Cameroun : Election Présidentielle
LE CAMEROUN NE FINI PAS AVEC NOUS, PRESERVONS LE !
Voici donc le 07 octobre 2018 arrivé, le jour de ces élections jadis lointaines mais certaines. En ce jour, nous, camerounais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest sommes appelés à aller choisir, en toute âme et conscience, celui qui devra pour les sept prochaines années présider aux destinées du Cameroun, notre terre mère, celle-là même qui nous a tout donné et qui ne nous demande en retour que de la préserver. Voici environ six années que mon divorce avec tout culte est consommé. Ce matin pourtant, je m’y suis rendu, je vous laisse deviner pourquoi. La ferveur observée dans la prière pour un déroulement harmonieux de ces élections et la préservation de la paix dans ce pays a achevé de me convaincre, de l’attachement et du profond amour que les camerounais de tout horizon portent à l’endroit de leur pays.
« Il s’agit au sortir d’ici, pour ceux en âge de voter et régulièrement inscrits sur les listes électorales, de vous rendre dans vos bureaux de vote respectifs, munis de vos pièces d’identités, d’attendre sagement votre tour et une fois dans l’isoloir, choisir un bulletin parmi les neuf, le mettre dans une enveloppe et ensuite dans une urne. Ceci fait, vous aurez voté, vous aurez accompli votre devoir de citoyen.» martelait Avec Force Et ferveur le révérend pasteur. En effet, c’est aussi simple que cela. Et pour ceux qui auront le temps, libre à eux de rester jusqu’à la fin du vote et assister au décompte des voix qui est PUBLIQUE. Qu’y a-t-il de mal à préserver son vote ? C’est un acte légitime. Pour autant, faut-il se mettre en porte-à-faux avec les directives de l’instance en charge de ces élections à savoir Election Cameroon (ELECAM) qui proscrit l’utilisation des téléphones portables dans les bureaux de vote ? Faut-il se mettre en porte-à-faux avec ces directives pour quelques raisons que ce soit ? Je pense que non.
Le décompte des voix terminé sur l’ensemble du territoire, sera désigné par la cours constitutionnelle, seule institution habilitée à le faire, le vainqueur de ces élections. Que nous l’ayons voté ou pas, que nous l’aimons ou pas, celui-là sera devenu notre Président de la République et nous devrons tous, comme un seul homme nous mettre à sa suite pour l’aider à matérialiser sa vision du Cameroun qu’il aura su partager avec la majorité d’entre nous.
Le Cameroun n’en est pas à sa première élection présidentielle, il n’en est à la première houleuse et toujours, il a su s’en sortir, il a su déjouer les pronostics les plus sombres à son encontre. Pourquoi en sera-t-il autrement pour celle-ci ? Par où passeront les fauteurs de trouble ? Pas par moi en tout cas, j’y ai trop à perdre et j’en ai l’ultime conviction, je suis loin, très loin même d’être le seul.
La campagne électorale a été houleuse et c’est peu de le dire. Les coups bas ont fusé de toutes parts, la surenchère s’est invitée. L’essor des réseaux sociaux aidant, se sont répandus comme une trainée de poudre, les calomnies les plus abjectes à l’encontre des uns et des autres. Si nous convenons que tout cela fait partie du jeu politique, admettons dès à présent que tout cela est derrière nous et ne l’oublions pas : le Cameroun ne finit pas avec nous, préservons le !
J’ai rempli mon devoir de citoyen. Je rentre « ma chose » chez moi m’écouter « Watafufu ». Mama Katy est revenue et parait-il c’est l’inspiration du Saint-Esprit. L’on me parle d’un Owona debout comme l’Essinga dans l’affaire-là : je m’en vais tirer ça au clair. Je vous en donne des nouvelles prochainement.
Tout le monde a le droit de voter, même dans les régions les plus pauvres du pays! c'est à Kourgui dans la région Extrême Nord du pays que les bureaux de vote ont ouverte tôt ce matin pour accueillir les citoyens
La vidéo ci-dessous vous montre la volonté de tous les citoyens camerounais a participé à ce rassemblement national qui est le vote:
En ce dimanche 7 octobre 2018, les élections ont commencé aussi dans les régions anglophones, avec des soldats du Bataillon d'Intervention Rapide pour assurer la sécurité des citoyens voulant voter!
