C’est au travers d’une décision rendue publique ce 10 décembre que le chef de terre fait savoir aux membres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun qu’ils ne sont pas la bienvenue dans sa localité.
La décision dit expressément : « Est interdite dans l’ensemble de ‘Arrondissement de Yokadouma pour des raisons suscitées, la tenue de la réunion du parti MRC projetée dans la ville de Yokadouma pour la journée du mardi 10 décembre 2019. » Une décision prise ce même mardi matin par le tout nouveau sous-préfet de l’arrondissement de Yokadouma, ESSIE ZE GUY REGIS. Une décision difficile à comprendre quand observe les faits, les circonstances de tenue de ce qui n’était aucunement une réunion publique mais une simple rencontre privée dans un domicile privé.
En effet, une délégation du directoire du MRC est depuis deux jours dans la localité de Yokadouma. Une délégation conduite par Maître Emmanuel SIMH, 3e vice-président du MRC et avocat au barreau du Cameroun. L’objectif de la délégation est simple. Après l’annonce de la non-participation du parti aux échéances à venir, il est de bon ton que le directoire se rapproche des membres dans diverses localités pour expliquer le bien-fondé de l’acte pris par le président Maurice Kamto et saisir l’occasion pour apaiser les tensions nées de cette décision brusque de ne plus prendre part aux élections législatives et municipales. C’est donc cette action politique et de sensibilisation que le sous-préfet se croit le devoir d’interdire.
La vérité est que dans les contrées comme Yokadouma, il ne se passe pas souvent des activités qui permettent de se mettre en scène. Or, cela est bien connu, le MRC fait vendre. Alors pour exister le sous-préfet peut se livrer à des actes aussi gratuit qu’incompréhensible. C’est très souvent aussi l’occasion de démontrer à la hiérarchie qu’on existe et qu’on fait bien son travail. D’un autre côté on se demande s’il n’y a pas une consigne donnée par le ministre de l’administration territoriale aux différents responsables administratifs déconcentrés de ne permettre sous aucun prétexte une quelconque manifestation du MRC dans une partie du triangle national. Des conjectures qui seraient proches de la vérité quand on lit tout l’acharnement du ministre Atanga NJI à l’endroit des membres et même du parti de la renaissance. Malheureusement il faut dire que c’est de la publicité gratuite pour un parti qui aurait pu s’en passer.
Stéphane NZESSEU
Renforcer les capacités dans le secteur minier (Precasem), tel est l’objectif du projet financé par la Banque mondiale et lancé en avril 2019. Il s’agit d’une campagne de levée géophysique aéroportée complémentaire, dans les régions du Littoral, Sud, Est, Adamaoua et du Nord.
Selon l’information contenue dans une réclame, cette campagne qui prend fin officiellement en mois de juin 2020 vise à permettre de faciliter l’exploration du sous-sol des cinq régions camerounaises concernées. Il est question pour la circonstance, de déceler leur potentiel minier, et c’est l’entreprise Sud-africaine Geotech Airbone Ltd qui réalise les travaux. Rappelons que cet opérateur avait conduit la première campagne consacrée à la « levé géophysique aéroporté » sur une superficie de 160.000 kilomètres carrés, réparties dans six régions du Cameroun à savoir le Nord, Adamaoua, Ouest, Est, Littoral et Centre.
Lancé en date du 24 janvier 2017 dans six régions camerounaises que sont l’Adamaoua, le Centre, l’Est, le Littoral, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ces travaux sont couplés au programme de cartographie et de géochimie. Des travaux qui ont permis ainsi à la structure de déceler d’importants indices miniers sur 300 nouveaux sites, au cours de la période 2014/2019.
Le Gouvernement camerounais fait savoir que les minéraux enfouis dans ces nouveaux sites sont les suivants : l’or, du Zinc, des terres rares, de l’uranium, du Nickel, du rutile ou encore du manganèse.
A terme, le Cameroun compte être doté de 13 nouvelles cartes géologiques en soutenant des ressources minières des zones non visitées jusqu’à cette date et ayant fait l’objet d’un nouvel inventaire. Il vise à porter la superficie du territoire camerounais de 40 à 60%.
