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Mfoungo

Mfoungo

Selon des sources officielles, l’actuel président gabonais a été pris d’un malaise alors qu’il séjournait en Arabie Saoudite pour le Future Investment Initiative (FII), surnommé le « Davos du désert ». Une hospitalisation qui dure déjà deux jours et a obligé Ali Bongo à se faire représenter au sommet de la CEMAC d’hier par son ministre des Affaires étrangères.

Ali Bongo va très mal. Le président gabonais a été victime d’un important malaise qui a contraint à son hospitalisation dans la capitale de l’Arabie Saoudite. Ali Bongo y était venu pour prendre part à un sommet arabe. Interné mercredi à l’hôpital du Roi Fayçal de Ryad, Ali Bongo n’a plus été revu publiquement depuis, laissant planer les doutes les plus fous sur son état de santé.

Selon la presse officielle du royaume d’Arabie Saoudite, le prince Mohamed bin Salman bin Abdulaziz informé de l’état de santé précaire d’Ali Bongo, lui aurait rendu visite mercredi soir. Selon plusieurs sources, Ali Bongo aurait été victime d’un « épuisement » suite certainement à l’actualité politique pesante du Gabon et aux nombreux tracas politiques dont il est victime depuis la présidentielle d’août 2016.

En attendant, Ali Bongo qui devait prendre part au sommet de la CEMAC jeudi à Ndjamena au Tchad, a fait partie des grands absents de ce sommet extraordinaire. Il a été remplacé à ces assises par son ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault. Un malaise qui n’a pas laissé de marbre la toile gabonaise et les opposants du régime d’Ali Bongo qui en vont chacun de leurs commentaires.

Rappelons que seule la mort avait eu raison du pouvoir de son père, Omar Bongo, qui a dirigé de mains de fer le pays durant 42 ans sans perdre la moindre élection. Ali Bongo qui a hérité du pouvoir et du parti présidentiel de son père à sa mort en juin 2009, est déjà « vainqueur » controversé de deux présidentielles. Pourrait-il lui aussi être éloigné du pouvoir que par la grande faucheuse ? Réponse dans les prochains jours... semaines ou mois !

Les Gabonais votaient samedi pour le 2nd tour des élections législatives dans 59 des 143 circonscriptions du pays, la majorité des sièges ayant été remportée par le parti au pouvoir dès le premier tour, début octobre. Ces législatives, reportées plusieurs fois, sont le premier scrutin d'importance au Gabon depuis la présidentielle de 2016, remportée par Ali Bongo Ondimba mais marquée par la violence et la contestation.

L'opposition entendait faire de ces élections un plébiscite contre le pouvoir en place et placer ses pions au Parlement mais les résultats du 1er tour ont brisé ses espoirs: sur 83 sièges attribués, 74 ont été remportés par le PDG.

Seulement quatre sièges ont été gagnés au premier tour par des partis d'opposition. Les postes restants gagnés au premier tour l'ont été par des candidats indépendants (2) ou divers petits partis locaux ou affiliés au PDG (3). Dans une circonscription du nord du pays, l'élection a été reportée; là, le premier tour se déroule samedi et le second tour le 10 novembre.

 Otric N.

Dans sa chronique de ce samedi 27 octobre 2018 sur RFI Jean Baptiste Placca s’est penché sur la situation post-électorale au Cameroun pour s’étonner de l’attitude des camerounais face à cette situation.  

Selon lui, plusieurs candidats de l’opposition crient à la fraude lors de la présidentielle du 7 octobre 2018, «mais aucun ne cite ni n’apporte les preuves de fraudes massives, systématiques, suffisamment, en tout cas, pour léser un ou plusieurs des prétendants, au point que l’on puisse en déduire que la victoire a été volée à l’un ou l’autre d’entre eux».

Selon lui, la vraisemblance de la victoire (ou de cette non-défaite) de Paul Biya tient au fait que «le territoire camerounais est, de manière quasiment scientifique, quadrillé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le RDPC, parti du chef de l’Etat, émanation de l’Union nationale camerounaise, l’UNC, ex-parti unique, fondé en 1966, par les mêmes dirigeants en charge du Cameroun depuis l’indépendance, en 1960».  