Plusieurs soldats postés devant chaque bureaux de vote dans ces régions a risque.
Nous voulons rappeler à nos lecteurs que les sécessionnistes ont interdit le droit de vote en zone anglophone et que tous citoyennes vues à ces bureaux, seront tués. Le B.I.R. a dit non.
La sécurité durant cette journée importante, est la priorité des soldats du B.I.R.
Les bureaux de vote ont ouvert tôt ce matin aux alentours de 8h00. à Douala l'atmosphère reste calme, les représentants d'Elecam sont prêts à recevoir les premiers votes
Voici les photos que nous ont transmises nos journalistes sur place :
L’ancien capitaine des Lions indomptables a accompagné Ahmad Ahmad à l’audience du 2 octobre 2018, au Palais de l’Unité.
«Je remercie Eto’o. C’est grâce à lui qu’a été organisée cette visite pour enlever toutes les supputations à gauche, à droite», c’est la déclaration du président de la Confédération africaine de football (CAF) au terme de ses échanges avec Paul Biya, le Chef de l’Etat. Une déclaration qui démontre que l’ancien Capitaine de l’équipe des Lions Indomptables s’implique pour sauver la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. D’ailleurs des sources d’Agence Cameroun Presse révèlent que l’entrevue de Paul Biya et d’Ahmad Ahmad a été possible grâce à la carte jouée par Samuel Eto’o Fils. Le footballeur de renom d’après nos sources a été mis en mission par la Présidence de la République, après que le malgache à la tête de la CAF ait tenu un discours qui a semé le doute dans l’esprit des camerounais. «La CAF n’effectuera aucune communication quant à la décision qui sera prise avant la présidentielle camerounaise du 7 octobre. Nous ne voulons pas perturber la campagne. En 2017, la CAF avait attendu la fin de la présidentielle au Kenya pour annoncer sa décision de lui retirer l’organisation du Championnat d’Afrique des nations [CHAN]», avait-il déclaré.
Les pourparlers relatifs à l’audience de mardi dernier entre Paul Biya et Ahmad Ahmad, ont donc eu lieu lors de l’Assemblée générale de l’instance qui dirige le football en Afrique. Ladite Assemblée s’est déroulée le 30 septembre 2018 en Egypte. Une fois au Cameroun et comme on pouvait s’y attendre, les échanges entre les deux personnalités ont bel et bien tourné sur la capacité du pays à pouvoir organiser ce grand rendez-vous sportif continental. Au terme de cette audience, les camerounais ont été apaisés par le discours du président de la CAF. «La CAF n’a Pas de Plan B, la CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN 2019 au Cameroun. Ce n’est pas la CAF qui organise, c’est le Cameroun qui nous dira demain on est prêt ou alors, on est prêt ou alors, on n’est pas prêt donnez-nous le temps», a déclaré le malgache.
Si les données ont changé, c’est aussi grâce à l’apport de Samuel Eto’o Fils. A titre de rappel, l’ancien capitaine des Lions indomptables, était à bord de l’avion qui transportait le président de la CAF, Constant Omari Selemani le vice-président de la Confédération, Dieudonné Happi le président du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football.
Pour ce qui est des travaux soit de construction, soit de réhabilitation des infrastructures qui seront utilisées lors de la CAN 2019, il faut noter qu’ils vont bon train. Les stades affichent déjà fière allure, les structures hôtelières et de restauration ne sont pas en reste.
Liliane N.
L’on a commémoré il y’à peu, la journée internationale de l’enseignant. A cet effet, nous avons tendu notre micro à l’un des anciens camarades de classe du candidat Cabral Libï qui a suivi les traces du père de celui qui est considéré comme un modèle politique par la jeunesse camerounaise aujourd’hui. Suivons le dans cet entretien
Pouvez vous en quelques mots, nous dire qui vous êtes?
Bonjour je suis un jeune Camerounais et fier de l'être. Quand je naquis, mes parents trouvèrent bon de me donner le nom de Gabriel MEM
Depuis combien de temps exercez vous le métier d’enseignant?