Innocent D H
Sa Majesté Biloa Effa a répondu au ministre de l’administration territoriale. Le Chef traditionnel renvoie le patron des chefs de terre à ses cours de droit administratif.
Voici ce qu’a dit précisément le chef traditionnel récemment destitué par le ministre Paul Atanga Nji de l’administration territoriale : « Ce torchon relève de la farce. Je suis le chef coutumier des Mvog -beti du clan Mvog Tsoung Mballa, le 5è de la dynastie. Ce n'est pas un acte administratif qui fait de moi ce que je suis. C'est par dévolution héréditaire que je suis Chef Coutumier. Le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji gagnerait à réviser ses cours de droit administratif. C'est pénible pour un personnage comme celui-là. Il n'échappe à personne, le rôle que joue ce personnage dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Le Chef traditionnel démis de ses fonctions de chef du 3è degré du quartier Messa Nko'aba n’a aucune considération pour la décision du ministre qu’il qualifie de « torchon ». C’est pour amuser la galerie et faire l’intéressant pourrait-on dire. Une farce. Dans la suite de ses propos, le chef traditionnel fait une opposition entre le pouvoir temporel et le pouvoir atemporel qui est celui dont est revêtu les chefs traditionnels, les représentants des ancêtres auprès de la communauté dont ils ont la responsabilité. Il est évident et personne ne saurait le contester, un chef est le dépositaire du pouvoir spirituel et des tradition d’une communauté. Il tire sa légitimité de sa naissance et non des conditions administratives qui pourraient lui conférer cette fonction. Il ne tire son pouvoir encore moins d’une élection au cours de laquelle il serait désigné pour un mandat qui prendra fin à un moment précis. Un chef ne cesse ses fonctions que par sa mort. D'ailleurs, il est admis dans de nombreuses sociétés qu’aucune personne ne peut « s’asseoir sur la chaise » du monarque pendant qu’il est encore vivant.
Des réalités et bien plus que le ministre Paul Atanga NJI a omis au moment où il prenait sa décision. C’est pourquoi, le Chef coutumier des Mvog–Beti du clan Mvog Tsoung Mballa a renvoyé monsieur le ministre à ses classes, en lui faisant remarquer que ce n’est pas un acte administratif qui fait de lui le chef qu’il est. Et pour sortir, le chef de 3e degré semble accuser Atanga NJI d’être responsable d’un certain nombre de forfait dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais quoi ? peut-être le saura-t-on très prochainement.
Stéphane NZESSEU
S.E Christophe Guilhou Ambassadeur de France au Cameroun a été reçu hier 10 décembre 2019, au Palais de l’Unité.
Il était porteur d’un pli fermé à remettre à Paul Biya le Président de la République. S.E Christophe Guilhou Ambassadeur de France au Cameroun a rencontré hier, le Chef de l’Etat au Palais de l’Unité. A l’issue de l’audience, le Diplomate français a révélé les points de l’échange avec Paul Biya. Le premier de ces points, a porté sur l’objet du pli fermé dont l’auteur est Emmanuel Macron le Président de la République de France.
« M. le Président Biya a bien voulu m’accorder une audience, au cours de laquelle je lui ai remis un message du Président de la République Emmanuel Macron qui est un témoignage d’amitié, de coopération après la Conférence mondiale sur la reconstitution du fonds mondial sur le Sida qui a eu lieu à Lyon le mois d’octobre dernier, à laquelle a participé le Président Paul Biya. C’est un message de remerciement fait par le Cameroun en matière de lutte contre le Sida », a déclaré S.E Christophe Guilhou.
Le deuxième point des échanges entre Paul Biya et Emmanuel Macron a porté sur les relations bilatérales entretenues par le Cameroun et la France. L’instant de l’audience, le Chef de l’Etat et son hôte ont passé en revue lesdites relations.
« Nous avons profité de cet entretien, pour faire un tour d’horizon sur la coopération d’amitié entre nos deux pays, entre la France et le Cameroun. Cette coopération est une coopération vivante, c’est une coopération riche. Elle est dense. C’est ce tour d’horizon que nous avons fait ensemble, pour continuer à renforcer encore l’amitié entre nos deux pays. C’était une discussion très longue. Donc nous avons parlé de l’ensemble des sujets qui concernent la relation entre nos deux pays et y compris les relations économiques, et tout ce qu’a fait la France, et tout ce que continue de faire la France dans ce pays pour le développement du peuple camerounais et l’économie en générale », a déclaré S.E Christophe Guilhou.
