristes ont replié et plusieurs d'entre eux ont abdiqué. Seulement, parmi les nombreuses victimes de cette guerre, on retrouve en bonne place la gente féminine. Elles sont celles qui ont subi avec le plus d'acuité les exactions de la secte. Puisque la Charia (loi islamique) appliquée est foncièrement défavorable à la femme. Elles ont enduré durant des années les brutalités de Boko Haram.
 
 
 
Après une opération militaire destinée à reprendre des zones contrôlées par le groupe armé, beaucoup de victimes de Boko Haram ont fui ou ont été envoyées dans des camps de personnes déplacées. Dans ces camps une fois de plus, les femmes subissent des viols et d’autres formes de violences sexuelles – souvent des relations sexuelles en échange de nourriture. C'est ainsi que des milliers de personnes sont mortes par manque de nourriture, d’eau ou encore de soins médicaux.
 
 
 
Face à ces exactions de divers ordre, les femmes se sont organisées. Elles ont créé le mouvement Knifar. Il s'agit d'un groupe de victimes des actions terroristes de Boko Haram, dont l'objectif principal est de demander justice et de pouvoir retrouver leurs familles. À ce jour, plus de 2.000 femmes ont établi des listes contenant le nom de personnes de leur village contre lesquelles l’armée a commis des atrocités.
 
 
 
Elles espèrent réussir à attirer l'attention de la communauté internationale sur leur situation. Afin de bénéficier de l'appui des organisations internationales pour qu'il leur soit fait justice. Jusqu'ici, Amnesty International a pris en charge quelques volets de leur revendications. En effet, l'ONG a inscrit cette association dans le cadre de l'un de leur programme. Le programme Écrire Pour les Droits. Une campagne mondiale de rédaction de lettres en faveur des personnes dont les droits sont les plus bafoués quelque soit la partie du monde. Chaque année, plus précisément au mois de décembre, des sympathisants du monde entier écrivent des millions de lettres, signent des pétitions et publient des messages sur les réseaux sociaux pour des personnes dont les droits les plus fondamentaux ne sont pas respectés. Une campagne de dénonciation et d'interpellation. 
 
 
À terme, ces lettres et cette mobilisation entraîne une compassion généralisée qui tantôt orientera vers la zone d'autres ONG de défense des droits humains, tantôt attirer l'attention des gouvernements et des gouvernants sur des situations graves dans leur pays. 
 
 
 
D'une manière ou d'une autre, l'heure est à la mobilisation en faveur de ces femmes nigérianes qui visiblement veulent simplement retrouver leur vie normale. Les femmes du mouvement Knifar comme c'est le cas pour toutes les autres femmes pris entre deux femmes du fait des conflits, ces femmes ne demandent que très peu de choses. Qu'on les écoute, qu'on leur rende justice et qu'elles puissent retrouver leurs familles.
 
 
 
Stéphane Nzesseu
 
 
 
 

Les membres de l’opposition, réunis dans une coalition ont décidé de passer outre la décision du gouvernement qui a interdit toute marche dans les rues du Togo, alors que les élections sont prévues pour le 20 décembre prochain.

En revenant sur le film des évènements de ce 8 décembre, notre confrère de RFI déclare que plusieurs patrouilles de militaires et autres corps de l’armée se sont déployées à travers les villes. Ils se sont beaucoup plus mobilisés devant le siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains, retenu comme lieu de rassemblement pour la contre campagne.

Un rassemblement interdit et très vite encerclé par des hommes en tenue ayant des matraques et plus. Ailleurs, ce sont des camions et des lances à eau qui avaient pris position. En face d’eux des jeunes qui avaient érigé des barricades et brûlé des pneus. Malheureusement, la situation a dégénéré à un moment de la journée.

Voulant Garder leur position et défendre ce qu’ils pensent être leur droit, d’autant plus que selon eux, le scrutin prévu à la fin du mois de décembre est émaillé d’irrégularités,  les échauffourées sont nées entre les forces de l’ordre et de sécurité et les centaines de jeunes qui ont adhéré à l’opposition coalisée pour la circonstance.

A l’issue des affrontements de ce samedi, notamment dans la banlieue de Togblekopé, au Nord du Togo, deux personnes sont tombées sous les balles : un jeune homme âgé de 17ans, Idrissou Moufidou, apprenti mécanicien, qui aurait été tué par une balle tirée par un militaire.

Pour le gouvernement togolais, c’est une bavure qui ne saurait être attribuée à l’armée, qui s’est contenté d’encadrer les manifestations. Dans un communiqué, il est dit que ce sont des individus à bord d’un véhicule non immatriculé qui ont abattu ce jeune togolais, avant de prendre la fuite. La police est à la recherche des occupants.

Une version réfutée par les leaders de l’opposition. Selon Jean Pierre Fabre, président d’une coalition de parti d’oppositions, le gouvernement est embarrassé et tente à travers ce communiqué de minimiser l’incident. Il lance comme un défi à l’Etat : « Nous allons continuer à manifester, c’est le seul recours auquel nous ayons accès
pour dénoncer ces élections… ».

Ailleurs dans le pays, d’autres jeunes ont tenté de se rassembler à Sokodé et à Bafilo toujours dans le Nord du Togo mais sans succès. La présence des forces de sécurité aux premières heures de la journée a refoulé toutes les veilletés de l’opposition.

Selon Amnystie Internationale, une enquête doit être ouverte afin d’établir les responsabilités des uns et des autres.

A travers le pays, les membres de la société civile qui épousent les idées de cette opposition pense que c’est une élection dont on connait d’ores et déjà l’issue. Il est donc important de tout remettre à plat et d’établir de nouvelles bases pour que le processus électoral soit fiable et accorde les chances égales à tous les protagonistes.

Un avis que ne partage par le gouvernement togolais qui entend poursuivre  « sereinement » sa campagne pour que tout citoyen ait la possibilité de choisir celui qu’il pense être à même de le représenter.

Nicole Ricci Minyem

 
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Sunday, 05 June 2022 11:01