Ci-dessous, la chronique de Jean Baptiste Placca

Alors qu'ils sont de toutes les révolutions, ailleurs en Afrique, les Camerounais sont étonnamment moins virulents lorsque leur propre pays est concerné…

71,28 % des électeurs camerounais ont accordé leurs voix à Paul Biya, pour diriger pendant les sept prochaines années, leur patrie. Un tel score, pour un chef d’Etat en place depuis trente-six ans, pourrait surprendre plus d’un. Pourquoi donc ne vous paraît-il pas si invraisemblable que cela ?

Vous aurez noté qu’à l’exception d’un seul candidat, tous les autres ont donné l’impression de ne pas être surpris outre mesure par les résultats. Certains en ont pris acte, d’autres en ont implicitement admis la vraisemblance. Seul l’un d’entre eux les a contestés vivement et s’est proclamé vainqueur   au plus mauvais moment, il faut en convenir, au point que certains de ses camarades l’ont ouvertement accusé de maladresse. S’ils concèdent aussi facilement leur défaite face au président sortant, ce n’est certainement pas parce que le camp Biya les aurait achetés ou corrompus de quelque manière. Nombre d’entre eux conviennent, en privé, qu’il y a eu, certes, de nombreuses anomalies, et même, ici et là, quelques cas de fraudes plus ou moins conséquentes. Mais aucun ne cite ni n’apporte les preuves de fraudes massives, systématiques, suffisamment, en tout cas, pour léser un ou plusieurs des prétendants, au point que l’on puisse en déduire que la victoire a été volée à l’un ou l’autre d’entre eux.

Entendons-nous bien : cet état de fait n’est nullement le signe d’un amour débordant pour Paul Biya, qui gère le pays depuis, vous l’avez dit, trente-six ans, après en avoir été le Premier ministre pendant les neuf années précédentes. La vraisemblance de cette victoire (ou de cette non-défaite) tient au fait que le territoire camerounais est, de manière quasiment scientifique, quadrillé par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le RDPC, parti du chef de l’Etat, émanation de l’Union nationale camerounaise, l’UNC, ex-parti unique, fondé en 1966, par les mêmes dirigeants en charge du Cameroun depuis l’indépendance, en 1960. De toutes les anciennes colonies ou pays sous tutelle française, le Cameroun est, avec le Gabon, l’un des deux seuls pays où la même formation politique tient les rênes du pouvoir depuis l’indépendance. C’est donc une redoutable machine électorale, avec les moyens d’Etat qui vont avec, et il n’y a aucune honte à perdre face à elle.

Il n’empêche que le candidat Maurice Kamto a fait sensation et aurait pu l’emporter.

Pour être honnête, même si l’on a pu sentir un frémissement en faveur du candidat Maurice Kamto, cela n’a aucune commune mesure avec la ferveur populaire qui a, par exemple, porté Ni John Fru Ndi, en 1992. L’on peut penser que le « Chairman » avait, cette année-là, peut-être remporté l’élection. Probablement même, de l’avis de nombre d’observateurs présents dans les bureaux de vote à travers le pays. Même si nous édulcorons parfois l’Histoire, à nos risques et périls, il se trouvera, un jour, un témoin de l’intérieur du système, pour révéler quel a véritablement été le choix du peuple camerounais lors de cette présidentielle de 1992.

Pour le reste, les Camerounais sont un mystère, sur ce continent. Ils sont de tous les combats, ailleurs en Afrique. D’une virulence absolue, lorsqu’il s’agit du sort de Laurent Gbagbo ou de Charles Blé Goudé, en Côte d’Ivoire, par exemple. Ou encore, et ils n’ont pas tort, contre la liquidation du colonel Kadhafi, que les Africains regrettent encore énormément, aujourd’hui. De toutes les révolutions, panafricaines ou panafricanistes, les Camerounais, lorsqu’il s’agit de leur pays, deviennent subitement… conservateurs. Allez donc sur les réseaux sociaux, ou dans les archives d’Appels sur l’actualité, sur le site de RFI, et vous constaterez que Paul Biya n’est pas le dirigeant africain le plus décrié ou le plus acculé par ses concitoyens. Comme si tous ces révolutionnaires irréductibles, une fois chez eux, dans leur propre pays, préféraient la quiétude du statu quo au moindre changement.

Otric N.