Le métier d'enseignant est très noble. Même si certaines personnes dans ce pays prennent cet ingénieur de la poudre blanche comme un dindon de la farce. Ce métier je l'ai exercé d'abord en tant que bénévole, et pendant huit ans, j’ai contribué à former l’élite dans ce pays. Aujourd’hui, en tant que professionnel, je continue le même exercice après ma sortie de l’école.
Quelles ont été les raisons qui ont motivé votre choix?
J'ai par le passé admiré plusieurs faiseurs d'esprits quand nous étions encore élèves et plus tard étudiants. Au rang de ceux là, figure en bonne place M. Paul NGUÉ NGUÉ le père de Libï Li Ngue Ngue Cabral, qui a su susciter en nous, l'amour et la passion des belles lettres. C'est un morphème de la langue de Molière. Je citerai aussi messieurs Pierre Rodolphe EKAM, Jean Bernard ANYA, Philippe djekalag et bien d'autres.
Ce qui m'a fortement marqué c'est le charisme, l'amour du travail bien accompli, et surtout la joie de former les citoyens en leur transmettant le savoir vivre, le savoir et le il savoir être. Si je n'avais été enseignant, je serais certainement un professionnel de la communication. Car pour moi transmettre est la meilleure des choses qui puisse exister.
Vous avez celebré il y’a quelques jours, la journée internationale de l’Enseignant. Que pensez-vous du thème retenu cette année?
Heureusement que vous levez très bien l'équivoque en parlant de la journée. Il faut à priori signaler que cette année, cette commémoration coïncide avec le 70 ème anniversaire de la déclaration des droits de l'homme.
Pour revenir au thème, disons qu'il est très révélateur. Quand nous parlons d'une éducation de qualité, et d'un enseignant bien formé, il faut tout de suite battre en brèche les différentes écoles de formation qui nous ont moulées. L'adage est bien connu de tous." qui cesse d'apprendre doit cesser d'enseigner ". Il est donc question d'une formation continue pour quiconque veut rester crédible. Il faut participer aux différents colloques et séminaires, exploiter les outils de communication moderne, créer un climat de convivialité au sein de votre institution. Être ce trait d'union entre l'apprenant et la société. Être capable de recevoir des critiques constructives, ne pas se prendre pour le nombril du pape.
Quels sont d’après vous, les difficultés auxquelles font face les enseignants?
Dans ce pays, les enseignants sont marginalisés, sont considérés comme les derniers de la classe. Tenez! Tout commence avec l'entrée à l'ENS pour ceux qui ont la grâce et le privilège d'être retenus. Comment comprendre que l'élève-enseignant ait tous les soucis du monde pour joindre les deux bouts alors que son ami, son voisin d'à côté dès le premier jour est à la solde de l'État ? Quelle est cette justice à géométrie variable ?
L'enseignant dans ce pays est relégué au dernier plan alors que tout le monde sort de son moule, avant d'appartenir à une strate sociale. Le reste de souffrances ne sera qu'une suite logique. C'est tout le monde qui manque de respect à ceux qui forment les esprits. Comment comprendre qu'un parent convoqué à l'établissement pour le suivi de sa progéniture à une date précise choisisse lui, la date qui l'arrange ? Dans ce pays, on demande à un enseignant sorti directement de l'école de rejoindre son poste d'affectation, d'y rester et de produire les résultats escomptés par le politique, sans se soucier de ce dernier qui passe des années sans salaire, sans même frais de relève. L'enseignant camerounais est un paillasson national. Traité de tous les noms d’oiseaux, le pauvre regarde uniquement vers les cieux d'où lui viendra le secours.
Un autre problème que vivent les enseignants et surtout les chefs d'établissements comme en cette rentrée scolaire, est le harcèlement. C'est Monsieur tout le monde qui vient avec des recommandations pour avoir une place sans se soucier des pédagogues qui sont en poste.
Quels sont les défis auxquels vous avez été confrontés, depuis que vous exercez?
Les défis sont énormes. Mais par la grâce divine, nous faisons les efforts pour que tous les citoyens soient formés, à la limite de nos moyens. Car nul ne saurait être plus royaliste que le Roi. Les parents en particulier et la société en générale doivent jouer franc jeux pour qu'ensembles, nous surmontons les obstacles et formons dans la dignité la future élite de ce beau pays. En clair, chacun doit jouer son rôle.