Liliane N.
L’Organisation non gouvernementale rapporte que parmi les 275 personnes tuées, on compte 225 civils.
Amnesty international vient de produire une étude sur les exactions commises par Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du pays. Il ressort de ladite étude que de janvier à novembre 2019, la secte a ôté la vie à un minimum de 275 personnes. Celles-ci n’ont pas toutes été tuées de la même façon. Il y en a qui ont été mutilées. Aussi l’Organisation non gouvernementale (Ong) relève que parmi les victimes qui n’ont pas perdu leur vie, il y en a, à l’occurrence les femmes, qui ont eu des oreilles enlevées.
Amnesty qui affirme avoir mené une enquête sur le terrain, indique que Boko Haram s’est rendu coupable des crimes de droit international et d’une série d’abus des droits humains. Ces crimes et abus ont été commis dans la période allant de janvier à novembre 2019. Selon l’Ong a pillé et incendié des maisons et des centres de santé. Elle a recensé l’homicide d’un non-voyant et trois femmes amputées d’une oreille.
En plus de livrer les résultats de son enquête, Amnesty international déclare s’être entretenu avec les populations de la région. Celles-ci lui auraient confié qu’elles se sentent abandonnées par les autorités.
« Les personnes que nous avons rencontrées dans l'Extrême-Nord du Cameroun vivent dans la terreur. Beaucoup ont déjà été témoins d’attaques de Boko Haram et ont perdu des proches ou des connaissances. Elles ne se demandent plus s’il y aura de nouvelles attaques mais quand cela arrivera. Elles se sentent complètement abandonnées », a déclaré Samira Daoud, la Directrice régionale par intérim d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Amnesty invite les autorités à procéder au renforcement de la protection des populations de l’Extrême-Nord. Si cela n’est pas fait, l’Ong indique lesdites populations finiront par abandonner leurs localités.
Liliane N.
Cette députée de l’Union pour la démocratique du Cameroun (UDC) ainsi que ses autres collègues de l’opposition ont boycotté la séance d’adoption du budget de l’exercice 2020 dont le projet est porté par le Gouvernement. Pour elle, les procédures requises pour la préparation de la loi de finances n’ont pas respecté la réglementation en vigueur.
D’entrée de jeu, Patricia Tomaïno Ndam estime, la présentation de cette loi, en ce moment reflète le manque de sérieux chez les gouvernants. « Comment on peut après quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire, qu’on commande le corps électoral et en même temps qu’on puisse demander aux députés d’adopter le budget en toute sérénité ? », s’interroge-t-elle abondamment. « Il est temps d’arrêter de se jouer des Camerounais, de tromper les Camerounais », souligne en outre la députée de l’UDC.
Dans le camp du Social democratic Front (SDF), une députée a fait savoir au Président de l’Assemblée nationale que son parti partage le même point de vue que les autres formations politiques de l’opposition.
Dans les rangs des représentants des gouvernants, c’est un sentiment de satisfaction qui prévaut. Les uns et les autres nourrissement le plein espoir de voir la séance aller vite au niveau de la chambre haute du parlement (Sénat).
Lire aussi : Le budget du Cameroun de 2020 connaît une baisse de 260 milliards de FCFA par rapport à l’exercice précédent
Innocent D H
Les inondations reviennent à cause des pluies tombées dans la région de l’Extrême-Nord ces derniers jours.
Alors qu’on pensait que la région de l’Extrême-Nord avait déjà fini avec les inondations, les dernières nouvelles font état de leur retour, depuis le weekend dernier. Les populations du département du Logone-et-Chari, plus exactement celle de Fotokol sont celles qui souffrent le plus. Leurs déplacements sont devenus difficiles. La situation étant délicate et nécessitant dans l’immédiat des réponses, le Préfet du département du Logone-et-Chari a présidé une réunion de crise le lundi 09 décembre 2019. L’objectif de cette réunion était de trouver une solution à cette catastrophe naturelle.