Les avis divergents des membres de la famille de l’un des héros de l’indépendance en RDC sont sur la place publique et divisent l’opinion nationale. Selon Jean -Jacques Lumumba, petit neveu de cette figure emblématique, cette élection est une « parodie », qui ne mérite pas qu’on s’y attarde. Son oncle Roland Lumumba quant à lui, partage un avis contraire et entend se rallier au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et appelle à voter pour son candidat, Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président sortant.

D’après nos confrères de RFI, le fils de Lumumba qui est un avocat de renommée internationale a publié un communiqué dans lequel il entend apporter sa caution politique à ce candidat et dans cet élan, il a demandé à toutes les forces de gauche de s’aligner derrière la coalition au pouvoir.

Une prise de position qui n’a pas été appréciée par l’ancien cadre de la BGFI Bank RDC, Jean Jacques Lumumba, qui continue d’attaquer le régime depuis son exil en France. Son avis a été donné lors de son passage dans un média français, en réaction au soutien du Parti lumumbiste unifié (Palu, parti d’Antoine Gizenga, qui fut ministre de Patrice Lumumba).

Roland François Lumumba est lui aussi sur une ligne d’opposition. Dans les colonnes de Jeune Afrique, il marque clairement son antagonisme vis-à-vis du régime de Joseph Désisté Kabila, qui d’après lui a sombré dans la dictature et la corruption. Président d’une petite formation politique, le Mouvement national congolais – Lumumba (MNC/L), il appelle à boycotter les élections du 23 décembre pour ne pas cautionner indirectement ce régime parce que ces élections sont jouées d’avance, le régime étant juge et partie.

C’est pratiquement la même ambiance que l’on vit avec les autres membres de cette illustre famille. Patrice Emery Olengha, un des petits cousins du héros de l’indépendance, est pour sa part secrétaire général d’Ensemble changeons le Congo (Ecco), le parti d’Adam Bombole, membre de la coalition de l’opposant Moïse Katumbi.

L’aînée de la fratrie, Juliana Lumumba, garde pour sa part le silence pour l’instant. Ces désaccords provoquent des débats animés, au sein de la famille, notamment dans leur mythique résidence du boulevard du 30 juin, à Kinshasa. Mais pas de véritable fâcherie à ce stade.  

C’est le 19 septembre dernier que la Commission électorale nationale, la Ceni a rendu public, la liste définitive des candidats admis pour succéder au président Kabila. Une liste dans laquelle manquaient les noms de ceux qui ont été longtemps présentés comme des poids lourds de l’opposition dans ce pays : Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, exclus de la course.

La phase préparatoire de cette élection présidentielle dure depuis bientôt trois ans et, l’on craint toujours des débordements et même comme une mise en place des germes des crises postélectorales. C’est le 22 novembre prochain que la campagne électorale sera lancée, même comme les polémiques persistent autour de l'usage de la machine à voter – et du fichier électoral.

Nicole Ricci Minyem

La Communauté urbaine de Garoua veut redonner à la cité métropole du Nord, sa beauté d'antan.
 

« Garoua se transforme ! C’est un peu différent de la ville que j’ai connu il y a cinq ans ». Ces propos sont de  Wassou Paul, cadre au ministère de finance à Douala , en mission à Garoua. Comme lui, ces remarques et observations sont souvent prononcées par les visiteurs et les populations de l’ex-capitale du Grand-Nord qui la trouve transformée.

 Le retour de l’éclairage public,  la prolifération des espaces verts, la réhabilitation de la voirie et de certaines artères ont fini par convaincre les incrédules. Tous conviennent en effet que des efforts sont entrain d’être faits par les autorités.  « Vous savez, le président Ahidjo a tout donné à Garoua. Il voulait sans doute la rendre la 2e ville du pays.

Avec le Renouveau et l’avènement de la démocratie, la ville s’est fortement rebellée dans l’opposition. C’est la raison de son abandon », décrypte  Sadou , un habitant du quartier Foulberé  avant de préciser qu’ »aujourd’hui, les choses sont différentes. On pense déjà à nous ».

 L’absence de l’éclairage public, les énormes nids de poule en plein centre ville et le désordre urbain disparaît progressivement de la physionomie de la ville.