Quelles peuvent être les pistes de solutions pour que l’enseignant sorte de la précarité?
Le chapelet est égrèné tout le temps. Je ne sais pas vraiment s'il faille encore en parler. Les syndicats, les associations d'enseignants en font état sur tous les plateaux, sur toutes les plateformes. Le politique doit se décider et mettre l'enseignant là où il doit être. Prendre en solde dès son entrée à l'ENS, tout élève professeur, l'accompagner dans sa fonction, avec tous les moyens nécessaires.
Pour ce qui est de nos collègues, non reconnaissons que l'État a amélioré leur condition, en les intégrant après un temps bien précis. Je ne voulais pas prononcer ce nom, mais il faut reconnaître que le travail abattu par les vacataires dans les établissements est énorme. Le gouvernement doit réagir promptement.
Au début de cette année, il y’a eu de vives discussions concernant certains manuels scolaires. Quel est votre avis sur la question?
À ce niveau, il faut d'abord saluer la très courageuse décision de M. le Premier ministre de revenir au manuel unique. Vous et moi, avons dans un passé pas lointain utilisé les manuels uniques. Les grands gagnants ici sont les parents qui désormais, font des économies énormes pour une durée bien déterminée, les élèves ensuite qui voient le poids de leur cartable réduit au maximum.
Quant à la querelle sur certains ouvrages et manuels c'est le fruit de tropicaliser à tout prix et par tous les pris ce qui est occidentalisé. C'est parce que chez nous, on veut copier et coller bêtement ce qui se fait de l'autre côté de la méditerranée.
Certains pédagogues vous disent qu'ils utilisent ces manuels depuis. Mais on ne pouvait pas avoir cette vision si on avait continuer avec une multitude d'ouvrages.
Nous sommes en pleine période électorale. Quelles sont vos attentes vis à vis du vainqueur de cette élection présidentielle?
La politique et le politique doivent se mettre de côté et arrêter d'influencer les autres secteurs, surtout celui de l'éducation qui est hyper sensible.
Tous les pédagogues ne demandent qu'une seule chose : la revalorisation de la profession enseignant. Avant d'être président ou je ne sais trop quoi, on passe par l'enseignant. Il donner du sourire et non de l'espoir aux formateurs d'esprits. Que le politique se souvienne de la condition de celui qui l'a moulé, de celui qui l'a forgé, de celui qui lui a appris à écrire son nom, à calculer.... Que les instituteurs sortis de nos écoles soient intégrés sans autre forme de procès. Que les responsables dans nos établissements aient un confort leur permettant de travailler dignement. L'établissement scolaire doit être respecté par tous.
Au demeurant, le politique doit connaître que sans l'éducation, sans l'école, sans la valorisation de la question de ce noble métier, le pays continuera sa descente aux enfers. Que le politique remette au goût du jour, l'instruction civique et la morale. Que Dieu veuille sur le Cameroun et qu'il le bénisse en l’éloignant du spectre ivoirien.
Un dernier mot?
Merci de vous intéresser aux pédagogues car entre éducation et communication, le fossé n'est pas grand.
Entretien mené par Nicole Ricci Minyem
Les cris de détresse de la maman de Melanie vont au delà de cette humble demeure, dane le Quartier Eyebe située dans une banlieue de Yaoundé. La fillette, âgée d’à peine dix ans, a été retrouvée morte dans un fossé, alors que les recherches se poursuivent pour Jessica et Audrey, les compagnes de jeu de l’enfant décédé.
Les trois fillettes, de même que beaucoup d’autres enfants se sont rendus ce soir du 4 octobre, à la place retenue pour le déroulement du meeting organisé par les représentants d’un parti politique. Malheureusement, elles ne sont pas revenues dans les domiciles familiaux. Les parents inquiets, ont organisé les recherches afin de mettre la main sur les enfants qu’on croyait emportées par l’ambiance festive et carnavalesque de ces moments de quête d’électeurs. Hélas, c’est aux premières heures de l’aube de ce 5 octobre que l’on a finalement mis la main sur le corps sans vie de la fillette.