A titre de rappel, il faut souligner que l’Extrême-Nord est une région habituée de graves inondations. Il y a juste de cela deux mois, que les yeux étaient encore rivés de ce côté du pays. Du fait de cette catastrophe, de milliers de personnes ont été obligés d’abandonner leurs maisons. Ils sont devenus des sans-abris. Les localités de Kaï-Kaï et d’Alvakaï ont été les plus touchées. Elles sont concernées par le Projet d’urgence de lutte contre les inondations (PULCI) décidé par le Chef de l’Etat.
Dans la première mentionnée, il y a eu 26 villages pour 1112 ménages affectés. Dans l’arrondissement de Maga, on a compté environ 665 familles soit plus de 5000 personnes touchées par les inondations. A Zina, on était à plus de 143 villages affectés. Le pire s’est même produit avec 13 villages qui ont totalement disparu de la surface.
La situation connue par le Président de la République, des mesures avaient été prises pour limiter les dégâts et venir en aide aux populations sinistrées. Sou-Oudi Ibrahima le Sous-préfet de Kaï-Kaï avaient relevé que les populations des zones sinistrées avaient été sommées de rejoindre l’espace titré et borné par l’Etat au lendemain des inondations de 2012.
Liliane N.
L’entreprise canadienne est déjà à pied d’œuvre. La nouvelle responsable du parachèvement des travaux de construction du stade Paul Biya est mobilisée, et ses équipes s’installent déjà sur le chantier d’Olembe.
Répondant aux questions de journalistes, Monsieur Franck Matière, le vice-président du groupe de construction canadien a tenu à rassurer les camerounais et l’opinion publique internationale sur sa capacité à terminer dans les délais ce nouveau challenge qui se présente à son entreprise. Il dit avoir pris connaissance des plans des travaux, ses équipes et lui sont au fait de ce qui a été réalisé jusqu’ici et ce qui reste à faire. Il prétend avoir une telle connaissance des défis qu’il s’est déjà fixé un plan d’action d’urgence.
D'après son management, la société MAGIL va dans un premier temps commencer par terrasser les aires de jeu. Celui u grand stade et celui du stade annexe. Car pour être dans les délais il va falloir planter le gazon bien avant le mois de Mars prochain. Et travailler à ce qu’il soit opérationnel avant la fin de l’année pour une compétition qui devrait se jouer en janvier – février 2021. Ces opérations de terrassement devraient démarrer dès que possible. D'ailleurs, le groupe MAGIL a déjà fait monter 31 camions sur Yaoundé. Des camions transportant essentiellement des gros engins pour le chantier. Ces différents camions étaient dores et déjà visible sur le chantier ce mardi.
Mais il faut attendre le départ effectif des engins de PICCINI du chantier. Ce qu’ils ne sont pas visiblement pressés de déplacer. L’entreprise italienne dont le contrat a été unilatéralement abrogé par la partie camerounaise, et le ministre des sports et de l’éducation physique, est en cours de procédure de contestation de cette décision du gouvernement que PICCINI qualifie de non fondé voir arbitraire. De toutes façons, les procédures s’annoncent longues. Mais qui peut dire si PICCINI va bloquer le chantier ou tout au moins limiter son accès en y laissant ses engins. Difficile à dire en l’état de la situation de crise entre les deux parties.
Franck Matière, le Vice-président de MAGIL a annoncé qu’en plus de ces 31 camions venus de Douala, plus d’une trentaine d’autres camions arriveront sur le chantier d’Olemebe avant la fin de la semaine. Question de se lancer le plus vite dans la construction. Puisque tout le monde le sait, le Cameroun est désormais dans un contre la montre avec la Confédération Africaine de Football (CAF). La CAF qui venait de déplacer la période de la phase finale de la CAN, du mois de juin – juillet pour la période de Janvier – Février.
Stéphane NZESSEU
Supportée par les exportations de Gaz naturel liquéfié (GNL), la production nationale de Gaz s’élève à plus de 1,8 milliards de m³ en date du 31 octobre 2019 concernant des prévisions de clôture de 2.232 milliards de m³, renseigne la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Cette capacité productive est appelée à augmenter de 28,29% comparativement aux réalisations obtenues en 2018.