La récente réhabilitation de nombreux axes est un soulagement pour les populations et les usagers notamment les tronçons allant du carrefour camp Karo – carrefour Poumpoumré, Avenue des Banques-Boulangerie du marché, carrefour Beac – carrefour Total marché, Beac- boulevard Roumdé-Adjia, carrefour Total marché – pont camp Karo – carrefour de la Mosquée, Maison du parti du Rdpc – usine des Brasseries.

« C’est déjà une avancée de réhabiliter ces axes principaux. Il y avait trop d’accidents. En voulant éviter les nids de poule, des véhicules et moto se croisaient. Notre souhait c’est voire
toutes les routes de la ville entièrement refaites.  La majorité de ces routes ont preste 50 ans. Il faut les refaire. Et même, il faut bitumer celles qui vont dans les nouveaux quartiers et même à l’intérieur comme à Djamboutou, Marouaré, Plateau et Yelwa ».

En attendant, les efforts de la communauté urbaine sont salués. « Depuis près d’un an, nous avons repris l’habitude de sortir dans la nuit sans avoir peur de nous faire agresser.

La ville brille de mille feux », se réjouit Asta , tenancière d’un call-box à Roumdé-Adjia, l’un des quartiers chauds et populeux de Garoua. Plus, le retour de lalumière a presque changé les habitudes. « J’avais l’habitude de faire le sport après le travail trois fois par semaine. Affecté à Garoua voici cinq ans, il m’était impossible de le pratiquer. Avec le retour de l’éclairage, je suis revenu à ma passion », relève Jean-Jacques, longeant la petite montée de la Beac pour la Poste centrale.
L’activité économique elle, semble avoir pris de l’ampleur, très tard dans la nuit. Les populations se sentent rassurées. « On sent que la ville est animée tous les soirs. Ce qui n’était pas le cas il y a deux ans. D’abord, il n’y avait pas de route, il n’y avait pas de lumière, la ville était complètement déserte. Aujourd’hui, on voit les petites activités commerciales pratiquement toute la nuit dans la ville », constate Ahmadou Elhadji Bouba, délégué du gouvernement auprès de laCommunauté urbaine de Garoua.

 Selon lui, les travaux effectués par la communauté ont un impact sur les populations. Malgré ces améliorations, les autorités attendent la participation despopulations par le changement de certains comportements.

« Je vois des citoyens percer leur mur et déverser leurs eaux usées sur la voie publique. Il faut qu’ils sachent que la voie publique appartient à tout le monde et que les eaux usées, chacun doit les traiter à l’intérieur de sa concession et que les caniveaux sont là pour recueillir les eaux usées. Il faut que les citoyens comprennent, les bêtes, que ce soient les moutons, les cochons, les chèvres, bœufs, n’ont pas à divaguer dans la ville » estime le délégué du gouvernementqui menace de prendre des mesures répressives.

Félix Swaboka.

 Pendant deux jours, il était  question d’évalué la mise en œuvre du Chèque santé avec les  hommes de medias du Nord.

 

Ce n’est plus un secret pour personne, les medias  occupent une place importante et représentent un canal non négligeable de sensibilisation à la réduction de la mortalité néonatale dans la région du Nord.  

Conscient de la situation, l’antenne régionale du cheque santé pour Nord, a organisé une réunion de sensibilisation des hommes et femmes de  medias du 25 au 26 Octobre 2018 à Garoua.

Il était  question d’expliqué, le contexte et les enjeux de ces événements à venir, à savoir le transfert du Cheque Santé au Fonds Régional de la promotion de la santé du Nord. A fin de pouvoir mieux informer les populations cibles.

Une vingtaine de hommes de medias, étaient réunis à la délégation régionale de la santé pour le Nord, dans le cadre durenforcement de la communication de masse autour du Cheque Santé à Garoua.

Selon le chef d’antenne du cheque santé pour le Nord, le « chèque santé » fait courir les femmes enceintes. Elles acceptent de plus en plus se faire suivre dans les formations sanitaires où elles sont prises en charge à vil prix. Il y a environ une quinzaine  d'années dans la région du  Nord, la plupart des femmes enceintes n'allaient pas en consultations prénatales dans les formations sanitaires.