La présence de jeunes enfants dans les meetings politique
La disparition de ces trois enfants, vient mettre en lumière un phénomène vécu durant la campagne électorale. A côté des adultes, l’on a fréquemment vu des mineurs qui venaient gonfler les foules. Ils n’hésitaient pas à se joindre aux caravanes qui sillonnaient les artères des villes choisies pour conquérir les électeurs. La présence de ces écoliers, élèves et peut être aussi enfants de la rue scandant à tue tête, les slogans de campagne ou alors, reprenant les couplets des hymnes conçus pour la gloire du candidat du choix parental n’a jamais inquiété personne.
A aucun moment, les représentants des formations politiques battant campagne parfois très tard dans la nuit, n’ont semblé s’émouvoir de la présence de ces êtres fragiles, au milieu d’une foule dans laquelle pouvait se cacher, des individus à la moralité douteuse. D’ailleurs, la présence des artistes musiciens lors des meetings constituait un élément attractif pour ces petits innocents.
Autre chose, certains parents dont la présence en politique semble se limiter au manger, au boire et à la petite enveloppe offerte sous n’importe quel prétexte à la fin des rassemblements, ont quelquefois utilisé leurs progénitures pour revendiquer et obtenir ce qu’ils convoitaient. Aucun remords n’a semblé les habiter, lorsqu’il fallait se servir des enfants pour exercer un chantage aux personnes accréditées pour les mobiliser. Certains ont même entrainé les leurs dans les débits de boissons, parce qu’il fallait prendre la“ séparante” avec les camarades du parti.
Ce n’est peut être pas le cas des parents dont on déplore la perte des enfants mais, il n’en demeure pas moins qu’on a constaté comme une inconscience collective qui semble habiter ceux et celles qui se sont lancés en politique. Durant les deux dernières semaines, l’ordre des priorités a paru renversé. L’enfant, le jeune, l’avenir a été utilisé comme un pion qui a permis aux uns et aux autres, d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Il leur fallait absolument mettre le paquet, parce que sept autres années à attendre, c’est long.
Rien ne justifie en outre qu’un établissement scolaire serve de bureau de vote et qu’il faille le fermer en avançant l’argument des réfections à faire parce qu’un candidat, qui dit prendre à coeur le devenir de la jeune génération, doit y exercer son droit et son devoir citoyen.
Il est peut être important de créer des lois ou alors, si elles existent, d’insister sur leur mise en application, afin de préserver ces mineurs qui se retrouvent engager dans un contexte qui ne leur sied pas.
Nicole Ricci Minyem
Le club vient de remporter le procès qui l'opposait à la FIFA devant le Tribunal Arbitral du Sport. La FECAFOOT n'a d'autre choix que de restituer à Bamboutos sa place de 3e au championnat avec tous ses effets sportifs.
Condamné par la FIFA pour avoir abusivement licencié l'entraineur belge Johan Buyle, Bamboutos avait fait appel au TAS. Le TAS a donc donne raison au club de Mbouda en reconnaissant que le coach belge n'avait pas les compétences nécessaires pour entrainer une équipe d'Elite One.
Tout commence en Décembre 2015 lorsque le président Justin Tagouh déniche un expatrié pour diriger le banc de touche des "Mangwa boys". Seulement, alors que son recrutement est en cours, la FECAFOOT va saisir le club aux millions de supporters pour lui signifier que Johan Buyle ne réunit pas toutes les conditions pour officier comme coach principal dans le championnat de ligue professionnel du Cameroun. Prenant acte de ce fait, l'équipe de Mbouda décide de se séparer de l'entraineur Belge. Chose qu'il ne va pas digérer. Il porte plainte contre Bamboutos auprès de la FIFA pour licenciement abusif.
Après deux ans de procès la FIFA va rendre la décision de rétrograder Bamboutos de Mbouda en Elite Two et condamné à verser 16 millions de nos francs à Johan Buyle. Le 08 Août 2018 le club est notifié de la décision et quelques jours plus tard il interjette appel au TAS.
C'est donc le dernier acte de ce feuilleton que vient de poser le Tribunal Arbitral du Sport. Il reste à la FECAFOOT de respecter cette décision et de réintégrer Bamboutos dans sa 3e place du championnat Elite One avec la conséquence de sa participation en coupe africaine.