Pour l’approvisionnement du marché national, la production du GNL a permis à la SNH d’assurer la livraison de 20.545,05 tonnes de Gaz de pétrole liquéfié. L’équivalent de 1.643 604 bouteilles à gaz d’une capacité 12,5 kg. Ce qui a dans la foulée favorisé une croissance de 943.604 bouteilles étant donné que la SNH a livré près de 700.000 bouteilles de 12,5 kg durant l’exercice 2018, du gaz utilisé par les ménages.
Au niveau du gaz naturel, 8.320 milliards de pieds cubes de gaz ont été distribués par la SNH, soit 235.605 millions de m³ à la centrale thermique de Kribi pour la production de l’énergie électrique. Si l’on procède à une confrontation du taux de consommation de ce gaz par rapport à l’année précédente à une même période, l’on note une baisse de l’ordre de 15,44%.
Précisons que la SNH a exporté 16 cargaisons de GNL d’un volume total de 2.295 millions mètres cubes, ce qui représente une quantité d’énergie de 53 202 960 millions de BTU (Unité thermique britannique).
Innocent D H
Ces armes de guerre étaient détenues par des preneurs d’otage. Lesdits preneurs d’otage ont refait surface depuis le début de ce mois de décembre 2019, dans la région de l’Adamaoua.
L’opération conjointement menée par les éléments du 4e Bataillon d’intervention Rapide (Bir) de Garoua, et du 5e Bataillon de Ngaoundéré, au Parc national de la Bénoué a été fructueuse. Ladite opération qui a duré 5 jours, a permis de faire la découverte d’une cache d’armes. Le bilan de ladite opération fait état de plus de 13 armes de guerre et plus de 700 minutions récupérées dans la nuit du 4 au 5 décembre 2019. Pour aller dans les détails, les prises des Forces de défense étaient composées de 09 Kalachnikovs AK47, 26 boites chargeurs, 05 chasubles porte-chargeurs, des effets vestimentaires, des denrées alimentaires, des téléphones portables, des plaques solaires, des cadenas et des chaînes. Il y a aussi eu quatre malfrats abattus.
Il y a lieu de préciser que les armes de guerre, les munitions et autres choses suscitées appartenaient aux preneurs d’otage. Ces derniers depuis le début du mois en cours sont revenus semer la terreur. « Le boss a eu des renseignements sur une présence suspecte des hommes dans le Parc national de la Bénoué. Il nous a réuni et a également informé son collègue de Garoua, qui a aussi réuni ses éléments. Nous nous sommes tous retrouvés sur les lieux. Ces malfrats ont senti notre présence et ont ouvert le feu sûr nous en premier. Dieu merci, nous n’avons enregistré aucune perte en vie humaine de notre côté », raconte dans le journal L’œil du Sahel, un élément du 5e Bir qui a pris part à l’opération.
Avant l’assaut susmentionné et plus précisément dans la nuit du 1er au 2 décembre 2019, les éléments du 5e Bir ont fait un premier. C’était dans la localité de Djaouro-Fio, dans l’arrondissement de Méiganga, département du Mbéré dans l’Adamaoua. Les Forces de défense ont mis la main sur 04 Kalachnikovs AK47, plus de 200 munitions de guerre, 08 boites chargeurs. Il y avait également des chaînes et cadenas nécessaires pour retenir en captivité les otages.
Liliane N.
Le parti de Jean De Dieu Momo ne sera pas dans la course des élections dans le département du Mfoundi. Depuis sa nomination comme ministre de la république, le ministre délégué à la justice avait fait de l’arrondissement de Yaoundé 6e et donc du département du Mfoundi, son nouveau fief électoral. Une assise politique qui ne sera malheureusement pas confirmée par l’élection.
La raison évoquée par le conseil électoral d’Elecam est simple mais à la limite de l’hilarité. En effet, d’après les délibérations du Conseil Electoral, les candidats du PADDEC n’ont pas déposés de caution dans leurs dossiers de candidatures. En d’autres termes, les candidats de ce parti politique n’auraient pas pu mobiliser la somme de 1 million par candidat pour espérer être membre de l’Assemblée Nationale du Cameroun. Or au cours d’une sortie médiatique sur les antennes de Canal 2 international, le président dudit parti, le ministre Jean De Dieu Momo, se frappait la poitrine pour avoir dépensé plus de 10 millions de FCFA comme investissement pour permettre les candidatures de nombres de ses militants. On est donc en droit de s’interroger sur la sincérité des propos tenus par le ministre délégué à la justice, l’avocat Jean De Dieu Momo.
