Démonstration faite ce weekend à l’occasion de la tenue de leur Assemblée générale à Kobossi dans l’arrondissement de Baschéo.
La fierté d’être djagni a été exprimée lors de la rencontre annuelle à savoir l’assemblée générale qui a regroupé les fils et filles de ce peuple. Moment propice pour eux de réfléchir sur l’amélioration de leurs conditions de vie. L’assemblée générale est donc arrivée à point nommé pour permettre revisiter les actions menées par la communauté au cours de l’année 2018. C’est ainsi que tous les domaines d’activités vont être passés en revue.
« Nous avons commencé par appuyer les enseignants vacataires en payant les salaires. On a essayé d’intervenir en ce qui concerne les dotations en tables bancs, d’autres équipements dans les salles de classe en mobiliers et une centaine d’actes de naissance, ainsi que des denrées alimentaires », a souligné Yerima Saïdou, Président du Codedja. Des actions appuyées par les efforts des pouvoirs publics qui militent au quotidien dans la recherche des solutions pour la lutte contre la pauvreté et partant participer à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est du moins ce que pense Alassane Kada, cadre contractuel à la Sous-préfecture de Baschéo : « nous les encourageons beaucoup plus puisque que la politique actuelle veut que la communauté se réunisse en groupe. Le Gouvernement ne ménage aucun effort pour soutenir ce peuple. Il fait des efforts pour aider le peuple djagni ».
L’Assemblée générale qui en est à sa septième édition a été rehaussée par le présence des lamibés venus de Maïha et Tongo au Nigéria, de Mayo Tchévi dans l’Extrême-Nord Cameroun et Mayo-oulo.
Une collecte de fond a été instituée à la fin de l’assemblée et a donné 3 millions 200 mille franc CFA. Une somme qui devra être mis à contribution pour soutenir les travaux visant à promouvoir le développement de Kobossi. Le rendez a été pris en 2020 pour l’évaluation du chemin parcouru en 2019. L'événement a permis de mettre à l’étalage de la richesse diversité culturelle du peuple djagni et de communier avec les frères venus du Nigéria voisin. Le Cameroun et le Nigérian ayant en partage l’histoire, la culture et même la géographie. Les deux pays sont tenus de profiter de ces éléments communs pour asseoir leur notoriété et justifier leur rapprochement.
Innocent D.H