Stéphane Nzesseu
The soldiers of the FDS (Defense and Security Forces) and the BIR are doing their utmost to give all Cameroonians the right to vote!
The People's Army helps these citizens to exercise their constitutional right to choose their next president, in many areas including the Northwest and South West. They are building polling stations with the sole objective of giving all citizens, both English and French, the opportunity to vote on the day of the presidential election, this Sunday, October 7th. The situation in these areas is at risk, preventing residents from going to vote because of the secessionist threat that is all working to destabilize this part of the country. That is why the Rapid Intervention Battalion (BIR) and the Defense and Security Forces (FDS) will be present to ensure the safety of Cameroonian citizens during this election period.
Elecam was able to provide the necessary equipment for the smooth running of elections in the English-speaking region
Maurice Kamto, the leader of the MRC party and presidential candidate, to meet several people including Serge Espoir, we do not know the reason for this meeting, Just that at the end of it, he sits in his car with several tens of francs CFA.
The images are shocking;
A man dressed in a white shirt, handed to Maurice Kamto not far from a few million in 10,000 FCFA bill
Le journaliste Alex Devechio à publier un article ce matin sur MediaPart
La vidéo, de plusieurs minutes, montre Maurice Kamto, ancien ministre de Paul Biya et aujourd'hui principal challenger, en plein acte sexuel. La vidéo est certes de mauvaise qualité, mais elle a troublé de nombreux camerounais, dans un pays où l'homosexualité n'est pas libérée comme en Occident. Très rapidement, la vidéo a été mise hors-ligne et condamnée par les supporters de M. Kamto, mais sa propagation sur WhatsApp n'a pas pu être empêchée. Et s'il est impossible de vérifier la véracité de la vidéo, ses conséquences ont été désastreuses pour la nouvelle coalition des challengers.
Car après une campagne électorale où chacun des 9 candidats a essayé de montrer ses muscles et a refusé toute coalition, vendredi vers 22h, soit à moins de quarante huit heures du scrutin, Akere Muna - opposant historique à Paul Biya - a annoncé son désistement au profite de Maurice Kamto. Une annonce beaucoup trop tardive pour que l'information puisse circuler dans cet immense pays où le taux de pénétration de l'Internet n'est pas tellement élevé dès que l'on sort des grandes villes. D'ailleurs, dans les bureaux de vote, le bulletin "Akere Muna" sera disposé sur la table normalement. Le retirer pour forcer ses supporters à choisir Maurice Kamto serait illégal et frauduleux.
Enfin, cette coalition, est d'autant plus déconsidérée par les camerounais, qu'un article publié hier dans la presse camerounaise et française, dénonce une sale affaire de corruption impliquant Maurice Kamto (de l'époque où il était ministre).
De son côté, le jeune et dynamique Cabral Libii, grand espoir de la politique Camerounaise, ferait son possible pour se coaliser avec un autre candidat perçu comme intègre : Joshua Osih. Et bien que seuls ou ensemble, ils n'ont quasiment aucune chance d'être élus, ils pourraient très bien représenter l'avenir du pays, l'espoir d'une génération politique nouvelle pour le Cameroun de demain.
En attendant, sur le terrain, des centaines d'observateurs ont été disséminés. Ils viennent de l'Union Africaine et du Commonwealth. D'autres arrivent des Etats-Unis ou d'Europe. Et si l'Union Européenne a annoncé ne pas avoir les fonds nécessaires pour venir surveiller les élections (c'est tellement mieux de garder de l'argent pour sur-payer les indemnités kilométriques des députés européens...), cela n'a pas décourager de nombreuses organisations à venir sur le terrain.
Ainsi, sous la supervision de l'ONG Transparency Internationale (importée au Cameroun par l'opposant Maurice Kamto), des centaines d'observateurs feront remonter leurs observations directement par téléphone ou sur Internet. Une formation a d'ailleurs été organisée ce matin, dans le centre de Yaoundé, pour 6 observateurs internationaux. La plupart d'entre eux a déjà été observateur lors d'élections en Afrique et dans le Caucase mais la présence de l'application téléphonique de Transparency est nouvelle.