Difficile à dire à ce stade de la procédure. Les partis ont encore la voie du recours devant le Conseil Constitutionnel pour présenter les preuves du dépôt de leurs cautions. Il suffira alors de produire les reçus du service des impôts payés à la bonne date. Toute chose qui suffira à faire rentrer ces candidats dans leurs droits et les réinscrire dans la course pour les élections législatives dans le département du Mfoundi. Le cas échéant, ce serait catastrophique pour le parti de Jean De Dieu Momo qui dans l’impossibilité de renverser Jacques YOKI ONANA à Yaoundé 6e, ne pourra non plus espérer un représentant au parlement.
Il faut reconnaître que la pratique au sein du PADDEC est similaire à ce qui a été fait dans plusieurs autres partis politiques. Des partis comme le PCRN ont annoncé officiellement avoir cotisé la somme de 90 millions de FCFA pour financer les cautions de ses candidats. Une situation qui témoigne de ce que plusieurs acteurs politiques se sont trouvés dans la difficulté de mobiliser le montant exigé pour les cautions individuelles. Toutes choses qui laissent également entrevoir la forte présence de l’administration centrale desdits partis politiques dans la gestion des différentes circonscriptions électorales glanées.
Stéphane NZESSEU
Le ministre de l’Administration territoriale semble avoir fait des partis d’opposition et singulièrement du MRC, son principal cheval de bataille. Ses prises de positions et de décisions tendent à laisser croire au sein de l’opinion publique qu’il en veut personnellement à certains acteurs politiques.
Depuis sa nomination comme ministre de l’administration territoriale, le ministre Paul Atanga NJI semble avoir décidé de faire de la déstabilisation de certains partis politiques son principal cheval de bataille. Et le principal parti auquel a décidé e s’en prendre monsieur le ministre est le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Entre coup de gueules à l’endroit des militants et dirigeants de ce parti, et des prises de décisions contestables mettant à mal certains membre du MRC, ou visant les intérêts de ce parti qui comme tous les autres participent à l’épanouissement politique des citoyens camerounais.
Les derniers actes et dernières prises de paroles en date le prouve à suffire. D’abord, l’acte de destitution d’un Chef traditionnel, du fait de son appartenance à un parti politique et suite à ses activités politiques dans la vie du parti en question. Paul Atanga NJI a fait preuve d’une violence inouïe en prononçant à l’endroit de Sa Majesté Effa une sanction lourde sans au préalable être passé par les étapes intermédiaires de sanction que sont les avertissements, les blâmes, suspensions avant la destitution. De plus, à titre de comparaison, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les régions en crise, il y a de nombreux chefs traditionnels qui seraient alliés aux sécessionnistes. Mais Paul Atanga NJI estime que ces ralliements avec des forces qui combattent l’armée régulière sont mineures. Et qu’aucune de ces autorités traditionnelles ne méritent ne serait-ce qu’un avertissement.
Le 02 décembre 2019, au cours d’une conférence de presse, le ministre déclare : « Nous faisons face à toutes sortes d’impostures. Un parti annonce qu’il ne prendra pas part aux élections législatives et municipales dans les conditions de sécurité actuelle. Or, je me rends compte que les militants de cette formation politique ne peuvent même pas faire le plein d’une cabine téléphonique. » des propos manifestement moquant à l’endroit d’un parti politique qui est arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle avec plus de 14% des suffrages exprimés. Une volonté manifeste de dénigré de la part d’un ministre de la république qui devrait être l’exemple de la neutralité et le garant de l’équilibre dans le jeu démocratique. A côté de ces propos, le ministre a très régulièrement proféré des menaces à l’endroit des militants du MRC. Des propos qui ont le plus souvent participé à radicaliser certains camerounais. A la fin on se demande bien quelles sont ses intentions réelles ? Promouvoir la démocratie ou la saborder ?
