C’est dans le cadre d’un atelier de trois jours qui réunit à Garoua, des participants issus de la Délégation régionale de la Santé publique pour le Nord et des formations sanitaires de la région. Une plateforme qui vise à mieux outiller les logisticiens médicaux sur la gestion des stocks et l’utilisation correcte des équipements de protection individuelle contre le coronavirus.
Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, le Gouvernement camerounais a pris une batterie de mesures visant à limiter la propagation de la pandémie et de veiller à la protection des personnels de santé dans les formations sanitaires. Ce qui implique une meilleure lisibilité des niveaux des stocks en intrants disponibles pour une bonne planification des approvisionnements.
L’atelier organisé par le Programme alimentaire mondial vient donc en appui aux actions des pouvoirs publics afin de capaciter les personnels de santé dans le Nord. « C’est très important de savoir comment conserver les intrants qui sont utilisés dans la lutte contre le Covid, comment les acheminer jusqu’aux bénéficiaires et comment il faut les entretenir. Tous les logisticiens des 15 districts de santé que compte la région du Nord sont présents à cette rencontre », soutient Léopold Etotoue Southy, participant.
Il est entre autres question, de rappeler aux participants les notions générales sur le système d’information et de gestion logistique, de présenter les nouvelles procédures et circuit d’approvisionnement en intrants Covid-19. « A la demande du Gouvernement camerounais, avec la Covid-19, il fallait qu’on ait une idée fixe de qu’est-ce qu’on peut faire ensemble en tant que logisticien médical », explique Bertrand Ngama Gne-Kamba, chargé de logistiques médicales au PAM.
Ces personnels de santé dans le Nord, vont être formés sur les techniques de prescription appropriées et la gestion rationnelle des médicaments selon le protocole de prise en charge des cas Covid-19 en vigueur.
Innocent D H
Ils sont réunis à Garoua, la cité capitale de la région du Nord dans le cadre d’un atelier de trois jours sur le renforcement des capacités techniques des multiplicateurs semenciers. Les travaux se déroulent en présence de Miste Madi Oumarou, coordonnatrice nationale du Projet d’Appui au Développement de la filière Cajou (Padf-Cajou) et de Aboubakary, délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural pour le Nord.
Dans le cadre de sa stratégie nationale de promotion et de développement de la filière anacarde, le Cameroun ambitionne d’atteindre une production de 50 000 tonnes d’ici 2025. Mais avant cette échéance, le pays entend bien être présent sur le marché international de ce produit de rente dès 2023. Pour l’atteinte de ces objectifs, il est de bon ton de renforcer les capacités techniques des multiplicateurs semenciers de cette filière pour une bonne production. Et l’atelier de Garoua, participe de cette noble vision à en croire Aboubakary, délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural pour le Nord. « Il est question de permettre à nos semenciers non seulement de bien se préparer pour la prochaine campagne agricole, mais également d’avoir des techniques appropriées pour la production des plans en pépinière à la fois à la fois de qualité mais aussi en quantité pour pouvoir couvrir nos besoins pour les années avenirs », indique-t-il.
Organisé par le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) à travers le Padf-Cajou, soutenu par l’Union européenne, il s’agit de permettre aux participants notamment les responsables de Gic, d’avoir la maîtrise du cadre règlementaire et de la politique publique sur la production de l’anacarde au Cameroun. « Au Cameroun, il y a la loi semencière, ce ne sont pas tous les producteurs qui la maîtrise. L’Union européenne a bien voulu nous accompagner dans cette formation », soutient Miste Madi Oumarou, coordonnatrice nationale du Padf-Cajou.
Les exposés mettent entre autres en exergue des sujets liés à l’anatomie de l’anacarde, aux critères d’une semence de bonne qualité, aux mécanismes de suivi d’une pépinière, la politique nationale des semences végétales, le Plan national de développement des semences agricoles et la Stratégie nationale de développement des chaînes de valeur.
Innocent D H