Ces observateurs, qui promettent l'intransigeance, seront disséminés sur tout le territoire camerounais, en compagnie de leurs collègues de l'Union Africaine.
A présent, la question est de savoir ce qu'il en sera demain soir, à la fermeture des bureaux de vote. Certains craignent des débordements dans au moins deux régions (Nord-Ouest et Sud-Ouest). D'ailleurs, de nombreux artistes ont déjà mis sur Internet des messages, en photo et vidéo, appelant à voter "pour qui vous le voulez" mais "respectez la paix et la stabilité. N'envoyez pas nos enfants à la mort !"
Espérons que les appels au calme soient entendus par tous et qu'aucun candidat ne s'auto-proclame vainqueur dès dimanche soir, alors que les résultats de l'élection sont attendus pour la semaine du 15 au 22 octobre.
Alex Devechio de MediaPart
https://blogs.mediapart.fr/alex-devechio/blog/061018/presidentielle-au-cameroun-sextape-coalitions-et-observateurs-internationaux
Pourtant les prévisions en termes de dépenses budgétaires totales bases ordonnancements étaient de 2 344,2 milliards de FCFA à fin juin 2018.
Pour les six premiers mois de cette année, l’Etat du Cameroun enregistre des dépenses estimées à 2000 milliards de FCFA. Comparé à l’année dernière, il y a une augmentation de 72,5 milliards de FCFA. Toutefois on note qu’il y a un gap compris entre le montant réel des dépenses et les prévisions portées à 2 344,2 milliards de FCFA. Ledit gap est donc de 344,2 millions de FCFA. Première grille de lecture à faire sur cet état de choses, l’Etat du Cameroun a réussi à dépenser moins que prévu. Dans une récente note de Louis Paul motaze, le Ministre des Finances, il indique que cette tendance baissière se voit sur les principaux segments qui structurent les dépenses budgétaires effectuées lors de ces six premiers mois de l’année 2018. Lesdits segments sont des dépenses courantes, l’investissement et le service de la dette publique.
Si on s’en tient à la note du MINFI les dépenses courantes ont connu une baisse de deux milliards de FCFA, au cours des 12 derniers mois pour être à 957 milliards de FCFA. Les dépenses des biens et des services ont aussi baissé de 20,8 milliards de FCFA à la période suscitée. Présentement elles s’élèvent à 305 1 milliards de FCFA. Les dépenses de personnel ont augmenté de 8% et s’établissent à 489 5 milliards à fin juin 2018. Les dépenses de transferts et pensions se chiffrent à 162 4 milliards. Pour ce qui est des dépenses d’investissement, il faut savoir que celles qui ont été effectuées par le gouvernement au cours des six premiers de l’année s’estiment à 741,9 milliards FCFA contre 803,1 de FCFA en 2017. A ce niveau on note une baisse de 61,2 milliards de FCFA entre 2017 et 2018. Il faut toutefois préciser que les dépenses de cette année sont en dépassement de 96,3 milliards de FCFA soit un taux d’exécution de 114,9%.
Parlons à présent des dépenses d’investissement sur ressources propres. La note du MINFI rapporte qu’elles sont à 345,6 milliards de FCFA avec une baisse de 154,2 milliards de FCFA en rythme annuel. Et les dépenses d’investissement sur financement sont 376,2 milliards de FCFA à fin juin 2018. Les dépenses de restructuration sont à 20,1 milliards de FCFA au cours de la période sous revue. Pour ce qui est du segment de la dette publique, rendu au 30 juin 2018 les dépenses étaient à 301,1 milliards de FCFA. Au premier semestre de l’année 2017 elles étaient à 165,5 milliards de FCFA. Il y a donc une hausse de 135,7 milliards de FCFA en glissement annuel. Pour ce qui est de la dette extérieure, les dépenses enregistrées sont de 170,8 milliards de FCFA à fin juin 2018 contre 88,9 milliards de FCFA en fin juin 2017. Pour ce qui est des paiements au titre de la dette intérieure, ils évoluent en passant de 76,5 milliards de FCFA à fin juin 2017 à 130,2 milliards de FCFA.