Stéphane NZESSEU
Le Conseil électoral d’Elections Cameroon a procédé ce lundi 09 décembre à la publication des listes des partis politiques retenus et non la liste des candidats dont les dossiers ont été trouvé complet et retenu pour compétir dans le cadre des élections du 09 février 2019. Or la loi parle de liste de candidats et non de liste de partis politiques.
Au cours de la longue journée de ce lundi 09 décembre 2019, le président du Conseil Electoral Enow Abrahams Egbe n’a pas rendue publique la liste des candidats aux différentes élections comme indiqué par la loi. Sans grande explication, l’organe en charge de l’organisation des élections a choisi de publier les noms des partis politiques retenus pour les compétitions aux législatives et municipales.
Selon l’avocat camerounais Christian Ntimbane cette attitude de Elecam n’est pas conforme à la loi. Il fait savoir dans une post sur son compte Facebook qu’« en effet conformément à l'article 187 du code électoral en ce qui concerne les législatives, il est indiqué que : "Soixante jours (60) jours au moins avant la clôture du scrutin, le conseil électoral arrête et PUBLIE LES LISTES DE CANDIDATS". Le dernier délai de publication des listes des candidats était donc fixé à hier le 09 décembre 2019 à minuit. » Seulement, sur ce dernier point, il y a quelques remarques importantes à faire. Certes, Elecam a choisi de publier ces listes le 09 février, mais les 60 jours dont parle la loi devrait tenir compte de ce que les mois de Décembre et de Janvier ont chacun 31 jours. De ce point de vue, les 60 jours tomberaient le 11 décembre. C’est en raison de ce détail qu’il est possible de croire qu’Elecam peur encore jusqu’au 11 décembre rendre public les listes comme demandée par la loi.
« En effet, en lieu et place de la publication des listes des candidats, le conseil électoral a plutôt publié les statistiques des candidats des partis politiques qui vont concourir comme il est clairement précisé dans le communiqué rendu public par le Conseil électoral le 09 décembre 2019 : " Le conseil électoral réuni en session de plein droit le 09 décembre 2019, suite à l'examen des dossiers de candidatures à l'élection des députés à l'assemblée nationale, après délibération a décidé à l'unanimité de ses membres D'ACCEPTER LES LISTES DES PARTIS POLITIQUES ci-après dans le cadre du scrutin du 09 février 2020, présenté par régions et par circonscriptions électorales"
Et de conclure : "Le présent communiqué de presse est publié conformément aux dispositions des articles 187 du code électoral qui dispose : "Soixante jours (60) au moins avant la date du scrutin, le conseil électoral arrête et publie la liste des candidats".
Au vu de cette référence, à l'article 187 du code électoral, il apparaît clairement que c'est ce report statistique des nombres de candidatures retenus par parti politique que le Conseil électoral considère comme la liste des candidats. Or une liste des candidats suppose l'énumération des candidats retenus par listes.
Le corps électoral n'a dès lors pas les noms des candidats retenus sur les listes par le Conseil électoral. » Décrit l’homme de droit.
Lire aussi : Listes des partis politiques retenus pour participer élections législatives de février 2019
Stéphane NZESSEU
Le conseil électoral du Cameroun a procédé hier à la publication des listes des partis politiques dont les candidatures ont été retenues pour participer aux élections législatives et municipales du 09 février 2019.
Comme convenu dans le Code électoral, notamment en son article 187, le conseil électoral publie la liste des candidats soixante jours au moins avant la date du scrutin. Elections Cameroon a publié lesdites listes dans la nuit du 09 au 10 décembre 2019. Selon le commuiqué rendu public par Elecam à cet effet, 451 listes de condidatures présentées par 35 partis politiques ont été acceptées sur les 470 listes présentées.
Elecam rajoute que "la décision de rejet de d'une candidature ou celle portant publication es candidatures peut faire l'objet d'un recours devant le Conseil Constitutionnel, dans les articles 128, 129 et 130 ci-dessous (du code électoral, ndlr)", conformément à l'article 125 alinéa 3 du Code électoral.
Réuni en session de plein droit ce 09 décembre 2019, suite à l'examen des dossiers de candidature à l'élection des députés à l'Assemblée nationale, Elecam a délibéré et décidé d'accepter les listes suivantes :