Si en 2011 le taux d'accouchements assistés au Cameroun était de 62%, dans la région du Nord, il n'était que de 27 %. Les femmes, dans leur immense majorité préféraient plutôt passer par des méthodes traditionnelles et accoucher dans les quartiers avec ce que cela comporte comme risques. Bon nombre de femmes mourraient ainsi en voulant donner la vie ; parfois parce qu'elles n'ont pas pu bénéficier d'une césarienne qui les aurait sauvées.

Parfois aussi, la femme perd son nouveau né parce que celui-ci, depuis les entrailles de
sa maman n'a pas bénéficié des soins nécessaires.  Face à cette situation, le gouvernement camerounais, à travers le ministère de la Santé publique a mis au point une thérapie de choc. Il s'agit du chèque santé, c’est un système de prise en charge de la femme enceinte depuis les consultations prénatales jusqu'à l'accouchement, et même 42 jours après l'accouchement, maman et bébé compris, et ceci, moyennant le paiement préalable de la somme de 6000 F. Et les résultats sont palpables , il suffit de se rendre dans l'une ou l'autre des formations sanitaires aussi bien publiques que privées déjàaccréditées pour s'en rendre compte.  

Le « chèque santé » ce projet, instauré en 2015 par le ministère de la santé publique pour une phase pilote pour trois ans, a pour objectif de réduire  la mortalité maternelle et infantile dans la partie septentrionale (régions de l’Extrême-Nord, du Nord et de l’Adamaoua) du pays. Et ce projet continu d’être exécuter dans la région du Nord, dans le cadre du transfert du Cs  au Fonds Régional de la promotion de la santé du Nord.


Félix Swaboka.

Les mariages précoces semblent être la première cause des déperditions scolaires dans cette partie du pays.


« La fille serait née pour aller en mariage et garder un foyer.  Chez nous, lorsqu’une fille a plus de 14 ans et qu’elle n’est pas mariée, c’est inquiétant. Plus une fille fréquente, moins les hommes s’intéressent à elle » ,déclare Sadou Bouba Commerçant au marché central de Garoua.
C’est ainsi qu’une fillette de 12 ans peut se retrouver dans les bras d’un homme de 50 ans qui a l’âge de son grand père. Dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, les jeunes filles encore toutes innocentes sont généralement enlevées précocement et parfois par force et mariées contre leur volonté, tradition oblige.

« La plus part des parents pensent jusqu’à présent que, l’école est une dépravation des mœurs. Pour ceux là, une fille qui part à l’écolen’obéira pas à son mari car l’école détourne les filles. Ils disent que l’émancipation d’une fille qui fait de grandes études l’entraine souvent à porter le pantalon au lieu du pagne et donc pas très soumise à son époux. Or elles ont droit à l’éducation au même titre que les garçons », explique Djibrilla , délégué régional de l’éducation de base dans la région du Nord. Ce dernier  poursuivra d’ailleurs en ces termes : « Les filles qui persévèrent aujourd’hui à l’école ont une bonne place dans la société camerounaise. Elles sont déjà des magistrates, sous-préfets, colonel dans l’armée, Dg d’entreprise ect… »

. Malgré les sensibilisations faites par le gouvernement, la société civile ou encore  plan Cameroun, cette pratique a du mal à partir, et d’autres facteurs contribuent à l’exacerber. A titre d’illustration, l’arrondissement de Mayo Hourna dans le département de la Bénoué , Région du Nord, a au cours de l’année scolaire 2017/2018 qui , inscrits 16.211 élèves inscrits au primaire contre 2.500 au secondaire.

Selon des informations recueillies à bonne source, ce fossé entre les effectifs du primaire et du secondaire, s’explique d’abord par la « gratuité » de l’école au primaire et les frais d’inscription au niveau du secondaire, à commencer par le concours d’entrée en 6e. « Demander 10 ou 15.000Fcfa à un parent qui envoyait gratuitement son enfant à l’école primaire, s’avère être compliqué pour nous parents démunis », confesse  Hamadou Moussa , parent d’élèves.

La dernière raison et non la moindre est l’inadéquation entre les capacités d’accueils des établissements enseignements secondaire et les effectifs car, dans certains endroits, il y a plus d’élèves que de salles de classe. Les moins chanceux restent au quartier à défaut des places.