De façon globale, on constate que l’Etat a fait des efforts pour réduire ses dépenses publiques. Il convient peut-être de rappeler qu’il s’agit de l’application d’un des engagements que le Cameroun a pris au travers du Programme Economique et Financier. Ledit engagement a été signé avec le Fonds Monétaire International. Une source d’Agence Cameroun Presse qui requiert l’anonymat que ce n’est pas un fait surprenant. Car Cyrille Edou Alo’o, le directeur général du budget au Ministère des Finances avait déjà indiqué que la rationalisation des dépenses de l’Etat camerounais va revêtir plusieurs formes, au cours de l’année budgétaire 2018. «La réduction du train de vie de l’Etat va se poursuivre. Il y a quelques actions phares, parmi lesquelles le comptage physique du personnel de l’Etat, qui permettra de ramener la masse salariale au niveau où elle doit être réellement».
Liliane N.
Les travaux dans le domaine mécanique ont un pourcentage de 10%.
Le chantier a été visité par Ernest Gbwaboubou le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique. De la dite visite effectuée précisément sur le chantier de construction de la 3ème usine des Cimenteries du Cameroun (Cimencam) logée dans la localité de Nomayos, une banlieue de la capitale, on a appris que le taux de réalisation est de 73% pour ce qui est du génie civil et de 10% côté mécanique. Rappelons que cette usine apparaît comme la plus importante de la filiale camerounaise du groupe Lafarge. Cimencam compte en fait sur ladite usine pour s’imposer comme le plus grand producteur de ciment au Cameroun. A la cérémonie de passation de service entre lui et Benoît Galichet le 9 juillet 2018, Pierre Damnon, ex-directeur général des Cimenteries du Cameroun, filiale locale du groupe Lafarge-Holcim avait déclaré «en matière d’investissements, je crois que c’est Nomayos qui est le plus important. Lorsqu’on va à Nomayos aujourd’hui, il y a pratiquement 200 personnes qui travaillent, quelques Chinois et beaucoup de Camerounais. Le génie-civil est bien avancé, un nouveau broyeur est sur le site. Dans moins d’un an, Nomayos produira».
Peut-être faut-il parler des prévisions faites sur la production de l’usine Cimencam de Nomayos. Elle doit avoir une capacité de production de 500 000 tonnes par an. Ce qui doit porter à 2 millions de tonnes, la capacité de production globale de Cimencam. Cette entreprise après 48 années de monopole, a perdu le leadership sur le marché camerounais du ciment, moins de 2 ans seulement après l’ouverture de l’usine Dangote Cement dans le pays, en 2015. Le coût de construction de cette unité de broyage est estimé à 23 milliards FCFA. L’investissement a finalement bénéficié des dispositions de la loi de 2013 (révisée en 2017) «portant incitations à l’investissement privé en République du Cameroun». Laquelle loi octroie d’importantes exonérations fiscalo-douanières (5 à 10 ans) aux opérateurs économiques, aussi bien pendant les phases d’installation que de production de leurs entreprises.
Le côté social de ce projet est qu’il y est attendu la naissance de 200 emplois directs et indirects au moment de la mise en service de l’usine. Notre confrère Défis Actuels dans son édition du 4 au 7 octobre 2018 faisait remarquer que les autorités camerounaises ont une confiance pour la qualité du ciment de Cimencam. «Ses ciments dit-on, répondent à plusieurs types d’applications, et son béton prêt à l’emploi séduit plus d’un», peut-on lire dans le journal. Ils sont utilisés dans les projets tels que la construction des logements sociaux, des stades à Yaoundé et à Garoua, le barrage hydroélectrique de Lom Pangar, le second pont sur le Wouri, les autoroutes de Yaoundé-Nsimalen et Yaoundé-Douala. A titre de rappel c’est en mai 2016 que l’Etat du Cameroun et Lafarge-Holcim ont signé la convention d’investissement sur ce projet. La cérémonie de pose de la première pierre avait déjà eu lieu sur le site de construction de l’usine, en septembre 2011, quelques jours seulement après le lancement des travaux de construction de la cimenterie Dangote de Douala.
Selon les prévisions, la nouvelle usine de Cimencam pourrait être achevée en 2019.
Liliane N.