« Lors de la création d’un CES par exemple, l’on l’ouvre avec 02 classes de 6e. Si cette localité compte 500 élèves au CM2, l’on ne peut pas aller à plus de 200 élèves pour les 02 salles de classe. Ceci c’est par abus car, les textes prévoient un maximum de 60 élèves par classe », précise, délégué régional des enseignements secondaires pour la région du Nord.

Félix Swaboka.

L’atelier de formation de l’équipe du Programme d’Accès aux Services de la Santé de la Reproduction à l’utilisation de nouvelle technologie s’est tenu à Garoua du 23 au 25 octobre 2018.

 

Se maintenir au niveau des standards internationaux en matière de qualité de services est une préoccupation permanente du staff dirigeant du Programme d’Accès aux Services de la Santé de la Reproduction (PAS/SR) à travers le réseau ProFam. C’est fort de ceci, que ce programme, mise en œuvre dans les régions septentrionales et de l’Est, sous un financement bilatéral du Cameroun et de l’Allemagne, a décidé de recourir aux technologies nouvelles dans le déploiement de son volet « Assurance Qualité ».

Le HNQIS(Health Network QualityImprovement System) puisqu’il s’agit de lui, est une application développée par Population Services International (PSI), pour permettre aux Coordonnateurs Assurance Qualité (CAQ) de son réseau mondial de mener efficacement les visites de supervisions et assurer le suivi des prestataires de soins de santé. Téléchargeable sur Google Playstore, l’application fonctionne sur des smartphones et tablettes disposant d’un système Android, version 4.1 ou plus.

L’atelier de formation de l’équipe du PAS-SR à l’utilisation de cette nouvelle technologie s’est tenu à Garoua du 23 au 25 octobre 2018. Regroupant 38 participants, essentiellement les Coordonnateurs Assurance Qualité, la session de formation a été officiellement lancée par Dr Salifou COMPAORE, Chief of Party du PAS-SR et facilitée parmonsieur Aliou Boubacar Diarra, Chargé M-Health à PSI Mali et formateur des utilisateurs finaux du HNQIS pour les pays d’Afrique francophone.

L’atelier s’est achevé le 25 octobre 2018 sur une note de satisfaction des participants, désormais bien outillés à relever le défi de la qualité des services de planification familiale fournis par environs 800 prestataires des 377 formations sanitaires du réseau ProFam.

Félix Swaboka.

Président de l'Assemblée nationale centrafricaine il y’a encore quelques heures, il tombe sous le coup d’une pétition déposée par la majorité des députés réclamant son départ. Ces derniers avancent comme prétexte, différents manquements notamment, des décaissements sans justificatifs.

Et, pour l’ensemble des centrafricains, ce 26 octobre est une date historique, comme marqué d’une pierre blanche au sein de leur parlement. Karim Meckassoua a été révoqué de l’Assemblée Nationale, à l’issue de la conférence des présidents composée des députés, des commissions permanentes ainsi que des groupes parlementaires. A l’issue du vote, 98 personnes ont demandé son départ, contre 41 en sa faveur et 1 abstention.

Les débats ont été houleux dans l’enceinte de l’hémicycle. Pendant plus d’une heure d’horloge, Karim Meckassoua s’est attelé à répondre aux questions posées par ses pairs, principalement pour ce qui concerne les détournements de fonds liés aux kits électoraux. Il s’est exprimé dans une langue locale, sans toutefois convaincre ceux qui l’accusent d’avoir obtenu sa position, grâce à son appartenance à la communauté musulmane.

Ses critiques, se sont appuyés sur la déclaration qu’il a faite le 1er octobre dernier, lorsqu’il appelait à soutenir prioritairement les pays partenaires qui ont accompagné le pays dans la tempête. Une façon, selon eux de remettre en question, la récente alliance du président Touadéra avec la Russie, alors qu’il est très proche des français. Or, ces derniers ont été critiqués par le camp d’en face.

En remontant plus loin, c’est en décembre 2017 que l’ex président de l’assemblée nationale est interpellé par ses pairs qui l’accusent entre autres d’accorder uniquement des missions à ses proches et d’autoriser des décaissements sans justificatifs.

Une pétition avait alors été déposée par député et deuxième vice-président de cette chambre parlementaire, qu’on soupçonne d’être très proche de Faustin Archange Touadéra, le chef de l’Etat. Il a estimé qu’une partie des fonds destinés à l’achat des kits aurait été détourné. Selon lui, il y’a eu une facturation dans les dépenses, d’un montant de 22 millions de FCFA. Il lui est également reproché d’avoir retenu deux rapports d’audits réalisés par la Cour des comptes, empêchant le bureau de l’Assemblée de faire son travail. Dans le chapelet des accusations, on reproche à Karim Meckassoua le recrutement abusif et clanique d’un personnel peu ou pas diplômé.

Il y’a quelques semaines, alors que le parlement était encore en pourparlers, la tension est montée d’un cran dans le quartier du PK5 à Bangui, jusqu’au quartier général de l’ONU en Centrafrique. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour marquer leur solidarité au président de l’assemblée nationale.

La majorité des députés interrogés estiment que la pétition et la tentative de destitution pourraient de nouveau être pilotée par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l’Assemblée. De simples allégations, d’après Mathurin Dimbelet Nakoé.

Pourtant membre de la majorité présidentielle dès son élection à la tête de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua avait été tranchant dans sa déclaration lors de l’ouverture de la session parlementaire en cours, mettant en garde contre des troubles dans le pays s’il venait à être destitué, alors que des rumeurs sur une possible pétition circulaient déjà.

C’est la première fois en Centrafrique qu’un président de l’Assemblée nationale est destitué. Selon le règlement intérieur, un nouveau président doit être élu en plénière dans les trois prochains jours.

Nicole Ricci Minyem

 

Le Cameroun et la France main dans la main pour accompagner les jeunes qui ont choisi de se lancer dans les métiers de l’agriculture, de l’élevage et des pêches

Durant les cinq prochaines années, 12 500 jeunes seront formés selon les spéculations choisies, à travers la troisième phase de l’accord cadre signé au palais des congrès de Yaoundé le 27 octobre dernier. La mise en place de ce nouveau partenariat entend fixer le cadre de collaboration dans le domaine de l’Enseignement et de la Formation Agropastorale et Rurale. Il sera financé à hauteur de 38,4 milliards de FCA, dont 26,2 milliards de fonds CD2, 11 milliards de contribution du Cameroun et, 1,2 milliards de contribution des territoires.

Présentée comme une phase de consolidation et de pérennisation, le ministère de l’agriculture et du développement rural, le ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales et l’ambassade de France entendent se saisir de cette plateforme, afin de contribuer à la création des emplois pour les jeunes, promouvoir une croissance inclusive et durable des territoires ruraux. Ils se proposent également d’institutionnaliser le dispositif rénové à travers le perfectionnement et un transfert aux structures pérennes de l’Etat à des territoires.

S’agissant du perfectionnement, il s’agira :

  • De renforcer le professionnalisme des structures de formation, à travers la mise en place des ateliers pédagogiques, l’amélioration de la prise en compte de l’aspect genre, la formation à l’habitat et l’amélioration de l’accès au financement

  • D’augmenter les flux de formation à travers la massification des bénéficiaires

  • D’accompagner ces derniers à leur structuration

Pour ce qui est de l’institutionnalisation, il sera question de :

  • Faciliter l’élaboration de la stratégie nationale de formation agropastorale et halieutique

  • Développer au sein du MINADER et du MINEPIA, une mission d’inspection pédagogique

  • Mettre en place, en partenariat avec la faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA), de l’université de Dschang, un parcours pour le perfectionnement des formateurs des Ecoles d’Agriculture et d’Elevage

  • Accompagner le développement des mécanismes alternatifs de financement de la formation et de l’insertion au fonds C2D

La mise en application des deux étapes ainsi précisées va permettre de relever un certain nombre de défis, notamment le maintien de l’opérationnalité du dispositif à son niveau de performance – celui des structures de formation – le développement des mutualisations organisationnelles, techniques et managériales au sein des structures pérennes de l’Etat et des territoires – le financement alternatif aux fonds C2D.

Il est important de relever ici que de 2008 à 2016, le contrat de Désendettement et de Développement (C2D) et le programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pêches se sont focalisés sur la rénovation de la formation ainsi qu’à élargir les missions d’accompagnement de l’insertions des jeunes. 30 milliards ont ainsi été mis à contribution, afin d’alléger un peu les contraintes liées à ces trois secteurs, par exemple la faible qualification de la main d’œuvre agropastorale, le vieillissement des producteurs en activité, la non reprise des exploitations par les jeunes, du fait de l’exode rural, la non maîtrise des processus de transformation… Des facteurs qui, selon l’avis de quelques experts, entrainent une faible productivité des unités de production de même que des pertes de valeur sur la chaîne de production.

Nicole Ricci Minyem

 

Ce jeudi 25 octobre 2018, les Chefs d'États de la CEMAC disent non à la devaluation du FCFA. Ils refusent de s'installer dans le cercle vicieux de cisif. Seulement, ils menent un combat en ayant remis leurs armes entre les mains de l'adversaire.

 

Le bras de fer entre les États de la zone Cemac d'une part, la France et le Fonds Monétaire International (FMI) d'autres part, s'est poursuivi ce jeudi à Ndjaména. Un bras de fer dont le dernier affrontement direct date du 22 décembre 2016 à Yaoundé. Sur la table des debats, les déficits des réserves de change des pays de la Cemac, le FMI juge nécessaire de déprécier la valeur du CFA par rapport à l'Euro.

 

La France et le compte d'opération contrôlent le franc CFA

 

Les États africains n'ont aucun contrôle sur le compte d'opération logé au sein du Trésor français. Alors que les débats étaient houleux entre la France, le FMI et les États de la zone Cemac, le Président Equato Guinéen exige que soit au préalable produit le rapport de gestion de ce compte d'operation avant toute discussion sur la question de la dévaluation du CFA. Les accords de coopération monétaire entre la France et les États africains installent une relation de servitude. Selon ces accords, pour garantir la convertibilité du CFA, les pays de la CEMAC doivent déposer 50% de leurs devises dans un compte logé dans le trésor français.

Seulement, cette contrepartie de garantie n'est pas assurée par la France. Depuis 2014, les États de la zone CEMAC vivent avec accuité les effets de la baisse des cours du baril de petrole. Conséquence, les déficits budgétaires se sont accrus. Or d'après la convention de coopération monétaire entre la France et les États membres, le trésor français devrait intervenir pour renflouer les caisses des États ainsi en difficultés. Ce qui n'est pas fait.

 

Le système est vérouillé. Les africains pris dans le piège de la dévaluation.

 

La raison, c'est que la France avec ses déficits et son taux d'endettement très élevé choisi de sacrifier les économies rentières africaines pour sauvegarder la stabilité de leur propre économie. Comme en 1994, il a été demandé aux États de la Cemac de procéder à des ajustements internes. C'est le résultat des assises du 22 décembre 2016 à Yaoundé. Et c'est là qu'intervient le FMI. Il vient prescrire le contenu des ajustements internes à mettre en oeuvre. Comme en 1994, si ces ajustements internes sont insuffisants, on aboutira à la dévaluation.

Le franc CFA est piloté par un trésor publique et non par une banque centrale comme l'exige les principes économiques de création et de gestion d'une monnaie. C'est une curiosité et une exclusivité internationale. N'ayant aucune main mise, les États africains sont à la merci du dictat français qui peuvent décider de la dévaluation du CFA au gré de leurs stratégies économiques.

 

En l'etat actuelle des discussions, la France et le FMI a posé des conditions bien difficiles à respecter aux États de la Cemac. Le Cameroun, le Tchad, la RCA sont déjà embarqués dans le processus d'ajustement interne. Mais il manque encore le Congo et la Guinée Équatoriale qui ne jugent pas nécessaire de se plier à ces exigences. Depuis 2016, on constate grâce à ce programme d'ajustement interne les pays membres sont passés de 57% à 60% en 2017 de taux de couverture extérieure du CFA. Une croissance qui dans la réalité est un trompe l'œil. Elle résulte de l'amelioration des balances commerciales, mais davantage des avances financières accordées dans le cadre du programme économique avec le FMI et les bailleurs de fonds tels la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l'agence Française de Développement. Cette augmentation n'est pas la conséquence d'un développement interne réel, encore moin de la production d'une plus value dans le PIB des États membres.

La seule issue de secours, pour sortir de cette pression constante de la France et du FMI et donc du risque permanent de dévaluation, c'est la sortie des pays africains de la zone monétaire CFA.

 

Stéphane Nzesseu







Sunday, 05 June 2022 11:01